DzActiviste.info Publié le dim 16 Déc 2012

l’exploitation du gaz de schiste inévitable selon Aït Laoussine !!

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L’argument de l’augmentation de la consommation énergétique intérieure ne cesse d’être avancé comme un argument massue. Pourtant, le premier élément d’une expertise digne de ce nom est d’interroger cette « explosion » de la consommation intérieure ?  Qu’est-elle, d’où vient-elle ? Quel doit être son traitement ?…

Mohand

Algérie – Le recours à l’exploitation du gaz de schiste est inévitable, selon Aït Laoussine

Nordine Aït Laoussine

Le recours à l’exploitation du gaz de schiste est un passage obligé pour l’Algérie pour continuer à assurer le niveau de la consommation nationale qui ne cesse d’augmenter, explique l’ancien ministre de l’Energie, Nordine Aït Laoussine. Pour le président de la société de consulting Nalcosa SA, l’Algérie n’a pas d’autre choix de développer les gaz non-conventionnels ou réduire ses exportations.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soir d’Algérie, paru le 13 décembre 2012, l’ancien ministre de l’Energie est longuement revenu sur la question de l’exploitation des ressources nationales en gaz de schistes, considérant qu’il s’agit là d’un passage obligé compte tenu de l’évolution du marché énergétique mondial et de la forte dépendance de l’Algérie des revenus des exportations des hydrocarbures. « Hassi R’mel est en train d’étouffer : les découvertes prennent du temps, et notre consommation interne est en train de grimper. Au vu de nos réserves largement entamées, il n’y aura donc pas suffisamment de gaz pour remplir les tuyaux ou alimenter les usines de liquéfaction » (pour l’exportation, NDLR), a déclaré Nordine Aït Laoussine. L’ancien ministre de l’Energie juge nécessaire d’« aller chercher du gaz conventionnel », en attirant des « investisseurs étrangers », mais aller également vers « la production des gaz de schiste ». « Nous n’avons plus le choix. Si on ne le fait pas, il y aura, à terme, des conséquences désastreuses sur nos équilibres financiers », a-t-il déclaré.

Sur les risques écologiques de l’exploitation du gaz de schiste, M. Laoussine estime que tout « processus de développement d’une source d’énergie entraîne des conséquences néfastes pour l’environnement, quelles que soient ses formes ». Mais, selon lui, « l’industrie a atteint un tel niveau de développement qu’elle est capable aujourd’hui de gérer des accidents éventuels inhérents à l’exploitation des hydrocarbures ». Pour le président de Nalcosa, « le grand problème, qui se pose pour l’heure, est le coût des gaz de schiste produits chez nous » contrairement aux Etats-Unis. Même si beaucoup de pays songent aux gaz de schiste, comme l’Argentine et la Chine « qui regardent ça de très près », Aït Laoussine précise que « la technologie des gaz de schiste est aujourd’hui essentiellement américaine » et qu’« il n’y a pas d’autres technologies développées ailleurs dans le monde ». « Je pense que l’Algérie s’y prépare, mais toute la question est de savoir si elle est bien consciente que ces changements vont se réaliser. Il y a quelques années, lorsque l’on parlait de révolution du gaz de schiste et que l’on voyait venir les premières données sur les quantités considérables de gaz produites aux USA, les exportateurs de gaz, pour qui cette nouvelle donne n’était pas la bienvenue, en l’occurrence la Russie, l’Algérie, le Qatar, déclaraient alors « que c’était de l’intox, que cela n’arriverait jamais ! » », conclue Nordine Aït Laoussine.

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