DzActiviste.info Publié le sam 22 Sep 2012

L’Heure est venue !

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Ne voyons-nous pas que l’histoire est en gestation ? Quelle est dans une phase décisive ? Qu’elle va accoucher d’une ère nouvelle ?
N’entendons-nous pas les pulsations profondes, qui annoncent le bouleversement tant espéré ?
Partout dans le monde, des évènements de grande ampleur foncent en autant de clameurs sanglates, en coups de boutoir contre la noire forteresse, contre les murs que la Pax Americana a érigé autour de nos vies.  
Des évènements dramatiques surviennent, dans les chasse-gardées les plus féroces, des révolutions d’opprimés, qui se paient en dizaines de milliers de morts,  surgies de nos colères les plus rentrées, qui n’ont pas été programmées, pour une fois, mais que l’Empire a vite récupérées, qu’il tente de canaliser, de tempérer, de mettre à profit, de mettre sous contrôle.  
Mais la confusion n’est pas que dans le camp de l’Empire.
Certains parmi nos militants, qui s’opposent à lui, qui le combattent, et qui tentent de lui résister, se sont laissés happer par les évènements. Ils ont adopté, souvent de façon primaire, comme on réagit à une brulure, une attitude qu’ils croient la seule légitime en la circonstance, en se faisant les champions, et les défenseurs inconditionnels, des despotes que leurs peuples défient, et que le maître a sacrifié aux circonstances, ceux là mêmes qu’il a toujours soutenus, sur lesquels reposaient ses tactiques et sa stratégie. Ils étaient ses gardes-chiourmes. Il a décidé de les sacrifier. Ils sont devenus trop compromettants pour lui. Et ils comptent si peu. Surtout depuis que des embusqués de ces mêmes révolutions ont rattrapé la mise, et qu’ils se proposent de remplacer des dictatures rasées de près par d’autres plus velues.
Nul ne peut douter de l’honnêteté de ceux qui ont levé le bouclier, face aux révolutions des leurs. Jusqu4à leur dénier le droit de vouloir se libérer. Ce ne sont pas des réactionnaires. Non ! Loin s’en faut ! Ce sont de véritables progressistes, dont nous ne pouvons douter ni de l’engagement, ni de la sincérité. Ils se sont crus obligés, par une sorte de reflexe inconditionné, de soutenir des régimes atroces, juste parce que les anciens maîtres  de ces derniers ont considéré qu’il n’était plus rentable de les soutenir. Ainsi, des Benali, Kadhafi, Moubarak, Assad, ont-ils été affublés, pour la circonstance, du costume de résistants à l’impérialisme mondial. Recrutés au pied levé, pour la bonne cause, à défaut de mieux. A la guerre comme à la guerre !
Mais ce n’est là qu’un aspect négligeable, s’il n’était tragique, de la formidable lame de fond qui se lève.
Nous assistons, même si nous ne le savons pas encore, à la mort d’un système qui agonise. Ce système vieux de milliers d’années, fondé sur les instincts les plus sordides de l’humain, qui s’est construit, qui s’est fortifié, et qui a pris possession de l’Homme, jusqu’à en faire ce qu’il est aujourd’hui.  Un prédateur intégral, pour les siens, pour sa descendance, pour son habitat, et même pour lui-même.
Un prédateur qui évolue dans un système social qui ne craint plus de sublimer ce qu’il y a de plus détestable, de plus exécrable en l’Homme. Qui est conditionné pour avoir des besoins dont il n’a aucun besoin, des pulsions qui le tuent, des représentations qui le fourvoient dans le cauchemar permanent, de sa naissance à sa mort.
Des hommes ont pu, à une certaine phase de l’histoire, combattre cette monstruosité. Ils ont résisté, combattu, et réussi à suggérer la seule vraie voie digne pour l’humanité, de vivre ensemble, en symbiose, pour que l’homme ne puisse plus exploiter l’homme, l’opprimer, en faire un animal utile pour une minorité. Ce fut le socialisme.
Mais le penchant le plus vil de l’homme a été le plus fort. Jusqu’à dénaturer une révolution qui aurait pu engendrer l’avènement d’un âge d’or pour l’humanité entière.
Le socialisme fut corrompu, au nom de ses idéaux les plus nobles.
Des hommes qui ont pris la direction de la révolution mondiale se sont vite transformés en apparatchiks despotiques, aveuglés pas l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes, décidés à saigner des peuples entiers, plutôt que de se faire disputer un pouvoir personnel qui en avait fait des souverains aux pouvoirs illimités.  Ils ont fait feu de tout bois, et ont mis au service de leur mégalomanie tous les pouvoirs, et tous les moyens que les peuples avaient recouvré. Ils ont été les pires ennemis du socialisme, puisqu’ils ont en fait un système d’oppression, de dictature, et de terreur.
Ils ont aidé les ennemis du socialisme à faire admettre que le socialisme était l’ennemi de la liberté et de la justice.
L’humanité à oublié que tous les progrès sociaux, toutes les avancées de l’Homme sur l’oppression, tous les droits qui avaient été arrachés au Capital, les salaires réglementés, les congés, la durée légale de travail, l’interdiction de faire travailler les enfants, le repos hebdomadaire et les congés, la sécurité sociale, la retraite, et tant et tant de droits, avaient été arrachés de haute lutte par les mouvements socialistes, et non pas concédés, par une quelconque générosité du « monde libre ».
Le Capital a réussi à faire croire que c’était lui qui avait permis ces avancées, puisque c’est dans le « monde libre » que ces droits avaient cours. Et le Capital poussa la tromperie jusqu’à faire croire aux populations occidentales qu’elles n’avaient pas à se plaindre, puisque comparées aux populations du « sud » elles étaient ô combien privilégiées. Il oublia juste de leur préciser que le développement des sociétés occidentales n’était possible que parce que leur prospérité relative était le résultat de l’exploitation à outrance de ces sociétés du « sud », et de leurs ressources naturelles.
Le Capital a ainsi réussi son plus bel exploit : Dresser les populations de la planète les unes contre les autres. Dans un schéma qu’il n’est même pas utile de décrire.
Aujourd’hui, malgré les très nombreuses, et très complexes méthodes du Capital, son système est arrivé en fin de ressource. Il est moribond. Il suffirait que les peuples du monde se dressent contre lui, pour qu’il se dissipe. Comme s’il n’avait jamais existé.
Le socialisme est de retour.
L’heure est venue pour lui, de redevenir la Voie !
Les erreurs qui ont retardé son avènement ne doivent plus être reproduites !
La liberté de pensée, d’expression et de conviction doit être consacrée. La religion doit avoir sa place dans la société, à la seule condition de ne pas être un sujet tabou. Quiconque doit avoir le droit de croire ou de ne pas croire. Quiconque a le droit de prêcher, et quiconque doit avoir le droit d’exprimer le contraire de ce qu’affirment les prêcheurs.
La démocratie ne doit plus être le modèle trompeur qu’elle est aujourd’hui. Les sociétés ont le droit de se faire librement représenter, sans que le Capital ou de quelconques autres forces puissent interférer dans le choix des électeurs, d’une façon ou d’une autre. Des systèmes d’élections, réellement démocratiques, et qui empêchent les forces d’argent de capter la volonté populaire devront être mis en place.
Des mesures urgentes, de préservation du capital naturel seront adoptées, de façon à ne plus permettre à une minorité de gaspiller les ressources naturelles de la planète. Ainsi, les moyens de transport seront collectivisés, pour mettre fin à la dilapidation des ressources fossiles de notre planète. Nul ne pourra user de moyens financiers pour s’arroger une suprématie sur ses semblables. Nul n’usera des pouvoirs que lui confèrera la société, pour son usage personnel, pour opprimer les autres, ou pour imposer sa volonté propre.
Nul ne sera supérieur à l’autre, que par sa capacité à être d’une plus grande utilité  à la communauté.
Les arts et les sciences seront portés au pinacle des valeurs, ainsi que toutes les vertus qui servent la multitude.
L’humanité, dans son entièreté, n’a plus d’autre choix que de se prendre en charge, d’évacuer, par tous les moyens, les forces parasites qui la pillent, qui gaspillent ses ressources vitales, et qui dressent les populations les unes contre les autres.
Le système financier mondial qui mène l’humanité à sa perte est sur le point de mourir.
Faisons en sorte d’en accélérer le processus !
Il nous a lui-même grandement aidé en mettant en place Internet. Il croyait s’en servir pour nous dominer davantage. Ce sera un effet pervers décisif contre lui, puisque c’est grâce à cette technologie que nous pourrons l’achever. Il n’est plus en mesure de déconnecter la machine, puisque tous ses systèmes vitaux y sont branchés. Ses armées, son énergie, ses transports, ses banques, ses communications, et tout ce qui le fait tourner. Il est pris à son propre piège.
Organisons-nous !
Unissons-nous !
Le système qui nous gouverne est en fin de vie.
Nous devons saisir cette opportunité historique.
Le socialisme est la seule vraie alternative, qui permette à l’Homme de recouvrer sa dignité, et de préparer un âge d’or, pour les générations futures.
Vive le socialisme !
Que vienne l’heure de la délivrance et de la dignité !
DB


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