DzActiviste.info Publié le sam 29 Juin 2013

L’homme occidental se libère doucement de la propagande qui conditionne son jugement

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J’ai toujours été sidéré par les capacités de certains occidentaux, de plus en plus nombreux fort heureusement, à se libérer des camisoles intellectuelles qui enserrent leur sens du jugement. Parvenir à se délester de représentations qui leur ont été littéralement inséminées, depuis leur plus tendre enfance, par tout un arsenal de moyens, aussi subliminaux qu’ils sont efficients, n’est pas rien. C’est même un exploit, si l’on considère ce qu’il a fallu de conscience, et de volonté de briser le formidable carcan.
L’image des Arabes, et donc celle des Palestiniens, telle qu’elle a été distillée, film après film, scène après scène, par le cinéma américain, des décennies durant, a été durablement, et très profondément fixé dans les mentalités. Tous ces films que nous avons tous vus, depuis que nous étions enfants, où l’arabe est toujours représenté sous son jour le plus inquiétant, le plus veule. Chafouin, le regard torve, le nez busqué, une petite barbiche pointue, capable de toutes les traîtrises et de toutes les lâchetés. Cela a été quasi-systématique, et d’une opiniâtreté qui a défié les ans. Les lobbies sionistes, dont personne n’ignore qu’ils contrôlent totalement Hollywood, entre autres labos de conditionnement des masses, ont commencé très tôt à formater les opinions, à les préparer. Le reste des moyens de cet arsenal, bien plus lourd, et bien plus efficace que toute l’armée israélienne, est venu s’additionner, pour fignoler le travail sur les masses hébétées.
Ainsi, par exemple, lorsque des images nous parviennent, d’Israéliens qui déplorent la mort de l’un d’entre eux, nous les découvrons dignes et fiers, accablés par la douleur, mais pudiques et pondérés. Lorsque ce sont des Palestiniens que nous voyons, dans de mêmes tragiques circonstances, ce ne sont plus que vociférations, tirs de kalachnikov, hurlements convulsifs, appels tonitruants à la vengeance.
Pourtant, dans la réalité, l’une et l’autre attitude se retrouvent autant chez les Palestiniens que chez les israéliens. Mais les images de deuil qui vous sont transmises ne vous montreront jamais une famille juive hystérique, ni une famille palestinienne réservée. L’angle même du traitement de ces informations, cherche à imprégner les téléspectateurs occidentaux, pour qu’ils s’identifient, inconsciemment, à ces Israéliens qui leur sont si proches, si semblables, par l’attitude, le mode de vie, la façon d’être. En même temps qu’à éloigner d’eux ces Palestiniens si différents, si outranciers. 

Il se passe pourtant, que malgré ce formidable travail psychologique, pratiqué sur les opinions publiques de façon méthodique, et malgré l’hyper-représentativité des sionistes dans les secteurs des médias, des finances et de la politique, de plus en plus de gens parviennent à se libérer de cette toile d’araignée qui emprisonne leur jugement. C’est une bonne nouvelle pour l’humanité. Et pour le dernier peuple colonisé de l’histoire.
DB


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