DzActiviste.info Publié le mar 30 Avr 2013

L’opposition peut-elle succéder à Bouteflika ?

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boutef-bon_pourIl ne viendrait à l’esprit de personne de souhaiter la mort de quelqu’un, fut-il un adversaire acharné. Bouteflika est peut être un bon bipède, peut être non. Dans tous les cas, nous lui souhaitons un prompt rétablissement et un rapide retour parmi les siens, au sein de sa famille. Cela étant clarifié, nous abordons le sujet qui nous préoccupe.

Après une nouvelle récidive, le président A Bouteflika, 76 ans, à la tête de l’Etat depuis 1999, est hospitalisé depuis samedi dernier au Val-de-Grâce, pour y subir des examens complémentaires, officiellement après un accident ischémique transitoire sans séquelles. Selon ses médecins, il s’agirait d’un petit accident vasculaire cérébral. Même si son état de santé n’est pas inquiétant, comme l’affirme son entourage, un quatrième mandat de Bouteflika reste peu probable. De même, ses capacités à poursuivre son mandat paraissent à tout le moins incertaines. Dans ce cas, l’application de l’article 88 de la constitution est de mise. « Lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le conseil constitutionnel, se réunit de plein droit et après avoir vérifier la réalité de cet empêchement par tous les moyens appropriés, propose à l’unanimité au parlement de déclarer l’Etat d’empêchement.

Le parlement siégeant en chambres réunies déclare l’état d’empêchement du président de la République, à la majorité de 2/3 de ses membres et charge de l’intérim du chef de l’Etat pour une période maximale de quarante cinq (45) jours. Le président du conseil de la nation qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l’article 90 de la constitution ».
Donc, tout porte à croire que le peuple sera appelé à choisir le successeur de Bouteflika bien avant avril 2014. Car, ni l’armée algérienne, ni ses alliés naturels au sein de la haute finance internationale et de la grosse industrie militaire ne voudraient placer leurs intérêts entre les mains d’un homme usé par les maladies et à l’avenir incertain.

A analyser de plus prés la situation, notamment à travers les brûlots sur la corruption et les comptes rendus de la presse algérienne, le pouvoir semble s’être préparer depuis de longue date à cette situation. Tout le monde, le pouvoir et ses relais, était sur le pied de guerre depuis plusieurs mois pour faire accepter au peuple cette situation aux allures kafkaïennes. Pour la succession de Bouteflika, le régime à l’embarras du choix : de Med Liamine Zeroual à Ali Benflis en passant par Med Tahar Yala et Abdelmalek Sellal, la liste est longue.

Mais qu’en est-il de l’opposition ? L’opposition a-t-elle un candidat rassembleur pour succéder à Bouteflika ? On a beau scruter la scène politique algérienne, en vain ! Les deux hommes capables de traduire dans les faits les attentes légitimes du peuple, en l’occurrence Hocine Ait Ahmed et Taleb El Ibrahimi, n’ont presque plus les capacités pour assumer les fonctions de premier magistrat du pays. Il est certain que le peuple jaloux de sa souveraineté refusera d’être gouverné par un CNT bis. Comme il refusera également de remettre les destinées de la nation entre les mains de groupuscules extrémistes qui risquent de ré embraser à tout instant le pays. A défaut de boycotter massivement le prochain scrutin, les algériennes et les algériens dépourvus d’un candidat rassembleur, vont-ils accepter de jouer leur avenir et l’avenir des générations futures à la roulette russe ? L’enjeu vaut-il réellement la chandelle ?
Une fois de plus, et c’est déplorable de le dire, ce n’est pas le peuple qui a failli au rendez vous de l’histoire ; ce sont les élites du pays qui on t failli à leur engagement, celui d’être présent au moment ou le train de l’histoire démarre.


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  1. radjef said dit :

    Alors que le pouvoir prépare en toute sérénité la succession de Bouteflika, certains « opposants » ne trouvent rien à dire que de parler de la lutte des clans au sein de l’oligarchie algérienne. Admettons que cela est vrai, en quoi cette lutte intéresse t-elle le peuple ? En quoi cette lutte des clans est-elle un projet de société capable de mobiliser le peuple ? En quoi cette lutte des clans éclaire t-elle le peuple sur l’avenir immédiat et lointain du pays ? En quoi cette lutte des clans a-t-elle décomplexé l’histoire et balayé les tabous qui freinent et bloquent l’imaginaire collectif de la nation algérienne ? En quoi cette lutte des clans est-elle bénéfique à l’opposition et aux militants ? Est-ce que le fait de dire qu’il y a une lutte des clans au sein du sérail est-il un quitus pour s’approprier le pouvoir ? Est-ce là la nouvelle forme de militantisme de nos illustres opposants ?

  2. SAMY IRIS dit :

    Après sa déchéance de son poste de conseiller à la présidence, Saïd Bouteflika le frère du président avait pris la fuite. Comme il demeure introuvable jusqu’à présent, on ignore donc où il se trouve. Mais Khalida Toumi la danseuse du bendir et Tazmir, quant à elle, elle se serait réfugiée à Paris et ce le jour même après l’évacuation du roi chimpanzé Boutawfika vers l’hôpital Val-DE-Grâce et bien sûr pas la mosquée de 6 milliards d’euros d’Alger. Selon notre source, elle pourrait quitter la capitale française pour se rendre dans une autre ville Européenne prochainement. D’après toujours mon informateur à la présidence,la principale cause de l’attaque cérébrale du vieux chimpanzé Bouteflika serait due à l’intrusion d’une équipe du DRS dans son domicile à la recherche de son frère Saïd le macaque pour l’arrêter suite à des affaires de corruption et détournement de biens publics. Une guerre de clan s’annonce violente et meurtrière.
    Depuis l’opération de fuite entamée par les membres de l’entourage présidentiel suite à l’hospitalisation de leur grand chef et maître Chimpanzé Boutawfika, il semble qu’un clan du DRS ait pris les rênes du pouvoir et contrôle toutes les institutions à Alger.Depuis les dernières heures, au palais d’El Mouradia s’est installé un climat de crise politique.
    Plusieurs hauts responsables, ministres et membres de l’entourage de Bouteflika sont en surveillance de jour comme de nuit par les services du DRS. Depuis la fuite de Khalida,la ministre du bendir et tazmir les ports et les aéroports algériens sont sous la direction directe de la DRS. Malgré les moyens mis en place par les services de sécurité, l’ancien ministre des hydrocarbures a réussi à s’échapper du pays.
    Signalons enfin qu’Omar Ghoul ou Aomar Labghal, le ministre des travaux publics a été interrogé avant-hier par les services de sécurité et il est en résidence surveillée.

  3. radjef said dit :

    Bjr tout le monde. Samy, bjr. Ce n’est pas la famille Bouteflika qui est responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Les origines de notre malheur sont le système et non au sein d’une seule famille qui a été ramenée par l’armée dans un char. Bien entendu, avec le dossier de corruption, la presse pour permettre à l’armée de trouver en toute tranquillité le successeur de Bouteflika, a manipulé beaucoup de monde. Comme on dit, lorsqu’on veut se débarrasser de son chien, on l’accuse de rage. Bouteflika n’est pas pire que ceux qui l’ont ramené et sponsorisé. C’est beaucoup plus un e victime qu’un coupable!

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