DzActiviste.info Publié le lun 22 Juil 2013

Lorsque le DRS perd la bataille de la communication.

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Par Said radjef

Cyberwar-Grenade-clavier-communicationLe limogeage du colonel Fawzi, premier propagandiste du centre de la communication et de diffusion, relevant du DRS, peut-il sauver la face à une presse ayant sombré complètement dans les profondeurs de la schizophrénie, ne pouvant plus transcrire les réalités du pays ? Une presse qui n’arrive plus a faire avaler la pilule « du terrorisme » au peuple et a cacher les remous qui secouent l’armée a travers la lutte des clans pour la conquête du pouvoir ?

Par sa pensée unique et son racolage dans les milieux de la pègre et du trabendo sans la moindre relation avec l’art, la culture et la communication, le DRS a définitivement déconnecté les médias algériens de leur public. Il existe une pléiade de journaux qui dans l’apparence donne l’impression de la diversité mais dans laquelle la sensibilité effective du peuple et les attentes légitimes de l’Algérie ne sont guère reproduits.

Les algériennes et les algériens n’ont plus confiance dans leur presse. Outre que seul un citoyen sur six se donne la peine d’acheter un quotidien, huit algériens sur dix estiment que les événements ne se déroulent pas comme les retranscrit la presse nationale. Machinalement, sans se rendre compte, les medias algériens reproduisent les réflexes du régime en considérant le lecteur comme un prévenu, une menace qu’il faut neutraliser et non un citoyen à qui on doit l’information. Par les règles imposées à la corporation et auxquelles s’accrochent fièrement les éditeurs, le journaliste algérien est devenu malgré lui la police de la pensée. En lisant la presse, on a l’impression qu’on est ailleurs et non en Algérie, tant aucun des conflits auxquels est confrontée quotidiennement la population n’est retranscris. Le mensonge, la manipulation et la complaisance sont devenus le pain béni des medias algériens.

Le fiasco du DRS ne se limite pas à seul seuil. Par des lois scélérates, plusieurs journaux ont cessé d’exister et de nombreux journalistes qualifiés ont quitté la profession (le plus souvent chassés et calomniés par les gardiens du temple), alors qu’à moins d’une heure de temps d’Alger, dans un département français plus petit que Tizi ouzou, on peut compter jusqu’à 1200 journaux, entre presse locale, régionale, nationale et autres revues et magazines spécialisées. L’Algérie tout entière ne dépasse les 100 journaux, alors que la mondialisation et la numérisation ont tracé à l’insu du régime algérien des autoroutes de communication.


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Displaying 1 Comments
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  1. abou nouha dit :

    merci mon ami Radjef,j’aime beaucoup vous lire,je ne sais pas pourquoi,mais c’est surement,parcequ’on qu’on est sur la même longueur d’onde.bon courage et bonne continuation.

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