DzActiviste.info Publié le dim 10 Mar 2013

Lutte contre la corruption : Des syndicalistes et des militants des droits de l’Homme tentent de réagir

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Lutte contre la corruption : Des syndicalistes et des militants des droits de l’Homme tentent de réagir images
Face à la multiplication des révélations sur les scandales de corruption, des syndicalistes et des militants des droits de l’homme tentent de réagir. Une pétition vient d’être lancée. But : inviter les autorités à accepter que des citoyens se constituent en tant que partie civile contre les auteurs incriminés dans les affaires de corruption. Mise en ligne hier, samedi 9 mars, cette pétition, première action du genre, a déjà recueilli plus d’une centaine de signatures, parmi lesquelles figurent des syndicalistes autonomes et des responsables de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH).
« Il est de notre devoir de citoyens de réagir pour un sursaut national afin de sauver la nation, même si la règlementation algérienne, pour défendre les prédateurs, ne permet pas au simple citoyen de se constituer partie civile. Nous devons par l’intermédiaire de cette pétition exiger que justice soit rendue et qu’elle punisse les responsables, commanditaires et profiteurs quel que soit leur statut ou rang », écrivent les initiateurs de cette pétition.
Ces derniers estiment que la réaction citoyenne s’impose pour obliger les pouvoirs publics à aller au bout dans la lutte contre ce fléau. « Nous décidons que c’est à nous citoyens de réagir et obliger les pouvoirs publics à incriminer les véritables auteurs de la corruption, conformément à la loi du 20 février 2006 pour la prévention et la lutte contre la corruption issue de la CNUCC (Convention des Nations unies contre la corruption) », précisent-ils.
Citant toutes les affaires dans lesquels figurent les noms des ministres en exercice, d’anciens ministres et d’anciens hauts responsables de l’Etat, ils se disent conscients qu’une grande partie des révélations « relève beaucoup plus de coups portés entre clans que d’une volonté politique assumée de combattre la corruption ». « Il est clair pour nous que c’est parce que les choix faits depuis longtemps par le pouvoir algérien en matière de politique économique ont mis au centre la question du profit que la prédation s’est organisée et répandue, quelquefois sous l’habit de la réglementation et le plus souvent, impunité oblige, dans l’illégalité totale », expliquent-ils.

Les initiateurs se réfèrent à la Constitution pour donner une légitimité à leur revendication. « L’article 8 de la Constitution stipule, entre autres, que ‘‘le peuple se donne des institutions ayant pour finalité la protection de l’économie nationale contre toute forme de malversation ou de détournement, d’accaparement ou de confiscation illégitime’’ », rappellent-ils. Comme ils se réfèrent aussi à l’article 21 de la même loi qui stipule que « les fonctions au service des institutions de l’Etat ne peuvent constituer une source d’enrichissement, ni un moyen de servir des intérêts privés », et l’article 66 qui stipule que « tout citoyen a le devoir de protéger la propriété publique et les intérêts de la collectivité nationale, et de respecter la propriété d’autrui », ainsi que l’article 141 qui stipule que « la justice est rendue au nom du peuple ».


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