DzActiviste.info Publié le lun 17 Mar 2014

Maitre Alphonse-Étienne Dinet dixit El Hadj Nacer-Edine Dinet (source youtube : la baie d’Alger)

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Artiste peintre et écrivain, Alphonse-Etienne Dinet est né à Paris en 1861, il s'est converti à l'Islam en 1913 en devenant Nasreddine Dinet. El Hadj Nacer-Eddine DINET par le professeur Ahmed BEN DJEDDOU (Un des premiers enseignants de l'université d'Alger) Peintre et écrivain de notoriété mondiale due à son talent d'artiste, Alphonse Etienne Dinet né à paris le 28 mars 1861.De très bonne heure, il s'adonna à la peinture. Son père, alors président de la chambre des Avoués ne s'opposa aucunement à cette inclination et même, en homme charmant qu'il fut toujours, ne manqua pas le cas échéant de la servir selon ses moyens. Elève de l'école des beaux arts, élève de Galland, de Bougereau et de Tony Robert Fleury, Etienne Dinet ne tarda pas à s'imposer par la maturité exceptionnelle de son tempérament d'artiste, par ses dispositions peu communes. Dès 1882, il exposa au salon de peinture et l'année suivante il emporta sa première distinction ; la mention honorable. Il obtient en même temps le prix julien de l'académie de peinture. En 1884, sa légende de st.julien l'hospitalier lui valut une médaille à l'exposition du palais de l'industrie, au moment même ou l'école nationale des beaux arts lui attribuait sa première médaille. Il obtient ainsi en 1889 une médaille d'argent et en 1900 une médaille d'or à l'exposition universelle. En 1901 à l'exposition internationale des beaux arts à Munich une médaille d'or. En 1905 un diplôme d'honneur à la société des Arts de Seine-et-Oise. Un scarabée de l'espèce sud-africaine fut la cause bien innocente d'une détermination qui devait donner à l'art orientaliste un de ses adoptés les plus fervents, une de ses gloires les plus chères. En 1884 le naturaliste Simon en quête d'un coléoptère d'une espèce peu commune (Anthiavénator) s'en fut dans le sud algérien avec l'espoir d'y découvrir l'insecte convoite. Son frère Lucien, artiste peintre prit part à cette expédition. Etienne Dinet les accompagna. Ce même insecte nous l'avons vu quarante ans après, conservé précieusement dans une bouteille remplie de sable, hermétiquement fermée. Ce fil vierge comme un symbole, a permis à Dinet de passer une vie de célèbre artiste et de convertir à l'islamisme. Son âme s'imprégna vite de l'atmosphère et de l'âme des lieux et des êtres. Il se fixa alors à Bousaada, cité du bonheur et fit la découverte de sliman qui sera le compagnon fidèle de sa vie durant une quarantaine d'années. Sous le charme de l'oued serpentant dans le lit de verdure, Dinet installa son chevalet et se mit à peindre un groupe de femmes juives qui lavaient leur linge comme de coutume. Mais celles-ci vexées d'être peintes, chose que reprouve leur religion, dépêchèrent des enfants auprès de leurs maris qui vinrent protester véhémentement et lever la main sur le peintre. Mais sliman qui lavait non loin de là intervint pour protéger Dinet, dès lors les deux hommes se prirent d'amitié et ne se quittèrent plus. Leur idéal fut le même, leur vie fut la même. Les mille et un détails de la vie quotidienne incombèrent à sliman qui débarrassa son activité entière à la peinture et aux lettres. Dinet passait l'été dans ce délicieux reposoir de Boussaâda, tantôt en ville, tantôt dans la petite Koubba qui bordait l'oued verdoyant. Il peignait sans relâche sous l'éclat particulier de ce soleil du sud, puis, au retour des parisiens de la montagne et de la mer. Il se rendait en automne à paris pour exposer son œuvre et passer ainsi deux ou trois mois dans son appartement situé sur le quai voltaire face au musée du Louvre. Gagné déjà à l'islamisme par une sympathie irrésistible, il le pratiquait sans son ostentations jusqu'en 1913 date à laquelle il déclara publiquement devant le muphti d'Alger et en présence de quelques notables, sa nouvelle profession de foi, d'ailleurs son testament que nous avons sous les yeux, porte la déclaration suivante : ma conversion à l'islam est due à quarante années d'observation , de méditation, d'études historiques et religieuses et de comparaisons entre les différentes religions, l'islam seul ayant réalisé le bonheur de ma vie artistique et religieuse, je tiens à ce que la cérémonie de mes obsèques soit officiellement réglée suivant les rites de l(islam qui m'a procuré la paix dans ce monde et dans l'autre. La revue « Ech-Chihab » parue le 17.11.1927 publiait à propos de Dinet l'article suivant : examinant la conversion sincère de Dinet il est facile de souligner l'heureuse répercussion que ce geste significatif ne manquerait pas d'avoir dans le monde musulman. Dinet a présenté sur l'islam un travail magnifique, entre autre sa « vie de Mohamed » et « l'orient vu de l'occident » si ces deux livres étaient assidûment lus ils auraient contribué grandement à ramener beaucoup de nos jeunes gens à la voie droite de l'islam.


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