DzActiviste.info Publié le jeu 24 Avr 2014

Majorité et minorités ethniques en Algérie ? (source LeMatin DZ)

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Majorité et minorités ethniques en Algérie ? (source LeMatin DZ)

Dans le feu de l'action pour la campagne électorale et les violences condamnables de Ghardaïa, Abdelmalek Sellal a déclaré à Illizi : «Il n'existe pas de problème de minorités en Algérie. Tous les Algériens constituent un seul peuple et croient en un destin commun».

L'ancien premier ministre a en partie raison et en partie tort. Il est nécessaire de clarifier les choses, en dehors de toute surenchère. L'Algérie présente une unité ethnique et culturelle indiscutable. Les 38 millions d'Algériennes et d'Algériens sont amazigh de sang et de culture, qu'ils soient amazighophones ou arabophones. Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas d'axe de segmentation entre "Arabes" et "Kabyles", concept longtemps véhiculé par les orientalistes coloniaux et les nationalistes arabes. Les Kabyles, les Touaregs, les Chaouias, les Mozabites, les Chenouas, les amazighophones de Tlemcen, de Chréa, de Tissemsilt, de Sougueur etc., ne sont que des spécificités linguistiques d'une même langue amazigh, éclatée par suite de l'avancement de l'arabe dialectal dans les plaines et les cités construites après la colonisation française. D'ailleurs, les algériens arabophones sont, dans leur grande majorité, bilingues arabe-amazigh. Cependant, il existe en Algérie des minorités éthniques dont on ne parle pas, par calcul politique, et pour entretenir le flou pour des desseins inavouables. La venue des populations arabes depuis le Hedjaz à partir du 11e siècle a modifié partiellement l'homogénéité ethnique des autochtones, mais ces populations arabes se sont dispersées au cours des siècles et progressivement dissoutes dans le monde amazigh. Il existe cependant des groupes ethniques qui sont restés à la marge des grands mouvements. C'est le cas notamment des tribus issues des Banou Hilal et des Banou Souleyman, dont la tribu Chaâmbas établie à Metlili. La grande majorité de ces tribus arabes sont installées sur les hauts Plateaux (Djelfa, Ain Bessam, Messaâd, etc.). Ces populations, qui ne représentent pas plus d'un million, sont algériennes et personne ne leur conteste aujourd'hui leur algérianité. Si les citoyens algériens sont aujourd'hui maintenus dans l'ignorance par l'État National, dans sa politique suicidaire «arabo-islamique», plusieurs États «qui veulent du bien» pour l'Algérie ne se refusent aucun moyen pour la déstabilisation de notre pays. Les ingérences multiformes de l'Arabie Saoudite, du Koweït, du Qatar… tentent de s'appuier sur « leurs frères de sang » pour diffuser le wahabisme et le salafisme afin de déstabiliser notre pays. Sous couvert de chasse à l'outarde, à la gazelle et aux autres espèces protégées sur les hauts plateaux, ces populations arabes sont officiellement utilisées comme pisteurs pour satisfaire les plaisirs des princes. Mais, des observateurs avertis notent la convergence d'actions et de comportements qui présagent le pire pour notre pays : • La récurrence et l'amplification des agressions des populations mozabites à Ghardaïa par les Chaâmbas, • L'inaction et parfois la complicité des services de sécurité (gendarmerie et police nationale) chargés normalement de la sécurité de tous les citoyens, • Le secret entourant les cargaisons des gros avions Qatari et Koweitiens qui atterrissent sur les aéroports du sud. L'exemple de Benghazi (livraisons d'armes aux séparatistes de l'est libyen par le Qatar) devrait alerter les autorités algériennes. Il y a plusieurs années, Boumediène avait fabriqué "une république arabe sahraoui" avec la population amazigh Regueiba, qui est devenue aujourd'hui un obstacle sérieux pour réaliser l'unité des peuples d'Afrique du Nord. L'État algérien envisage-t-il la création demain d'un Khalifat arabe dans la zone "Hassi R'mel, Hassi Messaoud (Ghardaïa) afin de transférer les richesses du pays vers le Golfe ? Les Algériens laisseront-ils faire ce forfait ? Merci à Monsieur Sellal et aux stratèges du pouvoir d'apporter un démenti à notre inquiétude.


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