DzActiviste.info Publié le lun 27 Mai 2013

Manifestation des travailleurs du site gazier de Tiguentourine. Ils demandent leur intégration à Sonatrach

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Les travailleurs algériens du tristement célèbre site gazier de Tiguentourine, à In Amenas, poursuivent leur mouvement de protestation.

El Watan 27/05/2013

teguentourineIls ont observé, hier, un sit-in devant le siège de la direction générale de Sonatrach. Ces dizaines d’hommes et de femmes sont ceux qui ont eu à «gérer» la situation lors de la prise d’otages de Tiguentourine, à mettre les machines à l’arrêt et éviter l’explosion, à protéger les cadres étrangers et à prendre en charge le fonctionnement de l’unité lors du départ des expatriés. «Nous sommes plus d’une cinquantaine à être là depuis le petit matin. En parallèle, nos collègues des autres brigades organisent des actions, sit-in et autres boycotts sur le site même de Tiguentourine», affirme Djamel Belaïdi, l’un des délégués du groupe et ingénieur en télécoms au sein du site gazier.

Ces travailleurs n’ont qu’une principale revendication : leur intégration à part entière à Sonatrach. Le site de Tiguentourine est l’une des 18 joint-ventures créées par Sonatrach avec des entreprises étrangères – le norvégien Statoil et le britannique BP pour ce site gazier d’In Amenas.
En mai 2011, il a été décidé par la direction d’intégrer en son sein le personnel local de la sous-traitance, celui-là même qui assiste les expatriés de ces multinationales. Cette directive ordonne la cessation de ce type de sous-traitance, la jugeant «illégale» à compter de fin juin 2011. Si l’opération d’intégration s’est déroulée avec «succès» au sein de 17 de ces 18 associations, elle n’a touché que 20% du personnel de Tiguentourine, soit 87 sur un total de 296 travailleurs.

Les «lésés» ont entamé leurs actions en juin 2012, en organisant des marches et des grèves illimitées. Au bout de trois mois de débrayage, le manque à gagner pour l’entreprise a été de quelque 119 millions de dollars. «Après des négociations, il a été convenu une suspension de la grève. Nous leur avons accordé quatre mois afin de régulariser nos situations», relate M. Belaïdi. Entre-temps, un événement aussi tragique qu’inattendu survient : la prise d’otages dans ce site gazier par un groupe terroriste. «C’est vrai qu’avant cette prise d’otages, personne n’entendait parler de nous. Mais peut-être que sans cela, ils auraient réglé la situation sans pouvoir temporiser», jugent-ils.

«Aujourd’hui, nous attendons que le PDG tienne sa promesse de nous recevoir afin de mettre les choses au point. D’autant plus que le contrat qui nous lie prend fin en juin prochain. Nous craignons que la direction ne cherche qu’à gagner du temps jusqu’à l’arrivée de cette date», expliquent les grévistes. «Nous savons que si notre intégration est refusée, la raison en est le parachutage dont ont bénéficié des personnes aux postes qui nous étaient ouverts. Et nous en avons les preuves», accusent-ils. «Si cela devrait arriver, nous n’hésiterons pas à nous en référer à la justice», préviennent-ils.

Ghania Lassal


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