DzActiviste.info Publié le mar 20 Mai 2014

Marché du courrier international Des opérateurs jettent l’éponge

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Certains opérateurs seraient sur le point de quitter l’Algérie l D’autres ont déjà mis la clé sous le paillasson sous l’effet de la redevance annuelle, jugée trop pesante.

L’opérateur américain du courrier express, FedEx, serait en négociation avec un autre partenaire algérien en vue d’asseoir une nouvelle stratégie commerciale en Algérie. Il semblerait que son partenaire actuel, Falcon Express, ne donne pas satisfaction face à une rude concurrence menée essentiellement par le géant mondial DHL qui s’empare de 70% des parts du marché algérien du courrier international. Les résultats des autres opérateurs, qui se partagent ce marché, sont médiocres.

Certains d’entre eux seraient déjà sur le point de quitter l’Algérie. D’autres, à l’image de Chronopost, ont déjà mis la clé sous le paillasson sous l’effet de la redevance annuelle, jugée trop pesante, qu’exige la licence délivrée par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) aux fins d’exercer le métier d’opérateur de courrier international, laquelle redevance est estimée à 20 millions de dinars chaque année.

Excepté DHL, seul à pouvoir s’acquitter annuellement de cette taxe, les autres opérateurs ont tous des arriérés de dettes de plus de deux années, liées essentiellement à l’imposition. La situation de la trésorerie de chacun et le contexte du marché justifient l’impuissance des professionnels du métier à soutenir le coût annuel qu’exige la licence. Résultats des courses : plusieurs opérateurs seraient en difficulté financière, dont UPS, Aramex qui seraient carrément sur le point de quitter l’Algérie, ainsi que TNT dont les ambitions seraient très contrariées par le cadrage juridique et fiscal de l’activité en Algérie.

Seuls trois opérateurs ont échappé, semble-t-il, à la règle des mauvais résultats : DHL, qui est leader du marché, FedEx, qui affiche des résultats financiers plus au moins corrects, ainsi que EMS, filiale d’Algérie Poste, mais investie essentiellement sur le marché domestique du courrier express. Très inquiets, les opérateurs du courrier international implantés en Algérie ont dû réviser à la baisse leurs ambitions. Trois d’entre eux sont assis entre deux chaises.

Après le départ de Chronopost, deux autres professionnels du courrier international ont les deux pieds dans le béton. Pour FedEx, il y a loin de la coupe aux lèvres. L’américain tente de s’adapter à cette situation en misant sur un nouveau cheval. Selon certaines informations que nous avons pu obtenir auprès d’une source proche de l’ARPT, FedEx serait en voie de changer de partenaire avant la fin de l’année 2014. Son nouveau représentant algérien serait déjà sélectionné et opérationnel. Il serait très actif dans le domaine du transport et de la logistique. Officiellement, l’ARPT n’a pas souhaité confirmer nos informations. Les responsables du gendarme régulateur, contactés par téléphone, étaient aux abonnés absents. Les dirigeants de FedEx pour la région MENA se refusaient à tout commentaire, estimant qu’il n’était pas encore opportun de livrer une quelconque information à ce sujet.

Quoi qu’il en soit, la polémique rebondit de plus belle à propos de la redevance de 20 millions de dinars, lesquels, pour le moins, désarment le plus coriace des opérateurs. Une proposition de loi a été envisagée pour être soumise à examen à l’Assemblée, visant à supprimer cette imposition et la remplacer par une contribution relative au chiffre d’affaires. Cette nouvelle configuration fiscale serait plus juste mais le projet est tombé à l’eau pour des raisons jusqu’ici inconnues.


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