DzActiviste.info Publié le sam 9 Mar 2013

Mépris du pouvoir central à l’égard des populations du Sud. Regard dans le rétroviseur de l’Histoire

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Algérien2Lyes Laribi

Face au mépris répétitif émis par le pouvoir central à l’égard des populations du sud (et surtout ceux de la wilaya de Laghouat), j’ai essayé de jeter un regard dans le rétroviseur de l’histoire pour comprendre le pourquoi ?

En 1834, au moment ou il concluait un pacte de paix avec le général DESMICHELS, le père fondateur de l’état algérien moderne (suivant la version des usurpateurs de l’histoire) met le cap sur la ville de MEDEA ou des tribus du sud algériens (composé d’une majorité des habitants de Laghouat) qui se sont alliées à certaines tribus du nord (dont une majorité de Blidéens) ont décidé de faire de MEDEA une base arrière pour combattre les français et un certain Hadj Moussa Laghouati est désigné comme émir. Il appartenait à la confrérie (tarîqa) de Mohamed El Darquaoui. Abdelkader, qui se considérait comme étant le seul émir des arabes et que la seule confrérie (tarîqa) qui doit être suivi par le peuple est la quadiria, décida d’envahir MEDEA pour couper court à Hadj Moussa Laghouati. Une guerre éclata entre les deux armées aux portes de MEDEA et hadj moussa fut vaincu. Il  perdait plus de 280 soldats et sa garde rapproché fut capturé (Bouchareb et Benzemou). Vaincu, hadj moussa décida de retourner à Laghouat mais l’armée de Abdelkader l’a poursuivi. Il décida alors de se réfugier à Messaad (près de Boussaâda) mais le général Ladmiral l’a pourchassé en lui détruisant sa maison. Il trouva refuge chez les mozabites à Berriane. En 1849, il participe aux coté de cheikh Bouziane à la révolte des ZAATCHAS. Son vœu de mourir en martyr fut exaucé. Il tombe aux champs d’honneur les armes à la main aux coté de cheikh Bouziane. Toute la tribu des ZAATCHAS a été massacré par l’armée française, enfant, femme et vieillards y compris. A ce moment de l’histoire, l’émir Abdelkader adressait un courrier aux révolutionnaires français leur demandant de lui fournir des valets. Hadj moussa n’était pas algérien, il est né en Egypte en 1796. Orphelin, il a grandi aux coté de son grand père qui était soldat dans l’armée de Mohamed El Arnaouti El Albani. Dés son jeune âge, il a commencé à voyager. Durant son séjour à Tripoli, il devient adepte de la confrérie du cheikh Mohamed El Madani Edarquaoui. Après avoir reçu l’enseignement de cette méthode (Tarîqa), son maitre lui confia la tache de la propager dans tout le Maghreb.

En 1837, au moment ou il a conclu les accords de Tafna, Abdelkader met le cap sur Ain Madhi ou cheikh Ahmed Tidjani préparait une armée pour combattre les français. Avec ces dizaines de canon, il assiégeait Ain Madhi durant une année. Devant la famine qui commençait à décimer la population, cheikh Ahmed se résigna et accepta les conditions d’humiliation imposer par Abdelkader. Cheikh Ahmed fut exilé avec sa famille. Quelques années plus tard, le même sort a été réservé à Abdel par les français.


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