DzActiviste.info Publié le mer 22 Jan 2014

M’hennisme et arabo-islamisme, deux faces d’une même médaille.

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M’hennisme et arabo-islamisme, deux faces d’une même médaille.

Par les temps qui courent, les provocations fusent de partout. Elles s’alimentent mutuellement. Les appels au meurtre à peine voilés lancés hier, 20 janvier 2014, par une officine médiatique du régime, ont toutes les chances de trouver dans certaines gesticulations leur meilleur outil de concrétisation. On ne cessera jamais de vérifier la véracité de l’adage qui dit qu'il vaille mieux être seul que mal accompagné.

Les provocations élaborées par le système pour mettre aux prises deux populations singulières dans la vallée du M’zab reçoivent un appui prévisible, mais toutefois irresponsable. Le chef de file du M’hennistes confirme sa dérive sectaire et aventureuse que j’ai déjà eu à dénoncer.

Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, ce chef de file demande "l’envoi de Casques bleus dans le M’zabe". Il fait ainsi « cadeau » empoisonné aux populations qu’il prétend soutenir, mais vient généreusement à la rescousse des provocations criminelles du pouvoir qu'il dit combattre. Il est à espérer que les militants démocrates, républicains, algérianistes et autonomistes saisissent le danger de cette pseudo-initiative et prennent leurs responsabilités.

Cette missive, émaillée d’une phraséologie prétendument juridique, d'un verbiage sans consistance ni fondements, ne peut avoir aucune suite. Elle est profondément marquée par l'usage inapproprié de notions importantes du droit international. Par quelle logique un État qui administre souverainement, depuis le 3 juillet 1962, des populations sur le plus grand territoire africain devient-il soudain un état « formellement » indépendant ? Ce n'est pas tant l'État algérien qui est nié ici, mais c’est bien la reconnaissance dont il bénéficie de la part d'autres états souverains qui l’est.

Toujours dans le même sens ; par quel formalisme une association d’individus qui a tout le mal du monde ne serait-est-ce qu’à stabiliser sa composante ou à affirmer son autorité sur le plus petit village du territoire qu’elle dit être le sien devient-elle un acteur étatique relevant du droit international ? N’allons pas jusqu’à revenir sur la décisive question de la reconnaissance sans laquelle toute prétention étatique est nulle.

Pourquoi souligner ces aspects du tract M’henniste ? Tout simplement parce que cette lettre ne peut prétendre à rien au niveau onusien. Son auteur le sait pertinemment. Ce n'est qu'une énième tromperie politique. Un document de propagande. Un nouvel artifice pour exister et tenter de mystifier des citoyens qui avec sincérité et raison posent et débattent de l’exigence de réforme profonde de l’État algérien tel qu’hérité de l’entité coloniale. Tromper, mystifier et leurrer, voilà des pratiques répétitives, abjectes, éloignées de toute éthique politique.

Si ce n’était qu’à chaque fois les initiatives m'hennistes portent au secours du pouvoir, renforcent son autisme et servent d'alibis à son aventurisme le parti serait d’en rire. Mais devant leur potentiel réel de nuisance, le devoir est de les dénoncer et de les condamner.

Il semble que les M’hennistes espèrent ardemment du « martyr », Ennahar en a désigné celui qui doit être sacrifié ; le pouvoir, en ces temps de manœuvres occultes, pourrait satisfaire les deux !


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