DzActiviste.info Publié le sam 11 Mai 2013

Militants algériens, relevez-vous ! A Med Samraoui et à tous les militants authentiques, d’ici d’ailleurs.

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Par Said radjef

algerie-liberteLeur engagement sincère et profond fait d’eux des martyrs que les régimes totalitaires pourchassent sans répit et que les partis utilisent vivants ou morts. Même lorsque à court d’alternatives et de propositions, même lorsque le pouvoir fait tout pour faire haïr la pratique citoyenne et politique aux algériens, les partis leur préfèrent au nom d’une stratégie aux faux accents démocratiques et patriotiques des adhérents aux comportements indélicats et à l’intelligence limitée.

Ces militants sacrifiés et abandonnés après avoir tout donné, sont légion dans notre pays. Il inutile de rappeler les tristes cas de Mouloud Mammeri, de Med Dib, d’Assia Djebbar ou encore celui de Kateb Yacine qui a survécu grâce à la générosité de Med Said Mazouzi, Amar Azzouz et Ali Zammoum. Beaucoup de militants ont été contraints de prendre le chemin de l’exil que de faire la manche dans leur pays. L’exemple de certains militants authentiques tombés dans la déchéance et la solitude est dissuasif à plus d’un titre pour les nouvelles générations d’universitaires. On a encore en mémoire l’exemple de ces poseurs de bombes dont personne n’a voulu après leur sortie de prison. On se souvient des déboires de Med Haroun et de ses compagnons désarmés par le chômage, l’ingratitude et l’indifférence de l’entourage. Chaque matin, on croise le chemin des pionniers du MCB ayant sombré dans l’alcoolisme et le vagabondage. On connait l’histoire de ces militants détruits par des affaires de divorces, l’histoire de ces militants de race morts dans l’anonymat après avoir été reniés par leurs propres familles. On sait tout de ces militants atteints de paranoïa, internés dans des asiles psychiatriques et dont les partis qu’ils ont servi avec ardeur et dévouement ignorent jusqu’à leur existence.

Certains parmi ces militants ne se sont jamais remis de leurs désillusions, lorsque seuls ils doivent faire face à l’intox des armées de délateurs et à la persécution d’une presse acquise dans son intégralité à un régime pervers et pernicieux.

Ce ne sont pas les larmes d’une mère qui reçoit dans un linceul le corps de son fils qui me choquent et me paralysent. Un fils, un patriote que les chiens du pouvoir ont contraint à l’exil. Ce qui me choque, ce qui me fait mal au cœur est le cas de ces militants authentiques à l’intelligence exceptionnelle réduits à la mendicité par la complaisance des uns et des autres. Mon grand plaisir est de bourlinguer chaque jour, particulièrement au coucher du soleil à travers les villages du Djurdjura. Mais par peur de rencontrer le regard d’un militant authentique dans le besoin et la liesse de cons en train de bomber le torse. Ce qui me fait mal est la complicité tacite entre un pouvoir de kara criminels et des partis revendeurs et marchands d’illusions démocratiques.


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Displaying 3 Comments
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  1. radjef said dit :

    Pour construire une véritable démocratie, une grande nation, on n’a pas besoins de beaucoup et de grands chefs. On a tout juste besoin de citoyens honnêtes ayant le sens des responsabilités civiques et morales. Ce qui n’est pas le cas malheureusement en ce moment dans notre pays, gangrené par les faux semblants, la ruse, le karchisme, la corruption et les sales connivences.

  2. radjef said dit :

    A l’occasion de la première visite de Bouteflika à Tizi, un chantre autoproclamé de la revendication berbère nous a pris à partie devant la maison de la culture Mouloud Mammeri : « Ne me dites pas que vous êtes venus applaudir ce nain de Oudjda. » Comme personne n’a daigné lui répondre, il ajoute comme si les lieux étaient sa propriétés privée : « Partez d’ici, il n’y a rien avoir ! Ce putschiste ne mérite aucun égard de la Kabylie. »
    Mais quelle fut notre surprise lorsqu’à l’intérieur de la salle nous vîmes notre chantre autoproclamé assis au premier rang parmi les autorités militaires et civiles, en train d’applaudir et de chercher une caresse des yeux du nain et du putschiste.
    Il en est ainsi sans discontinuer depuis 1956 à ce jour : il y a ceux qui se sacrifient pour une cause, il y a ceux, les Dr es qualité de la tchatche et de l’imposture, très nombreux du reste, qui en profitent sans fournir le moindre effort. Tout ça à cause de la crédulité immense et de la naïveté sans limite de la foule. Il aisé de comprendre pourquoi ni le pouvoir ni les partis ne veulent d’une école citoyenne performante.

  3. ahmed dit :

    Lors de la visite de bouteflika a tizi je tient juste a souligne que nous somm
    e des rassembleurs pa des dectateurs

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