DzActiviste.info Publié le mar 15 Avr 2014

Mohamed-Chafik Mesbah : “Bouteflika sera annoncé vainqueur au premier tour”

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Mohamed-Chafik Mesbah : “Bouteflika sera annoncé vainqueur au premier tour”

Mohamed-Chafik Mesbah, ex-colonel DRS et aujourd’hui politologue a estimé lors de sa participation au Forum Liberté qu’il ne fallait pas espérer un deuxième tour lors de l’élection présidentielle du 17 avril. L’homme est très pessimiste quant à l’avenir de l’Algérie. Mohamed Chafik Mesbah se fait peu d’illusions sur l’issue du scrutin du 17 avril. Abdelaziz Bouteflika sera vainqueur, et il n’y aura pas de premier tour. Un deuxième tour ? “C’est une perspective à écarter. Il ne faut pas s’attendre que Bouteflika s’engage dans un deuxième tour. Les résultats sont déjà décidés quel que soit le prix à payer, quitte à affronter la population. Même la donne internationale est renvoyée au rebut” a-t-il assuré, d’un air convaincu. Mohamed Chafik Mesbah croit peu en cette élection qui selon lui recueillera seulement un taux de 10% de participation, laissant sous-entendre que les chiffres seront certainement gonflés, qui parle de logique “de terre brûlée”, au sein de cercle présidentiel. “Les scores ne correspondront pas à la réalité”. Lors du forum Liberté il s’est inquiété de la situation figée de l’Algérie, estimant que certes les jeux sont faits mais que la solution Bouteflika n’était pas la meilleure pour l’Algérie. Au contraire, “je souhaite que Bouteflika se libère de ses fonctions et se consacrer à sa maladie” a-t-il déclaré. L’homme qui soutient Ali Benflis, qu’il présente comme son “ami”, a critiqué les derniers commentaires faits par l’équipe de campagne d’Abdelaziz Bouteflika contre ce candidat rival. “C’est d’un niveau lamentable, exécrable. Cela me fait mal pour l’élite de notre pays. Leurs meetings ont toujours tourné au vinaigre avec une difficulté certaine à mobiliser la population. C’est en tout cas un premier indicateur que la société algérienne est en éveil et qu’elle est capable de réagir”, a-t-il indiqué. Toutefois si le pouvoir reste fort il est possible de l’influencer estime l’ex-colonel, « s’il y a des manifestations le système actuel aura peur.


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