DzActiviste.info Publié le lun 24 Juin 2013

Moments d’anniversaire

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Merci à vous toutes, et à vous tous pour tous vos vœux d’hier à l’occasion de mon anniversaire. Ce jour, qui furtivement, me rappelle, comme les années semblent si vite passer. Et que, juste hier encore à l’orée de mes vingt ans, je me croyais invincible.

Et de nouveau, la sensation de toutes les craintes face à ce qu’on est : un simple mortel parmi tant d’autres. Et que je suis toujours là à vivre, malgré moi en ce pays qui est en moi.
Même si dans ma tête, encore, toujours cette envie d’être aussi en ces pays du nord, où j’ai finalement pris douloureusement conscience que je n’ai pas les moyens d’y vivre libre, si déjà j’obtiens les permissions d’y séjourner. D’ailleurs l’amour de ces contrées n’est plus ce qu’il était même lorsque je sais les complicités et les compréhensions de tant de populations en ces contrées, impuissantes à agir en quoi que ce soit. Elles ont souvent fort à faire déjà pour s’en sortir…

Alors la vie parfois si facile par ici, lorsqu’on abdique et qu’on se laisse aller, à ne rien demander, revendiquer. Lorsqu’on n’aspire plus à des responsabilités, ces privilèges toujours des autres, qui ne les méritent même pas…

Mais, pour certains d’entre nous qui finissent par apprendre à s’occuper, il y a beaucoup de grands espaces, lorsqu’on se laisse pas vexer, embrigader par les regards malveillants des autres, lorsqu’on évite de tomber dans leurs jeux, lorsque on n’oublie pas d’être éveillé de façon à les tenir à distance. Pendant, que les yeux et les bouches des femmes, invitent à l’oubli et aux voyages.

Et l’apaisement durant les nuits par juste les souvenirs de leurs rencontres quelques laps de temps durant les journées. Être éveillé quelques fois à regretter, de n’avoir pas pu exprimer ses envies, ses désirs, dire les mots affectueux de l’amour, lorsque, dans les taxis collectifs, les lieux de travail, ou simplement dans les rues, je « vole » un peu de leur compagnie. Toujours dans les limites permises, celles qui laissent vivre juste dans « les corrections ». Sans nulle passion déraisonnable.

Comme chaque jour de nouvelle, année, on s’astreint à des résolutions, comme par exemple celle d’arrêter de fumer, en chaque anniversaire, on s’inquiète un peu de notre vie. Je m’étais dis hier soir, même si dans quelques jours la routine reprendra ses droits, qu’il me faudrait toujours rester coi, se réjouir aussi tant qu’on a toujours les moyens d’apprendre, être content lorsque en votre jour de naissance certains amis et amies, ici et aux quatre coins du monde, pensent juste un peu à vous, avec ces mots qui me réjouissent. Merci beaucoup.

Boghni le 24/06/2013
Amokrane Nourdine

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Photo: http://lydie-pieplu.blogspot.fr


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