DzActiviste.info Publié le mar 22 Oct 2013

Monde arabe :Au nom du nationalisme, ils ont détruit leur nation..

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images (2)Dans les pays arabes,quand une icône nationale se trompe, elle est aussitôt absoute de ses forfaits au nom de son rang social et de ses antécédents »révolutionnaires »dit-on qui ,dans l’esprit des sociétés victimes de l’idéologie socialiste et de la culture du faux orgueil, instituent une nouvelle logique ;celle de la sacralisation du leader.

De ce fait,elle a toute latitude à commettre tous les crimes y compris celui de porter atteinte à la souveraineté nationale SANS CONTRAINTES AUCUNES et la collectivité est appelée à céder à ses caprices du moment qu’elle est convaincue de l’impunité que lui confère ce rang.Pire encore,il se peut qu’elle prétende à être hissée ,^comme par gratification,dans la hiérarchie du pouvoir toujours en vertu de ses antécédents inépuisables.

Etre impliqué dans les crimes de corruption et de dilapidation des richesses nationales perd ainsi à son sens leur caractère d’actes scélérats du moment qu’il n’a de compte à rendre à personne et du moment aussi que tout le monde agit de la sorte dans l’indifférence totale du citoyen qui se fait ,par son mutisme et son immobilisme,leur complice.

Dans les sociétés arabes qui trainent encore les stigmates de plusieurs décennies de colonisation ,de rupture des liens sociaux et de perversion de l’esprit,ces forfaits perdent par l’usage leur réprobation et passent de l’acte répréhensible pour s’intégrer dans les mœurs de la société qui finit par les banaliser.

Pour le citoyen politiquement inculte,ces comportements deviennent le label de la réussite et de la notoriété,lequel finit par les adopter pour en faire une référence au lieu de les conjurer et les combattre.

Cette approche erronée des comportements sociaux n’a pas seulement pour effet de leurrer le citoyen et de l’impliquer ensuite mais,pire encore,les malfrats ,qui se trouvent ainsi incités à etre continuellement en infraction avec la loi,passent par l’usurpation et la supercherie,de malfaiteurs mis au ban de la société à ceux qui font référence dans la société pour constituer ce qu’on appelle « la société civile » par opposition à celle sur laquelle pèse la présomption de culpabilité de soutien du « terrorisme » dans une dichotomie qui sied au pouvoir….

Ces comportements président à la création d’un état d’esprit sciemment entretenu par les systèmes du fait du credo de légitimité qu’ils constituent pour eux en l’absence de la légitimité populaire et auquel le citoyen contribue par l’effet de son laxisme.

D’ailleurs,ce n’est pas sans raison qu’ils aient choisi la devise »la révolution par le peuple et pour le peuple »qui n’a jamais dépassé le stade des slogans et qui montre les limites du nationalisme tel qu’ils veulent qu’il soit perçu par le citoyen qu’ils veillent de tenir à l’écart de la participation aux grandes décisions que se soit par voie de référundum ou par le truchement des institutions sensées etre le véhicule de ses aspiration,lequel se trouve réduit à un commis de l’Etat au lieu d’etre sa cheville ouvrière.Une régression que lui-meme malheureusement avalise au nom du mensonge de la préservation de la nation des dangers extérieurs imminents.

Dans un tel contexte,tout est permis sauf l’instruction du citoyen arabe pour qu’il prenne conscience des réalités du système.Une conscience délibérément mise en veille par ses gouvernants pour apparemment les impératifs de la stabilité de l’ordre public mais qui en réalité , motivée par la sauvegarde des privilèges ,débouche inévitablement sur le fait que les systèmes privilégient l’érection d’un Etat-policier ou le soldat aux ordres en est le plus sur garant et dont les obligations professionnelles lui font oublier qu’il se doit d’etre aux service de l’intérêt supreme de la nation au lieu de se soumettre au dictat de ses supérieurs perdant ainsi son role de juge entre l’Etat de droit qu’il est sensé défendre contre tous les abus en vertu de la déontologie meme de l’institution dont il relève et l’Etat parallèlle fondé sur l’opportunisme comme mode de gouvernance.

Ainsi,il devient évident que le triomphe de la vertu et la prédominance de l’Etat civil passe incontournablement par la prédisposition de ce meme soldat à s’y mettre et de quel coté il entend se ranger.

Il se pose ici un certain nombre de préalables fondamentalement judicieux mais dont la mise en oeuvre est toujours sujet à controverses qui expliquent les difficultés inhérentes à l’impossibilité d’aboutir à un consensus arabe pour le changement d’où,le facteur principal de l’échec de la renaissance arabe qui tient à une crise de la pensée beaucoup plus qu’à toutes autres formes de crises accessoires.

En effet,pour sauver le soldat,il faut l’éduquer d’abord en tant que citoyen qui doit apprendre à faire la distinction entre la nation et le leader afin que soit dissipé cet amalgame ayant toujours permis aux opportunistes de l’embrigader pour ensuite instrumentaliser et les composantes de la personnalité et l’histoire elle-meme ,puis en tant que soldat obéissant à la déontologie militaire et non aux dérives et aux caprices des officiers .Mais , cela suppose qu’il ait une personnalité qu’il ne peut acquérir dans un contexte ou la soumission est une fin en soi mais uniquement par le savoir.

Ce n’est pas sans raison que le général tortionnaire « Smail Lamari « insistait de son vivant sur la nécessité qu’il y a d’éviter l’engagement d’universitaires au sein de l’armée afin de ne pas avoir affaire à des objecteurs de conscience mais à des bidasses démunis de tout esprit revendicatif et encore moins capables d’innovations.D’ailleurs,les pays ou la transition démocratique s’est faite avec les moindres dégats sont ceux ou les armées sont constituées de docteurs et d’ingénieurs etc..

L’autre aspect du problème,c’est cet esprit qui fait que l’on s’abstienne à agir par souci de préserver l’intégrité territoriale et l’unité de la nation qui en patiraient si on venait à entreprendre les démarches qu’impose une situation donnée pour juguler le mal sans considération des retombées désastreuses de l’effet contraire de l’abstention.

Le cas typique qu’il convient de rappeler ici et qui n’aurait jamais du etre occulté,est celui du comportement du Chahid Mohammed CHAABANI(allah yarhamou) qui bien qu’étant convaincu que les DAF voulaient sa peau s’est rangé de leur coté pour combattre l’armée marocaine lors de son agression de 1963,leur permettant ainsi de gagner en notorité pour devenir ensuite les maitres incontestés du pays ,alors qu’il aurait été plus sage d’observer la neutralité jusqu’à leur élimination et reprendre ensuite le combat pour chasser l’agresseur.

Ce qui aurait eu pour effet d’épargner à la nation les malheurs qu’elle allait connaitre trente ans plus tard.En voulant faire éviter au pays les afres de la guerre civile,il a livré l’algérie à ses prédateurs. C’est la meme erreur commise par le général Mohammed Negib(premier président égyptien)qui lors de la crise de 1952 avait la possibilité de bombarder le siège du ministère de l’intérieur ou s’étaient barricadés Gamel Abdenasser et ses accolytes,ce qui aurait sauvé l’Egypte de vivre plus tard soixante ans sous l’une des dictatures la plus atroce et la plus avilissante pour la personne humaine.Mais il ne l’a pas fait également et malheureusement toujours pour le sempiternel motif d’éviter la scision de la société.D’ailleurs,il regrettera cela plus tard dans ses mémoires en reconnaisssant avoir indirectement été responsable de ce qui allait advenir de son pays.

C’est cet esprit qui prévaut toujours en Egypte et qui explique le désengagement des officiers supérieurs de l’armée à agir contre l’aventure insensée du Général SISSI et prémunir le pays contre les conséquences désastreuses du putsch ;abstention qui donne aujourd’hui à son armée la réputation d’une institution de sanguinaires,alors que ce n’est pas le cas puisque si c’était ainsi,les militaires auraient tiré lors de la révolution du 25 janvier et l’affaire est close.Mais cela n’a pas eu lieu.Ceux qui sont responsables des massacres sont des mercenaires recrutés selon le schéma algérien de 1992 après avoir réussi à exploiter la procession d’erreurs commises par les frères musulmans pour tromper l’opinion publique à propos des crises que la société a vécues deux années durant et dans laquelle les fidèles de l’ancien régime déchu sont impliqués.

C’est donc des manuels scolaires que tout doit commencer pour la refonte idéologique d’une société malade de son histoire ,de ses révolutions et du panarabisme de Nasser ,par la création de repères sociologiques et historiques fiables en adéquation avec les impératifs de la conjoncture politique internationale afin qu’il puisse faire face aux défis qu’il a à relever et continuellement apte à évoluer en fonction des situations induites par les bouleversements régionaux et internationaux d’abord puis internes ensuite.

Comment est-il possible pour un soldat qui ne considère le pays qu’à travers Boumediene(cas de l’algérie) de s’insurger contre ceux-la memes que ce dernier a imposés par la supercherie d’abord et ensuite par la terreur ?Quelle chance a le projet du changement du régime politique d’aboutir alors que l’Etat se réduit chez le citoyen à l’institution militaire et ses faucons ?Plutot, combien sont ceux qui y croient et qui oeuvrent sincèrement dans ce sens ?

Donc,c’est d’une fausse conception du nationalisme qu’il s’agit et qu’il faut incriminer et remettre en cause.

Le »zaimisme » est une tare sous laquelle croule la majorité non seulement des algériens mais arabes et dont il y va de notre survie de la bannir .

Le nationalisme n’est pas l’attachement hystérique à un passé fusse t-il glorieux mais ce que tout un chacun doit donner à la patrie en terme d’abnégation,de savoir .

La question lancinante n’est plus comment sommes-nous arrivés là tout autant qu’elle est de savoir sous quelle optique le citoyen appréhende le changement ?Quelles sont ses capacités à engager dans un tel défi ?Est-il suffisamment conscient de cette responsabilité et des enjeux et de quelle manière entend t-il l’assumer ?Mieux encore,le citoyen arabe considère t-il les régimes comme ennemis pour se comporter comme tels à leur égard ?Sinon quelle stratégie à adopter pour le convaincre de réfléchir à la question ?
Les réponses à toutes ces questions qui sont autant d’obstacles à surmonter ,renseignent sur nos chances de réussite à circonscrire les développements nés de la crise endémique qui sévit dans le pays depuis l’indépendance.Une crise qui n’est pas le fait du hasard ni d’un quelconque échec d’une dynamique économique ou politique mais plutôt les retombées des impéréties des systèmes mafieux et déliquescents qui font de la ruine de leur pays leur cheval de bataille.

Hammana Mahmoud.


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