DzActiviste.info Publié le dim 24 Août 2014

Mouloud Hamrouche : «Je n’ai jamais appelé l’armée à s’immiscer dans le champ politique»

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hamrouche-h-lyes_2358131El Watan 24/08/2014

Mes propos ont été mal interprétés. Je n’ai jamais appelé l’armée à s’immiscer dans le champ politique. Bien au contraire, j’ai dit que l’institution militaire doit s’en tenir éloignée et rester à l’écart  de toute manœuvre politicienne», a insisté  Mouloud Hamrouche, en marge d’une conférence sur le thème «L’Etat-nation à l’épreuve de la mondialisation»,  qu’il a animée, hier au théâtre Azzeddine Medjoubi de Annaba.

L’idée que propose l’ancien chef de gouvernement, qui est intervenu à cette tribune à l’invitation d’un groupe de professeurs de l’université Badji Mokhtar, consiste à «élaborer un consensus national nouveau, fondé sur notre identité, notre sécurité et notre projet national d’instaurer un Etat démocratique fort, qui garantisse les droits et l’égalité entre tous les Algériens.

Ce consensus national nouveau, où l’armée peut être associée et jouer son rôle en tant qu’institution constitutionnelle en passant d’un système autoritaire vers un système ouvert et démocratique». Devant un parterre  tout ouïe, composé d’universitaires, de militants de différents partis politiques et de représentants de la société civile, le «père des réformes», tout aussi méfiant, s’est gardé de s’étaler sur le retour de Bouteflika au palais d’El Mouradia, se contentant de dire : «L’Algérie a un président pour un quatrième mandat, qui exerce ses fonctions, et ce,  quels que fussent les résultats du scrutin, les analyses faites, les lectures données ou encore les critiques.»

Le conférencier, dans une allusion à peine voilée aux hommes de l’ombre, souligne les impératifs de sécurité et de stabilité du pays qui doivent être pris très au sérieux. Car, «le pays est dans une situation dangereuse non seulement en raison de la crise qui a touché les institutions-clés mais aussi et surtout du fait des enjeux de la mondialisation et de la menace qui pèsent sur notre pays, considérant les crises et les conflits qui secouent actuellement le Moyen-Orient, l’Irak, la Syrie et la Libye pour ne citer que ces exemples».

Pour l’hôte de Annaba, l’Etat-nation doit être garant de la stabilité, de la sécurité de ses citoyens, du respect des libertés collectives et individuelles et des droits de l’homme. Clairement, seuls les Etats démocratiques et les Etats de droit peuvent garantir la stabilité. Dans le même ordre d’idées, Mouloud Hamrouche n’a pas cessé d’insister sur la nécessité de faire sortir le pays de son impasse et de le sauver ainsi du blocage. Conscient de la gravité de la situation, il met en garde contre les retombées  et les conséquences  d’une volonté  de  maintenir le pays dans cette impasse.

«Le citoyen a besoin de vivre dans la sérénité et la confiance. Cette sérénité et cette confiance doivent également régner entre leur Etat et l’armée, d’autant plus que nous vivons dans une situation plus que menaçante. Nous devons tous œuvrer à trouver les voies et les moyens susceptibles de rapprocher le citoyen de l’Etat.» Hamrouche, qui a gardé intacte sa foi en le changement mettra en garde, encore une fois, contre le danger qui guette le pays : «Le risque est réel.»

Naima Benouaret


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  1. Abou Daoud dit :

    Si Mouloud a appelé l’armée à prendre ses responsabilités devant Dieu l’Histoire et le peuple. C’est à dire d’agir contre le 4ème mandat Et c’est à l’armée de délivrer l’Algérie des griffes malsaines. Ya Si Mouloud rappelez vous en 1979, c’est l’armée qui a sauvée le pays et vous y étiez acteur des événements.

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