DzActiviste.info Publié le mar 18 Déc 2012

NETTOYAGE ETHNIQUE AU DEPO-PROVERA

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LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE (7)

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Le journal sioniste Haaretz nous apprend que les femmes Falachas d’origine éthiopienne font l’objet
d’une stérilisation sélective au Depo-Provera, un contraceptif à long terme et à la criminelle histoire. Les Falachas, population éthiopienne de tradition juive, ont été exfiltrés d’Éthiopie vers
l’État sioniste paria à la fin des années 70, non sans être passés par un sas de conditionnement, des camps de transit établis en Éthiopie même puis au Soudan -qui a parlé de souveraineté
nationale ?-, où on scrutait leur judéité et la rectifiait. Admis après des mois ou des années de camp dans « la seule démocratie du Moyen Orient », les Africains allaient découvrir le
vrai visage d’un état dirigé par un establishment ashkénaze suprématiste et raciste. Ce que les Juifs du Maghreb avaient déjà expérimenté avant eux, soit la discrimination raciale, les Africains
allaient le revivre douloureusement.

 

Il convient, ici, de rappeler cette donnée statistique simple : sur dix Juifs dans le monde, neuf
sont d’origine ashkénaze, c’est-à-dire descendants des peuplades du royaume khazar, région d’Asie centrale ciscaucasienne. Les Khazars, descendants des Huns, embrassèrent le judaïsme au 9° siècle
pour des raisons géostratégiques : pris entre le marteau de l’empire byzantin et l’enclume de l’empire musulman, les Khazars adoptèrent le judaïsme pour ne pas être obligés de faire
allégeance aux byzantins ni aux musulmans et, ainsi, sauvegarder leur indépendance. Après avoir édifié un état florissant, les Khazars disparurent de l’histoire au 10° siècle.

 

Une autre remarque s’impose également ici : la notion d’antisémitisme que les thuriféraires de
l’état paria dégainent à tout bout de champ est une escroquerie conceptuelle sans précédent. La notion de sémite ne désigne pas une ethnie -encore moins une race- mais un groupe linguistique (dit
chamito-sémitique) comprenant les langues arabe, araméenne et hébraïque. Par un tour de passe-passe théorique, on en a donc fait une ethnie désignant les Juifs à l’exclusion de tout autre !
On voit bien quels sont les bénéfices symboliques attendus de ce hold-up : le peuple d’Israël -au sens où l’entend la bible- étant sémite (au sens linguistique), et ce même peuple étant
l’élu de Jahvé, il y a un intérêt évident pour tous les Juifs non sémites -et ils sont l’écrasante majorité- de se revendiquer d’une appartenance sémitique.

 

Ces faux et usages de faux se fracassent quotidiennement contre la réalité des pratiques de l’état
sioniste, soit l’apartheid contre les sémites, qu’ils soient juifs (ceux originaires du Maghreb) ou, surtout, arabes (les Palestiniens), et le racisme abject contre les Noirs africains qu’il est
question maintenant de stériliser pour éteindre leur descendance. Haaretz rappelle opportunément la glorieuse tentative yankee de stérilisation des femmes porto-ricaines ainsi que des femmes
américaines pauvres et noires. Cela a un nom : génocide. Même s’il est soft -comme diraient les américanolâtres-, ce n’en est pas moins un génocide. Un de plus.

 

Place à l’article du Haaretz :

 

« On a peine à le croire, mais en Israël, en 2012, des femmes éthiopiennes sont
soumises de force au Depo-Provera, un contraceptif par piqûre. Cette injection n’est pas un moyen contraceptif couramment prescrit. Il est considéré comme un recours de dernière intention et il
est habituellement réservé aux femmes placées en institution ou souffrant de handicap.

Et pourtant, selon une enquête récemment diffusée par le programme documentaire
« Vacuum documentary » hébergé par Gal Gabay, et montrée sur la Télévision éducative israélienne, ce traitement est aussi imposé à un grand nombre d’immigrantes
éthiopiennes.

Ce n’est ni le premier ni le seul cas où l’Etat s’est immiscé dans la vie de gens
qui n’ont que des moyens limités de résistance. En d’autres occasions, le système qui a produit cette politique est tellement sophistiqué qu’il est difficile de trouver le responsable, le
signataire ou le rédacteur de cet ordre.

Mais l’enquête télévisée conduite par la chercheuse Sava Reuven, a découvert que
plus de quarante femmes éthiopiennes ont reçu cette injection.

Le Depo-Provera a une histoire infâme. Selon un rapport de l’organisation sha
L’Isha, l’injection était pratiquée sur des femmes entre 1967 et 1978, au titre d’une expérience dans l’état de Georgie aux Etats-Unis sur 13.000 femmes pauvres, dont la moitié était des femmes
noires. La plupart d’entre elles n’avaient pas conscience que cette injection faisait partie d’une expérience faite sur leur corps. Certaines sont tombées malades et quelques unes sont mêmes
mortes au cours de l’expérience.

Il y a bien des exemples dans le monde d’efforts faits pour réduire les taux de
naissances des populations pauvres, sans ressources ni capacité de résistance. Dans les années 1960, les Etats-Unis s’inquiétaient de l’augmentation de la population de Porto Rico. En 1965, on
s’aperçut que 34% des mères portoricaines âgées de 20 à 49 ans, étaient stérilisées.

Les injections infligées aux femmes
éthiopiennes font partie de l’attitude globale des israéliens à l’égard de ce groupe d’immigrants. Entre 1980 et 1990, des milliers de juifs éthiopiens ont passé des mois ou des années dans des
camps de transit en Ethiopie et au Soudan. Des centaines d’entre eux sont morts sur la route d’Israël simplement parce qu’un pays qui est supposé être un abri sûr pour les juifs a décidé que ce
n’était pas le moment, qu’ils ne pouvaient pas tous être absorbés, ou bien qu’ils n’étaient pas assez juifs – qui a jamais entendu parler de Juifs
noirs ?

Dans les camps de transit,
aujourd’hui, de futurs immigrants entrent dans un épouvantable embrouillamini bureaucratique, qui les plonge dans l’angoisse, et les amènent à se demander s’ils ont eu raison de venir en Israël.
Comme dans le passé, ceux qui arrivent ici attendent longtemps avant d’être délivrés de la main de fer des institutions d’Etat. Ils continuent à être « traités » dans des centres
d’intégration où on envoie les enfants dans des pensions religieuses et où on les inclut dans des structures d’éducation spéciale, tandis que leurs parents restent dans des ghettos et que les
femmes continuent à recevoir des injections. On nous dit qu’on n’a pas le choix. Cette politique répressive, raciste et paternaliste se poursuit sans encombre – politique supposée respecter au
mieux l’intérêt des immigrants, qui ne savent pas ce qui est le mieux pour eux.

Cette politique de contrôle absolu
de leur vie, qui commence quand ils sont encore en Ethiopie, est exceptionnelle pour les immigrants de ce pays et ne leur permet pas de s’adapter à Israël. Au soi-disant motif qu’ils ont besoin
d’être préparés à un pays moderne, ils subissent des lavages de cerveau et sont formés pour rester dépendants des organismes d’intégration.

L’American Jewish Joint
Distribution Committee a déclaré que les revendications émises par ces femmes au cours de l’enquête n’étaient que des absurdités. Ce qui m’a rappelé d’autres femmes qui disaient des absurdités,
telles les mères d’enfants yéménites kidnappées ou les Marocaines qui avaient subi un « traitement » contre la teigne. Jusqu’à aujourd’hui, leurs mots sont rejetés puisque ce sont des
« absurdités ». Si on avait essayé de me stériliser ou de m’enlever mes enfants, je crois que je dirai aussi des absurdités. « 

 

In
http://www.europalestine.com/spip.php?article7900

 

 

 


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