DzActiviste.info Publié le mer 22 Mai 2013

Ni Bouteflika, ni généraux ( suite )

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Ni Bouteflika, ni généraux ,bis

Par Said Radjef

bouteflikacherchellDans sa dernière conférence de presse, le président français François Hollande a prononcé plus de 15 fois le mot école. L’école, dira t-il, est l’avenir de la France. Et de marteler : les espoirs de la France qui est une grande nation, reposent sur l’école. Il parlait de l’école alors que les attentes du peuple français sont ailleurs ; il parlait ainsi alors que la récession est aux portes de l’Elysée. Il parlait de l’école alors que sa cote de popularité est au plus bas. Face à la France, Hollande n’a pas d’ambitions et son avenir importe peu. Et en Algérie ?

En Algérie, tous les débats sont dominés par un discours dichotomique : choisir entre les caporaux qui ont commis volontairement des erreurs criminelles à la demande de la mère patrie la France, pour maintenir l’Algérie dans un état d’asservissement permanent, et un président chimérique encore plus malade du pouvoir personnel que d’autre chose.

Tous les sujets qui peuvent contribuer à la reconstruction de l’imaginaire collectif et de la mémoire collective, pourtant si nécessaires à l’émergence d’une conscience politique nationale, sont scrupuleusement évités. Mais lisez donc notre presse bien pensante, c’est à peine si l’on considère l’algérien comme un être appartenant à l’espèce humaine. A lire la presse et à écouter les responsables politiques, l’algérien n’a aucune faculté pour distinguer entre le bien et le mal, entre la vérité et le mensonge, entre le savoir et l’ignorance, entre la liberté et l’asservissement. L’algérien ne serait qu’un vulgaire sujet auquel on doit dicter à chaque fois les bons choix.

Et bien messieurs les faiseurs d’opinions, l’algérien n’a qu’un seul ennemi : le régime confrérique des caporaux. L’algérien ne veut pas choisir entre les caporaux et Bouteflika comme il ne croit pas à la menace islamiste, à la menace du borgne, cet illettré qui se joue des satellites qui voient à travers nos chambres la libido (pas libérée) de chacun d’entre nous. L’algérien aspire à la liberté, à la démocratie, au savoir, au progrès et au rassemblement des élites. Il aspire surtout au changement pacifique qui mettrait un terme à la dictature des caporaux incapables de construire une armée digne de ce nom après plus d’un demi-siècle de pouvoir absolu.


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Displaying 5 Comments
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  1. Zinou Saada via Facebook dit :

    LE PARISIEN : Algérie l’énigme BOUTEFLIKA
    Fayçal MATAOUI correspondant du « LEPARISIEN » de ce jour mercredi 22 mai 2013
    Comment va Abdelaziz Bouteflika
    ? Depuis l’hospitalisation du
    président algérien au Val-de-
    Grâce, il y a trois semaines pour une
    récidive d’un cancer de l’estomac,
    les autorités françaises et algériennes
    se sont montrées peu enclines à
    donner des détails sur son état de
    santé. Le Premier ministre Abdelmalek
    Sellal s’est contenté d’affirmer
    lundi que le « pronostic vital »
    du chef de l’Etat n’était pas engagé.
    « Son état de santé s’améliore de jour
    en jour », a-t-il déclaré. Pas de quoi
    rassurer pour autant… mais suffisant
    pour entretenir toutes les rumeurs,
    d’autant que Bouteflika,
    76 ans, a déjà été hospitalisé en France
    en 2005 pour un « ulcère hémorragique
    à l’estomac ».
    Dans un communiqué laconique,
    le service de santé des armées a indiqué
    que le chef de l’Etat a quitté hier
    l’hôpital du Val-de-Grâce « pour rejoindre
    un autre établissement afin
    d’y poursuivre sa convalescence ».
    Sans plus de précisions. Ce culte du
    silence n’est pas nouveau dans la politique
    algérienne. Sans doute un héritage
    du passé. A la fin des années
    1970, rien n’avait filtré de lamaladie
    du président Houari Boumediene,
    qui avait fini par l’emporter. Pour se
    soigner, il était parti de longues semaines
    à Moscou, officiellement
    pour une « visite de travail et d’amitié
    » ! La moindre révélation sur son
    état de santé aurait été considérée
    comme une atteinte à la sécurité de
    l’Etat. A ce jour, la véritable maladie
    de Boumediene reste un secret jalousement
    gardé. Avec son successeur,
    le colonel Chadli Bendjedid,
    dans les années 1980, le régime a été
    tout aussi opaque. Bendjedid était
    alors suivi en Belgique. Ses fréquents
    déplacements à l’étranger relevaient
    du secret d’Etat. De quoi souffraitil
    ? Mystère. Il est décédé en octobre
    2012.
    Ce manque de transparence a
    d’autant moins de chances de s’estomper
    que la Constitution algérienne
    reste floue sur « l’état d’empêchement
    » du président. A défaut d’informer,
    l’essentiel pour le régime est
    de communiquer. Et de répéter que
    « son état de santé s’améliore ».
    A.D. ET FAYÇAL MÉTAOUI (À ALGER)

  2. radjef said dit :

    L’état de santé de Bouteflika ne nous intéresse pas.Ce n’est pas notre probleme, c’est celui du bon Dieu.La question qui mérite d’être posée et qui se pose de fait est celle ci: sommes nous capables de nous défaire de la tutelle de ce régime pervers et sans identité, rassembler les élites du pays autour d’un seul et même mot d’ordre en vue de réaliser le changement tant souhaité par les et les autres. Les barbouzeries par médias interposés ne concernent pas le peuple

  3. radjef said dit :

    M. Jamouli, bsr. Victor Hugo à l’âge de 90 ans s’est mobilisé arme à la main pour défendre le peuple contre la tyrannie.Depuis la mort de K Ycine, Mouloud Mammeri et l’exil forcé de Med Dib, a t-on vu un intellectuel algérien se mobiliser au coté du peuple contre le régime? Les élites, les vraies élites ne combattent pas le peuple auquel elles appartiennent. Elles cherchent à comprendre les aspirations de leurs peuples et à les traduire sur le terrain. Le problème n’est pas au niveau du peuple; il est au niveau des élites qui ne parlent que du karch…Souvenez vous du 1er novembre 1954, il a fallu la mitraillette d’Ali Mellah, de Benboulaid et d’autres militants armés à peine lettrés pour que nos universitaires de l’époque consentent à rejoindre l’insurrection populaire à partir du 19 mai 1956. Les élites sont le miroir de leurs peuples. A travers votre commentaire qui a suivi mon papier, vous réaffirmez sans le savoir la tradition conformiste des élites algériennes. Quant au terrorisme, je persiste et signe: il est l’œuvre du régime à la demande de l’Occident.

  4. radjef said dit :

    Ni Tartag ni Tewfik. Les journalistes algériens doivent comprendre une bonne fois pour toutes que nos militaires, même au grade de général, sont de petits pilleurs pour qui la science, le savoir, l’art et la culture ne signifient rien. Ce sont des « hadjares », c’est à dire des nomades, des khemes qui ont grandi dans des gourbis . Au delà du bras de fer qui oppose les militaires, le tapage médiatique fait autour de la maladie et de la probable mort de Bouteflika, il y a la violation de la constitution. On nous prépare une constitution sur mesure…Une fois de plus, nos journalistes doivent comprendre que Tewfik et Tartag sont d’illustres ignorants. Si l’Algérie était un pays normalement constitué, les généraux actuels ne trouveraient pas un emploi comme planton…N’est ce pas malheureux qu’un pays qui a produit des Kateb, Mammeri, Fanon , Camus, Dib, Djebbar, Zakaria, Sahli…soit à la merci de deux deux cons qui se disputent la succession de Bouteflika?

  5. radjef said dit :

    M’hammed Issiakhem et Kateb Yacine. Que Nadia me pardonne cette intrusion.
    M’hammed Issiakhem qui offre des tableaux à de haut dignitaires de l’armée algérienne.
    Kateb Yacine : Pourquoi tu fais cela ?
    M’hammed Issiakhem : je ne sais pas.
    Kateb Yacine : Ils ne comprennent rien à la culture et à l’art.
    M’hammed Issiakhem : « silence ».
    Nos militaires sont des cons.

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