DzActiviste.info Publié le lun 4 Nov 2013

Noam Chomsky descend les plans d’énergie de gaz de schiste du Canada

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L’exploitation au Canada de sables bitumeux et de gaz de schiste aura de graves conséquences pour l’environnement, dit Chomsky

Noam Chomsky speaking at University of Montreal conference. Photograph: JeanYves Ahern/Demotix/Corbis

theguardian.com, Vendredi 1er novembre 2013

La précipitation du Canada à exploiter des sables bitumeux et les ressources du gaz de schiste détruira l’environnement « aussi vite que possible », d’après Noam Chomsky.

Dans une interview avec le Guardian, le linguiste et écrivain critique la politique de l’énergie du gouvernement canadien, dirigé par le Premier ministre Stephen Harper.

Il a dit : « Cela signifie de prendre chaque goutte d’hydrocarbure du sol, que ce soit le gaz de schiste à New Brunswick ou les sables bitumeux à Alberta et essayer de détruire l’environnement le plus vite possible, en se posant à peine la question à quoi ressemblera le monde comme résultat. »

Mais les peuplades indigènes du Canada qui bloquent les développements du carburant fossile prennent l’initiative en combattant le changement climatique, a-t-il dit. Chomsky a mis en relief l’opposition indigène aux sables bitumeux d’Alberta, au dépôt de pétrole qui est la source d’émission de carbone qui croît le plus rapidement au Canada et qui est prévue pour une expansion massive malgré qu’elle attire la critique international et des protestations.

« C’est véritablement une ironie que ceux qu’on appelle les populations « les moins avancées » sont ceux qui prennent l’initiative de tenter de tous nous protéger, tandis que les plus riches et les plus puissants parmi nous sont ceux qui essaient de pousser la société vers la destruction, » a dit Chomsky.

Chomsky a exprimé son inquiétude au sujet de la communauté indigène au New Brunswick dont les campements bloquant l’exploration du gaz de schiste a connu une descente par une force de police canadienne lourdement armée, il y a deux semaines.

Ces protestations viennent à la suite du mouvement initié par les indigènes « Idle No More » (Fini d’être improductif) qui a surgi à la fin de 2012 en réponse à l’annulation par le gouvernement Harper de nombreuses protections environnementales et à la promotion agressive de projets de ressources, souvent dans les territoires indigènes.

Chomsky était à Montréal le week-end passé, pour donner une conférence et célébrer le 50e anniversaire du magazine Canadian Dimension.

Il a dit au Guardian que les progressistes « devraient s’occuper du changement climatique dans leurs efforts pour s’organiser, » mais de manière à mettre l’accent comment un changement de climat peut améliorer plutôt qu’empirer la vie des gens.

Si c’est une prophétie de sort tragique, elle agira comme une douche froide, et la réaction des gens sera OK. Je me réjouis qu’il y ait encore une chance dans les deux années à venir. Mais comme appel à l’action, cela peut être énergisant. Comme, voulez-vous que vos enfants et vos petits-enfants aient une vie décente? »

Alors qu’il soutient les principes du mouvement de « décroissance » qui vise à régner sur la surproduction et la surconsommation, Chomsky cite le transport de masse, l’agriculture localisée et des améliorations dans l’efficacité de l’énergie comme formes utiles de croissance qui pourraient atténuer le changement climatique et améliorer la qualité de la vie.

« Si on pouvait prendre un métro à partir des faubourgs de Boston, où j’habite, vers le centre en 10 minutes, cela améliore la vie au lieu d’être pris dans un embouteillage du trafic. Les gens devraient s’en rendre compte. »

Chomsky a dit que « la question majeure » derrière le changement climatique était les déficiences du système du marché. « Les marchés sont mortels, ne serait-ce que parce qu’ils ignorent les conséquences extérieures, les impacts de leurs transactions sur l’environnement, » a-t-il dit. « Quand on se tourne vers la production d’énergie, dans les échanges de marché, chaque participant se demande ce qu’il peut y gagner. On ne se demande pas quel sera le coût pour les autres. Dans ce cas-ci, le coût pour les autres est la destruction de l’environnement. Donc les conséquences extérieures ne sont pas dérisoires.

Chomsky a dit que pendant la crise financière de 2008, les grandes banques pouvaient « oublier le fait qu’elles étaient supposées croire dans les marchés, se présenter chapeau bas au gouvernement et dire sortez-nous d’affaire. ». « Dans le cas de l’environnement, il n’y a personne pour nous sortir d’affaire. »


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