DzActiviste.info Publié le dim 28 Avr 2013

Nouvelles stratégies sécuritaires au Grand-Sud

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El Watan, 26 avril 2013

sud-saharaLes récentes visites du patron de la DGSN à Ouargla et du chef d’état-major de l’ANP à Tamanrasset, il y a quelques semaines, reflètent les inquiétudes au sommet du pouvoir quant à l’instabilité dans le Grand-Sud.

La DGSN a décidé d’ouvrir deux écoles de police à Ouargla et à Tamanrasset pour encourager les jeunes du Sud à rejoindre ses rangs, alors que l’ANP à inauguré, il y a quelques années déjà, un centre d’entraînement d’infanterie spécifique au combat dans le Sahara, à In Mguel (wilaya de Tamanrasset) pour former le maximum de militaires issus des régions sud. Car, selon des officiers à la retraite, le Grand-Sud nécessite le déploiement de quelque 10 000 nouveaux gendarmes, militaires et policiers. Sans compter qu’il faudra aussi ouvrir des aéroports militaires et mettre sur pied des brigades mobiles de la police judiciaire pour lutter contre la contrebande et le crime organisé le long des 3777 km de frontières (plus que les frontières entre les Etats-Unis et le Mexique, 3169 km), jugées peu sécurisées.

D’autant que la guerre en Libye a déjà mobilisé des forces pour surveiller les 982 km de frontières avec le voisin, fragilisées par l’instabilité au Mali (1376 km). C’est ce qui a provoqué une réunion, en mars dernier, présidée par le chef de l’Etat, rassemblant de hauts responsables de l’armée, des services de renseignements, de la police et de la gendarmerie. Il a été décidé, d’abord, d’augmenter les effectifs dans les régions Sud, tous corps confondus, de se doter de matériel de surveillance aérienne, d’installer des pistes d’atterrissage pour les hélicoptères et les avions de détection et enfin, de renforcer la coordination entre les différentes forces de sécurité à long terme à travers le lancement de centres de formation et des bureaux de sélection d’officiers du Sud. L’autre objectif est à caractère social, afin de résorber le chômage et de fixer les populations sur place. En six mois, à titre d’exemple, 1500 militaires sont sortis formés du centre d’entraînement de In Mguel.

La stratégie est donc de compter sur les éléments issus de ces régions sud pour lutter contre la criminalité et le terrorisme, car cette mission est plus difficile concernant des militaires ou des policiers venant du Nord vu qu’ils ne connaissent ni la nature du terrain ni les subtilités sociales du Grand-Sud. D’ailleurs, l’ANP et la gendarmerie mobilisent déjà des éléments assimilés du Sud en tant que guides, alors que les garde-frontières déploient des gardes communaux issus des régions sahariennes. 

Aziz M.


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