DzActiviste.info Publié le lun 19 Août 2013

Obama, les putchistes, les clébards …

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Par Djameledine Benchenouf 19 août 2013

1170941_10200972015835720_588993580_nLa politique américaine est souvent illisible pour ceux qui n’en pénétrent pas, un tant soit peu, les arcanes.

Le Président américain, même s’il est dans son deuxième mandat, et qu’il n’a plus rien à perdre, véhicule, pour le commun des mortels, l’image de l’homme le plus puissant du monde, celui qui peut tout, qui a les possibilités institutionnelles de prendre les décisions les plus importantes. Ceci peut être vrai. Dans certaines limites. Notamment quand ce même président n’oublie pas d’abonder dans le sens qui lui est préalablement tracé, qu’il s’est engagé à suivre fidèlement avant même d’avoir été élu, notamment dans son discours devant l’AIPAC, cérémonie hautement symbolique durant laquelle le futur président fait allegeance au groupe de pression le plus puissant des USA, le lobby sioniste.

C’est ainsi que contrairement à ce qui semble, le Président américain n’est d’une quelconque importance que tant qu’il agit et parle comme le lobby sioniste attend de lui qu’il agisse et qu’il parle.
Lorsqu’il s’oublie, qu’il déborde, serait-ce d’un petit poil, le cadre qui lui a été imparti, alors il se risque à de terrifiants retours de manvelle.

S’il est à son premier mandat, alors il peut être assuré qu’il ne sera pas réélu. Il sera renvoyé à ses foyers, et effacé des tablettes, pour l’éternité.

C’est bien pour cela que les Présidents américains ne s’y aventurent jamais.

S’il est à son deuxième mandat, et qu’il croit qu’il n’y perdrait rien au change, puisqu’il ne pourra pas se représenter, de toute façon, alors il doit s’attendre aux pires représailles qui soient.

Dans le cas de JF.Kennedy, qui s’était montré juste tiède à autoriser Israël à devenir une puissance nucléaire, la neutralisation a été à la hauteur des déceotions sionistes.

Dans le cas d’autres présidents, qui ont été moins zélés pour l' »allié » israélien, durant leur deuxième mandat, les « diificultés » en tout genre, qui ont parsemé leurs derniers moments de règne leur ont fait regretter d’avoir oublié qui était le boss.

C’est le cas, aujourd’hui, pour Obama, qui dans son entourage direct ne cache plus son agacement de n’être qu’une marionnette branchée. Sa conscience semble le tarauder. Il s’est peut-être rendu compte que son ambition d’accéder à une place de choix dans l’histoire de son pays ne se réalisera jamais, du moins de façon vraie, et qu’il n’aura été qu’un zélé petit « house négro », au service de gens qui le méprisent, qui s’en servent, et qui le jetteront bientôt dans une corbeille de luxe.

Sa dernière déclaration, contre le régime putchiste égyptien, qui contrevenait radicalement, même si elle restait timide, et seulement destinée à une élite initiée, est significative d’une conscience qui se révolte, d’une tempête intérieure. Mais elle a déclenché contre lui l’ire du puissant tenacier sioniste, et de son relais immédiat, celui des Evangéliques américains, qui se qualifient eux-mêmes de sionistes chrétiens.

En s’attaquent aux putchistes égyptiens, qui n’ont entrepris une telle aventure que parce qu’ils y ont été autorisés par Israël, et financés par ses relais arabes, Obama a donné une chiquenaude, une toute petite, à la fourmilière. Il ne manquerait plus qu’il donne des idées à des gens qui ne demandent qu’à se libérer de l’emprise sioniste. Les toutes timides condamnations du coup d’état égyptien, et des carnages qui l’ont suivi, ont ulcéré l’Establishment.

C’est cela qui a fait réagir la machine.

Ils ont eu peur que cette timide déclaration d’humeur ne soit le signal à la révolte des esclaves.

La réaction ne s’est pas faite attendre.

Ce fut contre Obama un tir de barrage, même s’il reste de moyenne intensité, puisqu’il n’aura pas l’occasion de rempiler. Il n’est pas question de lui faire de la pub, d’en faire un révolté.

Mais cela n’a pas empêché le puissant lobby d’instrumenter contre le « House négro » ses chiens les plus fidèles. C’est ainsi qu’après les timides velleités d’Obama d’envisager seulement une réduction des aides financières à la junte égyptienne, d’envisager seulement, du bout des lèvres, presqu’en tremblant, les maîtres des USA ont ordonné à leurs riches clébards de noyer la junte putchiste de leurs pétro-dollars.

Les caniches saoudiens n’en espéraient pas tant. Eux dont on muselait le moindre jappement, et qui n’avaient jamais le droit d’aboyer à découvert, ont été lâchés contre le seul président américain qu’ils ont détesté dans le secret de leur tente, en silence. Parce qu’il est noir. Parce qu’ils n’aiment se prosterner que devant de beaux blonds, et que leur racisme atavique ne faisait qu’un tour lorsqu’ils devaient faire leurs petites courbettes habituelles devant lui. Surtout qu’ils n’ignorent pas qu’il les déteste, qu’il les méprise, qu’il n’aurait pas demandé mieux que de les démasquer, s’il avait le choix.

Eux, les coups de tatanne qu’ils recoivent du maître blond, en pleine gueule, ils aiment bien, ça les fait jouir, ça les fait gémir de plaisir. Mais qu’un noir vienne leur gâcher le plaisir, et qu’il ne cache plus sa sympathie pour la cause des opprimés, des va-nu-pieds, même s’il ne le dit qu’à mots couverts, non ! C’est intolérable, c’est insupportable !

Voila comment ça se passe, dans le chenil saoudien. Voilà ce que Obama a déclenché en prenant, du bout des lèvres, la défense des civils qui sont exécutés dans les rues. Et voila la réponse aboyante et dollarante que lui font les sionistes et leurs chiens.

DB


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