DzActiviste.info Publié le sam 17 Mai 2014

Projet de la nouvelle constitution: Tamazight de nouveau occultée.

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Le pouvoir vient de soumettre à débat la nouvelle constitution. En réalité la constitution précédente qui a été amendée. Une quarantaine d’amendements… Tamazight n’est pas concernée. Le pouvoir persiste dans son entêtement à ne pas donner à la langue originelle de notre pays, de l’Afrique du nord toute entière, un statut officiel et à ne pas en faire l’égale de la langue arabe. Un déni de justice qui témoigne de la volonté du système à maintenir verrouillée la vie politique nationale. Une décision qui ruine tout espoir de restauration de la confiance du peuple à l’endroit des pouvoirs publics et qui hypothèque la démocratie dans notre pays. Sans l’officialisation de Tamazight, les amendements apportés à cette constitution émargent dans l’accessoire et perdent leur crédibilité… Pour autant, l’amendement de la constitution est une opportunité pour réparer une injustice dont est victime la population depuis l’indépendance et pour définitivement panser cette mutilation identitaire infligée à la nation algérienne.  

J’ai publié le 08 janvier 2013, dans le quotidien national d’information Liberté, une contribution sous le titre: « La nouvelle constitution: une opportunité historique pour réparer une injustice et officialiser Tamazight ». C’était aux moments les plus forts du débat sur cette nouvelle constitution. Mon texte avait été réduit par la rédaction du journal, sans doute pour des impératifs liés à la mise en page. J’avais été, en ce temps, très fortement contrarié, d’autant que les paragraphes qui avaient été enlevés étaient indispensables pour la compréhension de l’ostracisme qui a frappé la langue amazigh. Il s’agit notamment de ceux (les paragraphes) qui évoquaient la crise berbériste de 1949 et le conflit qui avait opposé en 1963 le FFS au groupe d’Oujda. Le texte que je propose, à nouveau, aux lecteurs de mon blog est bien sûr complet. Bonne lecture.

En mai 2009, alors que j’étais député à l’Assemblée nationale, j’avais interpellé le premier ministre sur le pourquoi du choix, par les pouvoirs publics, de la transcription sur la quatrième chaine de télévision (chaîne en tamazight) de la langue amazigh en caractère arabe. Je souligne au lecteur que l’enseignement de cette langue (Tamazight) se fait en caractère universel dans nos écoles et dans les deux instituts universitaires – Tizi Ouzou et Vgayet – qui forment les futurs enseignants qui doivent la dispenser. J’avais relevé, dans cette démarche, une grave incohérence pédagogique et exprimé ma crainte quant à une possible tentation ou volonté de manipulation idéologique de l’identité amazigh.

Le premier ministre n’avait pas tardé à répondre. Une réponse préoccupante, à plus d’un titre, quant au sort qui est réservé par les responsables à cette langue.  Avant de rapporter les propos de ce dernier, voici en substance ce que je lui écrivais dans la correspondance que je lui ai adressée.

«… La quatrième chaîne de télévision, en tamazight, née il y a quelques mois est bienvenue. Elle répare une injustice commise depuis l’indépendance de notre pays à l’encontre de la langue et de la culture amazigh qui ont été, comme vous le savez, frappées d’ostracisme. Faut-il rappeler que cette dimension fondamentale de l’identité nationale a été, dès le recouvrement de  notre indépendance, volontairement occultée par les pouvoirs publics, sous prétexte de préserver l’unité nationale ? Une injustice commise à l’égard d’une large partie de la population algérienne qui se voit encore aujourd’hui spoliée de son identité, de sa langue et de sa culture. Faut-il rappeler aussi que de nombreux citoyens algériens avaient été arrêtés et persécutés pour avoir revendiqué la reconnaissance de cette identité ? (…)

Je ne vais pas m’appesantir sur les acquis que cette dernière a arrachés depuis le printemps amazigh de 1980 et la grève du cartable durant l’année scolaire 94-95. La naissance du HCA (Haut Commissariat à l’amazighité) et l’enseignement de tamazight dans les écoles algériennes constituent des progrès certains. La constitutionnalisation de cette identité millénaire de notre pays est un début de reconnaissance même si elle est tardive et encore insuffisante. La quatrième chaîne de télévision est un autre progrès, mais cette dernière utilise le caractère arabe pour sous-titrer et transcrire tamazight et… cette langue est enseignée dans nos écoles en caractère universel. (…) Une confusion préjudiciable d’un point de vue de la pédagogie. (…)

Sur le plan politique, il nous est permis de nous interroger sur les motivations réelles qui ont amené les responsables de cette chaîne à commettre une telle incohérence. Je vois dans cette démarche une grossière manipulation idéologique. A moins de vouloir saborder ce nouvel acquis et de ruiner l’espoir, pour la population amazigh, de voir enfin son identité, sa langue et sa culture définitivement reconnues, réhabilitées et promues comme elles le méritent, l’Etat algérien doit faire preuve de cohérence et corriger cette aberration ».

Dans sa réponse, le premier ministre dira que le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) et l’Académie de la langue arabe ont été instruits pour trouver ensemble la meilleure façon,  « scientifique », de transcrire tamazight. Un argument qui charge de sens cette réponse et qui montre que le choix de la transcription en caractère arabe de la langue amazigh est déjà fait par les pouvoirs publics. En témoigne, en effet, ce qui se passe dans la quatrième chaîne de télévision. Un message idéologique fort, adressé à l’opinion mais surtout à ceux qui militent, pour des considérations  politiques notamment, pour le choix du caractère universel.

Tamazight est transcrite en caractère universel depuis des années. Tous les spécialistes qui ont pris en charge cette langue ont donné un argumentaire solide pour justifier un tel choix.  Dans les séminaires successifs qu’il a organisés, le HCA a montré son adhésion à ce choix et donné des recommandations allant dans ce sens. C’est pourquoi, d’ailleurs, les deux instituts de Tamazight, et les écoles, dispensent son enseignement dans ce caractère. Les spécialistes et le HCA ont donc fait leur choix. L’Etat algérien, quant à lui,  donne l’impression qu’il n’a pas encore fait le sien, quand bien même la réponse donnée par Ouyahia veut prouver le contraire.

La décision des pouvoirs publics d’impliquer l’Académie de la langue arabe dans ce problème n’est pas innocente. Une conviction, sans doute, partagée par tous les militants de la cause amazigh. Chacun est en effet en droit de se, légitimement, demander ce que cette institution a à voir dans la transcription de Tamazight. Ce n’est pas son objet et n’a donc aucune compétence dans le domaine. A moins que la manipulation idéologique ne soit justement là. Mais le premier ministre a commencé par dire, dans sa réponse, que le choix de la transcription, à la télévision, de tamazight en caractère arabe est fait dans le souci de permettre au plus grand nombre de comprendre cette langue. Tout est dit.  Le plus grand nombre a accès, selon ce commis de l’Etat, à la langue arabe. Mais quel intérêt auraient les populations arabophones à pouvoir lire le tamazight écrit en lettres arabes si elles n’y comprennent rien, surtout quand il s’agit d’un film en arabe sous-titré en tamazight? Un argument qui ne tient pas et qui participe de la manipulation. Le choix de la transcription de notre langue est fait et la réflexion que l’Etat semble vouloir initier pour répondre « scientifiquement » à ce souci de l’écriture de tamazight n’est qu’une mise en scène trompeuse.

Dans un propos publié dans le quotidien « le soir d’Algérie » du 20 de septembre dernier, Youcef Merahi secrétaire général du HCA conforte mon opinion en s’inscrivant en faux avec la réponse du désormais ex premier ministre. « Le HCA est abandonné par ses partenaires institutionnels », dira-t-il en regrettant que cette structure (le HCA) ne soit plus consultée, particulièrement quand il s’est agi de choisir le mode de transcription de la langue amazigh. Evoquant le caractère expérimental et non obligatoire de son enseignement, il dénoncera clairement ce qu’il appelle « une volonté politique des autorités de freiner l’enseignement de Tamazight à l’échelle nationale ». Et parce que les élèves inscrits sont majoritairement concentrés en Kabylie, il dira que « le ministère est en train de kabyliser et de ghettoïser l’enseignement de Tamazight». Ainsi, en concentrant en Kabylie cet enseignement, les pouvoirs publics nourrissent le dessein de réduire cette langue à une portion congrue en la cantonnant exclusivement dans la région qui la revendique avec insistance. Pour contrarier ce funeste projet, le secrétaire général du HCA souligne la nécessaire création d’une Académie de Tamazight et l’indispensable officialisation de cette langue.

 L’Etat algérien a des responsabilités à assumer devant l’histoire. La première étant de libérer la langue amazigh de toute forme d’asservissement idéologique, en l’émancipant notamment de cet absurde lien avec l’Académie de la langue arabe. Tamazight est adulte et la promotion de son épanouissement passe par la seule voie de son officialisation. Une revendication juste, légitimement attendue mais qui, pour des raisons obscures, effraie le pouvoir… le cœur du problème.

L’exclusion dont sont l’objet, depuis l’indépendance de notre pays, les culture et langue amazigh est une grave forfaiture. Elle spolie le peuple algérien, tout entier, de son appartenance identitaire millénaire et est une négation de sa filiation historique à la Numidie antique. Un déni qui s’apparente à la violation d’un droit Humain fondamental, celui de s’approprier son histoire et de vivre pleinement sa langue et sa culture. Une identité immémoriale forclose par la volonté d’un système politico-idéologique inique qui a décidé de lui substituer des référents nouveaux,  hégémoniques et exclusifs. L’identité arabe, au nom de laquelle, cinquante ans après notre indépendance, des centaines d’enfants algériens ne sont pas, depuis plusieurs mois – pour certains depuis quelques années -, encore inscrits sur les registres d’état civil ; sous le prétexte que les prénoms choisis par leurs parents ne sont pas algériens. Des prénoms amazigh qui ne figurent pas sur les listes officiels du ministère de l’intérieur, lesquelles listes n’ont, au demeurant, pas été actualisées depuis plus de trente ans. Des prénoms exhumés du passé de notre pays, qui participent à la réécriture de notre histoire et à la renaissance de notre identité. C’est manifestement pourquoi ces prénoms « nouveaux » dérangent et qu’il faut – comme la langue amazigh – les étouffer, coûte que coûte. Une véritable aliénation.

Une censure qui prend sa source dans les origines du mouvement national et dont la première pierre a été posée par Messali Hadj. Patriarche et patron incontesté du PPA (Parti du Peuple Algérien), ce dernier a été le premier chef politique algérien à manifester une hostilité à l’endroit de l’identité amazigh. Deux thèses s’étaient, en ce temps, affrontées. C’était dans le début des années quarante. Elles avaient donné naissance à la crise dite berbériste de 1949. S’étaient alors opposées les tenants de l’arabo-islamisme, avec Messali Hadj, d’une part et ceux qui, d’autres parts, défendaient l’idée d’une Algérie algérienne avec sa dimension berbère. Une fronde – animée d’abord par Amar Imache puis relayée par Ouali Bennaï, Amar Ould Hamouda, Rachid Ali Yahia, etc. – qui était venue rappeler, s’il en est, la nécessité d’intégrer la dimension amazigh de la personnalité algérienne dans toute revendication nationaliste.

Quelques années plus tard, durant la guerre de libération, Les chefs révolutionnaires de la wilaya III historique avaient du s’opposer avec fermeté pour ne pas voir cette région fractionnée et diluée dans les wilayates arabophones limitrophes. L’objectif de cette partition était de dépouiller la Kabylie de sa spécificité, un complot contre son identité. Une stratégie qui s’était poursuivi durant toute la révolution pour se, définitivement, concrétiser avec la crise de l’été 62 et le congrès de Tripoli. On venait, à cette occasion, de tenter de gommer de la conscience collective la plateforme de la Soummam qui s’était déroulée dans cette wilaya et dont le principal artisan était Abbane Ramdane. L’Algérie qui avait recouvré sa souveraineté se dirigeait vers un autre destin. Le duo Ben Bella-Boumediène venait en effet de mettre en place les conditions de la prise du pouvoir par l’armée des frontières. Chacun se rappelle de la déclaration tonitruante du premier président de l’Algérie libre : « nous sommes des arabes, nous sommes des arabes, nous sommes des arabes… ».

L’engagement militaire de 1963 du Front de Forces Socialistes (FFS) – dont l’objectif était de s’opposer au putsch de l’armée des frontières et à la prise en otage de l’indépendance de l’Algérie – s’était retrouvé isolé et réduit à la seule région de Kabylie. L’adhésion à cette action n’avait pas eu lieu parce que, déjà, elle était stigmatisée et montrée du doigt comme une sédition régionaliste, dangereuse pour l’avenir arabo-musulman de l’Algérie. A la suite de cet épisode de l’histoire de notre pays, le destin de l’identité amazigh avait été presque exclusivement relié à celui de la Kabylie. Une situation, au demeurant, entièrement assumée par cette région de l’Algérie.

Dès lors, évoquer seulement cette question était devenu suspect, une subversion pour ne pas dire une atteinte à l’unité nationale et à la sécurité de l’Etat ; à réprimer par tous les moyens. La suite des événements qui ont émaillé la vie politique nationale ont montré avec quelle férocité notre identité a été combattue. Toute personne suspectée de militer pour tamazight était pourchassée, persécutée. Une lutte sans merci avait également été menée, avec la complicité des autorités françaises de l’époque, contre l’Académie berbère, créée à Paris par des militants kabyles.

Une répression qui n’a cependant pas pu contenir la révolte kabyle du printemps berbère de 1980. Un mouvement qui a fait s’écrouler le mur de la terreur et fait sortir au grand jour une revendication identitaire jusque là, il faut le dire, clandestine. Grâce au MCB (Mouvement Culturel Berbère) en Kabylie et au MCA (Mouvement Culturel Amazigh) dans les Aurès, la contestation, qui était restée résolument pacifique, avait pu se poursuivre avec constance et détermination. Avril 80 avait, non seulement, sorti de la clandestinité la revendication amazigh mais il avait également été un des éléments fondateurs du combat démocratique dans notre pays.

20 ans plus tard, Abdelaziz Bouteflika – chef de l’Etat nouvellement élu – est venu, à partir de la salle Saïd Tazerout de Tizi Ouzou, rappeler à la population kabyle sa détermination à perpétuer la discrimination qui frappe, depuis l’indépendance, son identité. C’était en août 2000. Le « jamais » qu’il avait martelé trois fois, du haut de la tribune, devant les citoyens de cette région, pour dire son refus de reconnaitre tamazight comme langue officielle, a inauguré un règne où l’abus d’autorité l’a disputé à une gouvernance faite d’injustice et de reniements. Deux mandats et demi plus tard, cette importante composante de l’identité nationale est toujours exclue. Fidèle aux pratiques de l’idéologie qui l’a porté au pouvoir, le président de la République avait reconduit l’arbitraire. Pour autant, l’Histoire est en marche. Rien ne pourra l’arrêter. Le premier responsable algérien avait raté l’occasion d’y entrer par la grande porte… A moins, qu’en cette fin de troisième mandat, il ne se ressaisisse et qu’il ne profite de l’opportunité de la constitution en cours de préparation pour réparer l’injustice.

L’officialisation de tamazight pose aux dirigeants du pays un réel problème. En vérité un faux problème. Celui de son accès à la vie politique nationale mais aussi et surtout celui de son entrée dans les institutions de la République. Chacun devra alors y tenir compte. Les commis de l’Etat – le policier, le gendarme, le magistrat, le chef de daïra ou encore le Wali –  seront, de ce fait, soumis à l’obligation de s’exprimer en tamazight pour prétendre représenter les institutions républicaines dans les régions ou cette langue est prédominante. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, ce qui est d’ailleurs un dommage. En réalité, un droit qui n’est pas respecté dans notre pays. J’en veux pour preuve l’exemple de la loi 08-09 du 25 février 2008 portant code de procédure civile et administrative. Une loi qui consacre par son article 8 la domination, la supériorité, de la langue arabe. L’alinéa 3 exige en effet, des plaidoiries, de mener les débats exclusivement dans cette langue. Comment peut-on rendre la justice quand le justiciable qui vit dans une région non arabophone assiste à des débats le concernant sans rien y comprendre. En particulier, quand le magistrat est zélé et ne s’exprime pas en arabe algérien mais plutôt en arabe classique. Un statut de langue officielle pour tamazight viendrait, bien sûr, contrarier les desseins de cette loi et de toutes celles qui s’inscrivent dans le même état d’esprit.

Rendre officiels tous les parlers locaux, une pratique qui est en cours dans les pays où de nombreuses ethnies se côtoient. L’Afrique du Sud en est un très bon exemple et en Belgique, pour seulement ambitionner travailler dans une banque à Bruxelles, il est impératif au prétendant au poste de parler les deux langues du pays : le français (le wallon) et le néerlandais (le flamand)…

Officialiser tamazight ne manquera pas de légitimer et de généraliser l’usage de la langue dans les régions où elle est parlée. L’Etat devra nécessairement se plier aux exigences de son développement et lui donner tous les moyens indispensables à son enseignement et à sa promotion. Parce que la langue amazigh est une, un statut officiel lui permettra de définitivement unifier les parlers locaux, non seulement dans notre pays mais aussi sur tout le territoire de l’Afrique du nord. Une perspective qui peut contrarier… en particulier si cette renaissance – également présente dans les autres pays de la région, à l’instar du Maroc et de la Lybie – fait entrer Tamazight en compétition avec la langue arabe et lui fait prendre encore plus de vigueur pour motiver et doper la revendication identitaire amazigh dans toute la région. Un destin nouveau qui hypothéquera, à terme, le projet chimérique d’un Maghreb arabe qui peine toujours à se concrétiser. Inacceptable pour le pouvoir algérien et sans doute pour ceux de nos voisins.

Pour autant, cette crispation autour de valeurs identitaires exclusivement arabo-musulmanes – qui occultent le socle identitaire amazigh de toute la nation algérienne et qui nient la réalité sociologique de la population de notre pays – est alimentée par la crainte incompréhensible d’une possible remise en cause du statut de la langue arabe et pour certains – même si cela n’est pas clairement avoué – de celui de l’islamité de l’Algérie. Un fantasme et, sans doute, une volonté de manipuler les consciences en inventant des peurs pour provoquer la haine et maintenir éveillés les démons de la division. Officialiser tamazight n’est ni une menace pour la cohésion nationale, ni un danger pour la langue arabe ou l’islam. Le danger pour l’une et pour les autres  vient d’ailleurs. Le péril pour notre pays vient du chômage, de la pauvreté, de la misère sociale et de l’injustice. Les algériens le savent bien, le pouvoir également.

Rendre officielle la langue amazigh est le vœu de toute la nation algérienne, parce qu’elle s’y reconnait naturellement et parce que c’est là un acte fédérateur. Officialiser tamazight réparera un déni de justice commis à l’égard du peuple algérien tout entier et qui dure depuis qu’il s’est libéré du joug colonial. Un geste salutaire qui émancipera définitivement notre pays de la « thèse du complot séparatiste ». Mais n’est-ce pas cette démystification qui dérange?


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