DzActiviste.info Publié le lun 3 Juin 2013

On n’a pas su protéger l’innocence

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Les couches les plus défavorisées payent plus chèrement les orientations socio-économiques imposées par la mondialisation néolibérale qui favorise et creuse les inégalités. La vulnérabilité de certaines couches s’est accrue. La pauvreté touche davantage les régions rurales que les zones urbaines, notamment les femmes et les personnes sans instruction. Elle se manifeste par l’insuffisance de revenus et de ressources productives. Une violence est infligée à une grande partie de la population, puisque la faim et la malnutrition, la mauvaise santé, l’environnement insalubre, la discrimination sociale et l’exclusion sont des fléaux qui persistent.

Le pouvoir continue à concevoir sa politique sociale comme un palliatif charitable visant à rendre soutenable politiquement sa réforme. Des enfants qui se donnent la mort, certains au bout d’une corde loin des regards, d’autres en se consumant par le feu en plein jour, d’autres au risque de leur vie partent aux bords des routes inachevées pour apaiser la conscience de ceux qui l’ont perdue. Ce sont là autant de signes d’une époque intolérable qui garde les hommes dans un état de bâillement et d’inconscience. Cette convulsion d’ennui et de désespoirs mitoyenne du sommeil, entretenue par un Etat incapable de lutter contre l’injustice et les inégalités, a non seulement ôté toute perspective d’avenir à la jeunesse, mais est en train d’enterrer toute forme de vie aux enfants. Des meurtres dont l’état, les parents et la société civile par leur silence partagent l’entière responsabilité. On n’a pas su protéger cette innocence.

Le Collectif National pour le Libertés Citoyennes (CNLC) dénonce l’injustice et la violence faites aux enfants les plus vulnérables et combat l’indifférence. Trop d’enfants sont encore aujourd’hui menacés et subissent des entraves à leur développement : la pauvreté, le handicap, les maltraitances, les souffrances morales invisibles. Chaque enfant, quel qu’il soit et quelle que soit son histoire, a des droits fondamentaux. En premier lieu, qu’on le reconnaisse comme un individu à part entière, acteur de sa vie et de son avenir.

Kader Affak, membre du CNLC

Samedi 1er juin


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