DzActiviste.info Publié le mar 27 Nov 2012

Oran – Communiqué ligue des droits de l’homme

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Le Bureau d’Oran de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme a appris avec consternation qu’un concitoyen s’est suicidé en se jetant du 4eme étage du siège du tribunal d’Oran sis cité Djamel. Au delà du fait que cet acte soit survenu au sein d’un lieu qui se devait être un symbole de la justice rendue le Bureau d’Oran constate que plusieurs versions circulent sur les causes de la présence même de notre concitoyen au sein du tribunal et la répétition à outrance de la même accusation « outrage à un agent des services de l’ordre en exercice. Cette accusation que l’on retrouve dans les procès contre les militants des droits de l’homme et militants syndicaux fait craindre le pire. Le Bureau d’Oran de la LADDH prendra contact avec la famille du défunt pour avoir des informations qui pourront apporter un éclairage supplémentaire à cette affaire et ne manquera pas d’en suivre les développements.

Le Bureau d’Oran dénonce d’autre part le refus déguisé (pas de réponse) du visa opposé à la demande de Mme Catherine Teule la représentante de la Ligue des Droits de L’homme (France) qui devait participer à une mission conjointe avec la LADDH et l’AMDH (Association Marocaine des droits de l’homme) pour s’enquérir de la situation des migrants subsahariens au niveau de la frontière Ouest de notre pays (côté Algérie et côté Maroc), mission qui s’intègre dans le groupe « migration et asile » du réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme. Ce refus indique qu’au delà des discours l’Algérie penche pour la stigmatisation et la répression des migrants. De plus le Bureau d’Oran de la LADDH apprenant la réalisation d’un siège réservé au service régional de recherche et de lutte contre l’immigration clandestine au niveau de la Wilaya d’Oran et constatant l’importance de l’édifice bâti sur 1600 m2 sur au moins deux niveaux craint qu’en fait cela ne soit qu’un centre de rétention des migrants (la dénomination n’ayant aucune importance).

Le Bureau d’Oran comprend maintenant pourquoi il a été facile au mois de juillet 2012 à des familles entières de Migrants (Nigériens et Maliens) de se déplacer jusqu’à Oran depuis la frontière du Sud et ce dans un pays ou le nombre de barrages fixes et mobiles des différents services de sécurité est considérable. Le fait de laisser des familles entières dans la rue pendant des semaines, de stigmatiser leur comportement en les accusant de tous les maux était une politique de préparation de l’opinion publique afin de faire accepter le rôle peu glorieux que va jouer l’Algérie en acceptant le principe d’externalisation des frontières imposée par l’Union Européenne.

P/Bureau d’Oran
Kaddour CHOUICHA


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