DzActiviste.info Publié le sam 25 Mai 2013

ORAN LE CIMENT FAIT DES AILLES

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Main basse des spéculateurs sur le marché des matériaux de construction

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Rien d’étonnant, comme chaque année à la même période et depuis 1996, les spéculateurs du ciment activent en vitesse de croisière. Le prix du sac du ciment à 300 da sortie d’usine est exposé aux citoyens entre 800 et 900 da. Tous les acteurs de ce créneau sont complices.

Enquête et Investigation: Mohamed Ibn Khaldoun

Notre enquête et investigation que soit à Zahana, Beni Saf, Saida ou auprès du complexe des plâtres de Fleurus, ont démontrés comme toujours, la même combine qui est pratiquée par ces barons du ciment et du plâtre, spéculateurs, qui ne sont entre outre que des ‘’pseudos clients’’, inscrits auprès des services commerciaux des unités de productions comme ‘’des clients potentiels’’, alors qu’en réalité se sont des spéculateurs, sans dépôt, ni moyen de transport, ni chantier de construction dont la plupart n’honore jamais ses créances auprès du fisc, comme il nous a été confirmé. Certains détiennent des registres de commerce aux noms de personnes inconnus physiquement, d’autres leurs registres sont au nom de femmes, le cas d’un ancien maire d’une des communes d’Oran qui avait déposé un dossier client au nom de son épouse dont l’adresse du locale est fictive, il avait longuement activé dans la vente de ses bons de commandes et d’enlèvement. Fait confirmé, parmi les souteneurs des barons du ciment et plâtre, figuraient des simples chauffeurs de camion, sont devenus des milliardaires et barons du matériaux de construction sans aucun registre de commerce.

Leur astuce, la possession de la carte du transport de marchandise, mais en réalité ils sont les intermédiaires des barons. Ce stratagème dure depuis 1996, manipulé par les mêmes barons de ce créneau malhonnête. Constatation, le relais de ces barons comme nous l’avons cité, un grand nombre de transporteurs, titulaire uniquement de la carte du transport, alors qu’ils achètent auprès des pseudos clients potentiels des usines, les bons d’enlèvements ou les bons de commandes pour le chargement de ciment ou du plâtre et de fausses factures de commerçants privés en matériaux de construction, pour pouvoir circuler entre les wilayas. Une fausse facture coutait entre 200 et 500 da, ce document est exhibé aux postes de contrôle sur les routes. Indiquant que la marchandise est achetée auprès d’un grossiste au prix légal et régulier avec la destination de la wilaya choisi. Quant aux transporteurs qui activent à l’intérieur de la Wilaya d’Oran par exemple, ils disposent chacun d’un réseau de client revendeur ou détaillant qui préfèrent réceptionner le produit aux noms inconnus qui leur permis toujours à ce dérober du fisc. Cependant les prix sont tellement majorés que les autos constructeurs pris à la gorge et pour ne pas retarder les travaux de construction, paient rubis sur l’ongle sans discuter.

Ce qui a favorisé cette dangereuse spéculation et amplifier la gangrène des barons du ciment dont ils sont connus mais rarement touché. Certains même sont favorisés par leur connaissance auprès des directions des usines. Le cas d’un certains transporteur qui bénéficiait de large facilité par sa connaissance hautement placé à une direction générale des ciments et produit blanc. Voir même les bons visés par ce responsable ordonnant même la priorité d’accès au chargement, faisant fi du respect de l’ordre d’arriver. Nous disposons de copies de documents qui impliquent certains responsables à travers leurs signatures et instructions pour favoriser certains barons qui même se trouvaient en situation irrégulière avec le fisc et qui commercialisent leurs bons de commande et une liste de ces barons des matériaux de construction. Alors que l’honnête commerçant et le citoyen auto constructeur trouvent des contraintes pour accéder au produit.

Par ailleurs, les commerçants de détail bien qu’ils sont impliqués dans ce trafic, ils déclarent qu’ils n’y sont pour rien dans cette hausse arbitraire des prix et portent un doigt accusateur vers les spéculateurs qui sont inscrit comme clients potentiels auprès des cimenteries et plâtrière. Mais notre enquête a déterminée le contraire. Certains de ces revendeurs sont inscrit ‘’Clients de Sodmac’’, ils sont régulièrement approvisionnés par les unités SODMAC au prix régulier, mais ils s’alignent avec les spéculateurs en imposant leur prix. Nous avons contactés les directions de chaque unité Sodmac, dont le directeur général M. Nekrouf, qui ne ménage aucun effort pour satisfaire sa clientèle et même les autos constructeurs qui au préalable déposent un dossier comprenant les copies du permis de construction, et le document d’évaluation du produit dont la quantité du ciment ou plâtre est bien mentionnée par les architectes. Ces clients sont approvisionnés régulièrement et sans contrainte. L’unique contrainte est située au niveau des cimenteries. La SODMAC demeure un réseau qui combat indirectement la spéculation, mais sans l’autorité compétente, les barons du ciment demeurent intacts et continus chaque année à imposer leur diktat.
Les services chargés de la protection du consommateur (constructeur) et de la lutte contre la fraude au ministère du commerce ne semblaient pas prendre sérieusement ce créneau en charge, pour éradiquer cette spéculation, notamment en épluchons tous les dossiers dits de ‘’clients potentiels’’ des cimenteries et de la plâtrière de Fleurus. Assainir cette situation et suivre les sources d’approvisionnement des revendeurs, mettront sans aucun doute fin au règne de ces barons du ciment et probablement leurs complices à l’intérieur des usines. A

Cet effet, la direction du commerce d’Oran, nous informes que l’année précédente, ses inspecteurs de la qualité et des pratiques commerciales ont constaté que deux opérateurs économiques n’avaient pas de registre de commerce pour le ciment, d’autres n’avaient pas de locaux. Le défaut de factures etc. Cette opération de contrôle nous ditons a touchée, 85 opérateurs économiques, activant dans le circuit de la distribution des matériaux de construction, dont 21 infractions ont été constatés et les auteurs poursuivis en justice. Cette année de 2013, malgré la fièvre des prix du ciment depuis le début du mois de mai, aucun contrôle n’est effectué encore. Le sac du ciment atteint entre 800 et 900 da dans tous les coins de la ville d’Oran et ses communes. A El Hassi et jusqu’au ‘’Rocher’’ que nous avons visités, certains commerçants ne disposaient pas de registre de commerce, d’autre utilise un seul registre pour plusieurs locaux, et le comble, certains aussi entassent les matériaux de construction devant des immeubles en cours de construction, pour tremper les visites d’inspection en expliquant que les matériaux concernaient la construction alors qu’en réalité ils sont destinés au commerce ! A Misserghin c’est un autre type de fraude. Bien que les commerçants sont approvisionnés par la SODMAC à un prix régulier, il l’aligne au prix du marché noir, jamais une opération de contrôle n’a touchée cette ville, nous confirme un élu local. A Oran, tous les dépositaires de ciment affichent la hausse des prix, Ils ne sont que rarement approvisionné à partir des usines ou à travers SODMAC, uniquement pour avoir une facture dans le tiroir, la plupart du temps sont alimenté par le marché noir, par les barons du ciment, sans aucune facturation pour éviter le fisc, mais en cas de contrôle ils exhibent les factures d’usine ou celle de Sodmac. Alors qu’un fait insolite est survenu le mois dernier et qui a bel et bien favorisé la spéculation et la montée en flèche des prix, est l’arrêt de la cimenterie de Beni Saf, officiellement pour grève du personnel, mais selon des indiscrétions et des observateurs, l’arrêt de la production coïncide avec la période où les barons du ciment et les spéculateurs s’activent, nos interlocuteurs dans cette cimenterie nous ont déclaré que certains travailleurs de cette cimenterie possèdent des tracteurs et camions et s’adonnent à la vente illicite du ciment, Une information que les services compétents pouvaient confirmer ou infirmer. Ces pratiques hors-la-loi, sont monnaie courante depuis 1996. Le ministère du commerce a déjà annoncé, la fixation des prix et marges plafonds de gros et de détail applicable au ciment Portland composé conditionné pour réguler le marché local. Les marges bénéficiaires des grossistes pour le quintal sont fixées à 80 da, les détaillants auront droit, quant à eux, à une marge de 120 da. Pour le sac de 50 kg, les grossistes réaliserons un bénéfice de 40 da et les détaillants 60 da, insiste le ministère. Ces nouvelles marges bénéficiaires s’appliquent au prix de cession sortie usine (toutes taxes, comprises et charges de manutention), au prix CAF (coût, assurances et fret) et au prix de vente de gros (toutes taxes comprises pour la marge de détail).

Toutes ces procédures, réglementations et régulations, sont défiés par les barons du ciment avec la complicité engagée des revendeurs, fait confirmé par notre enquête.

Par ailleurs, le président de la confédération nationale du patronat (CNPA) secteur du BTPH, M. Dennouni est sortie de son mutisme en déclarant au sujet de la question lancinante du ciment dont la pénurie, aujourd’hui, reste un véritable problème qui pousse les entreprises pour être dans le délais à se rabattre au marché noir et accepter le fait accompli des barons du ciment. M. Dennouni, ajoute que le sac de ciment coûte trois fois le prix cédé par les cimenteries. Il est « à 900 da, contre 300 da sortie d’usine ». De plus « seules les commandes de plus de 200 tonnes sont traitées » (les pseudos clients potentiels qui s’adonnent à la spéculation). Selon les témoignages de promoteurs. Ce qui revient à exclure la petite PME, Pour le représentant du CNPA, les prix d’usine profitent aux grandes entreprises qui réalisent les barrages, les tunnels…alors qu’elles incluent dans leur soumission un prix de référence à 4 euros (le prix sur le marché international), soit l’équivalent de 500 da. En réalité, ces entreprises, étrangères, empochent un différentiel et profitent d’un prix intérieur à 300 da au détriment des PME locales…et bien sûr du citoyen l’auto constructeur.
Déjà, le porte parole de l’UGCAA (Union général des commerçants et artisans algériens, M. Hadj Tahar Boulenouar, n’a pas hésité à porter un doigt accusateur des barons du ciment auteurs de la spéculation. Selon lui, la flambée des prix est due essentiellement aux pratiques spéculatives menées par certains entrepreneurs illégaux. Ces barons dira-t-il sont à l’origine de cette augmentation arbitraire et injustifiée du tarif du ciment, en ajoutant que « ce secteur échappe au contrôle de l’Etat, ce qui a poussé certains spéculateurs à dicter leur loi et leurs prix, sans que personne ne puisse mettre un terme à cette hausse illégale. Un quintal de ciment est cédé entre 1300 et 1500 da sur le marché national. Les prix libres explique Boulenouar, sont appliqués dans un marché où la concurrence impose sa loi et non pas dans un marché régi par la pénurie, comme le nôtre. L’Etat est le régulateur a-t-il expliqué.

Selon les observateurs, même les importateurs de ciment tenus de céder le sac à 400 DA, le revendent, avant l’arrivée à quai, en pleine mer, à 650 DA le sac, aux spéculateurs qui le proposent à leur tour à partir de 800 et 900 DA.

De quoi donner le tournis devant tant de laisser-faire, en l’absence des services concernés pour sévir et punir ceux qui sont derrière l’ascension vertigineuse des prix de ce produit stratégique. Et dont les effets pervers se feront durement sentir sur la cadence des travaux et chantiers en cours.


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