DzActiviste.info Publié le mar 10 Déc 2013

Où vont les droits de l’Homme ?

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Alger le 9 décembre 2013 – En ce 65ème anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, le Collectif des Familles de Disparus (CFDA) et SOS Disparus, appellent l’Algérie, nouvellement élue au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à se conformer à ses engagements internationaux signés et ratifiés, à respecter les droits et libertés fondamentales de chacun et à faire la lumière sur le sort des milliers de disparus dans les années 90.
En cette journée hautement symbolique, le CFDA et Sos Disparus tiennent à rappeler que plus de 8 000 personnes sont portées disparus dans les années 90 du fait des agents de l’Etat et que rien ne laisse entrevoir une quelconque volonté politique de satisfaire les attentes des familles.
A ce jour, les autorités algériennes refusent toujours une visite du Groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU, ainsi qu’une visite des rapporteurs spéciaux qui travaillent sur des sujets sensibles tels que la torture ou la détention arbitraire.
Par ailleurs, l’Algérie a été condamnée dix-neuf fois par le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies (CDH) dans des affaires de disparitions forcées. Dernièrement, le CFDA a encore obtenu la condamnation de l’Algérie par le CDH dans deux affaires de disparitions forcées : Farid Mechani, disparu en 1993 et Djamel Saadoun disparu en 1996.
Or, à ce jour, aucune enquête approfondie et impartiale n’a été diligentée pour élucider le sort de ces disparus, identifier et poursuivre les responsables et accorder une réparation pleine et entière aux milliers de familles comme l’a recommandé le CDH pour chaque affaire.
A l’occasion de cette journée commémorative, le CFDA et SOS Disparus appellent à venir les rejoindre nombreux, à un rassemblement pacifique le mardi 10 décembre à 10h devant le siège de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH) pour :
– Rappeler aux autorités algériennes que la démocratie et l’état de droit passent par le rétablissement de la paix, la Vérité et de la Justice pour toutes les victimes ;
– Faire respecter et favoriser l’exercice des droits et libertés individuelles et collectives des algériens ;
– Mettre en oeuvre les décisions et les recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU dans les affaires de disparitions forcées.
Pour Sos Disparus et le CFDA
Nassera Dutour,
Porte parole


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