DzActiviste.info Publié le sam 19 Avr 2014

PALAIS AZIZA (Casbah d’Alger) (source youtube par le biais de La Baie d’Alger)

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Palais Aziza, Casbah d'Alger – دار عزيزة بالقصبة Dar-El-Aziza, qui s'incrustait autrefois dans l'îlot de somptueux édifices de la Basse-Casbah, est une œuvre d'art, sinon l'empreinte d'un savoir-faire des bâtisseurs de l'ère ottomane. Dès l'accès à la «s'qifa» (l'atrium) qui est enjolivée de marbre et de céramique, le patio s'ouvre aussitôt sur «el-ouast eddar», la cour centrale, qui est également l'espace ouvert sur l'immensité du ciel agencé entre les «s'hayen ou m'rah» et les «bioute» (pièces) et les «ghorfat» (chambres). A l'entame de l'espace du plaisir des yeux et du bonheur de l'âme, la somptueuse demeure réverbère le flot de couleurs qu'illustre l'éclat qui affriande le cœur et enchante l'oeil du visiteur. Accéder par les «d'roudj» (les escaliers) couverts de Dar-El-Aziza, l'on ne peut s'empêcher d'y flatter de la main, l'agréable «darbouz» (la rampe) tout en se délectant d'une «qaada» (une halte) au pied de ses colonnes afin d'y soustraire à Dar-El-Aziza, quelques instants de rêverie. Ici, la galerie de pierre nous convie évidemment à une excursion culturelle dans le faste de la régence de l'Alger Ottoman, où la magnificence d'un don séculaire se schématise de sous les mansardes, où l'on subodore l'empreinte des maîtres charpentiers d'antan. Ce qui montre la réalité d'un voyage dans le temps, c'est l'extase au-dessus de l'amplitude de ses «darbouz», (la balustrade) façonnée artistiquement dans le bois. De la sorte, autant se laisser bercer vers une tranche de vie, qui a modelé l'art de vivre de…«Ness el Casbah» (Les gens de La Casbah. En réalité, le brillant du printemps est partout et tout le temps dans les motifs gravés dans le gypse et «crayonner» pour la postérité dans les carreaux de céramique. Et même, s'il ne subsiste rien aujourd'hui de la décoration d'autrefois, force est d'admettre qu'il y a la magie du vitrail, qui s'insère d'une cohérente adhésion au ciselage des barreaux d'ouvertures. Historique Le palais est un «miraculé» d'un îlot de «douerat» (bâtisses anciennes), qui était adjacent naguère au siège de la «Djenina». Cet édifice de l'Etat souverain de la Régence d'Alger, qui fut dévasté en l'an 1856, eu égard à l'«écart de conduite» envers la culture du beau qu'a opéré sans vergogne le corps de l'armée française, chargé des travaux de fortification et des voies de communication. En ce sens, la «furia» du génie militaire de l'armée d'Afrique que conduisit l'infâme général de Bourmont resta «sourd» aux protestations officielles de l'Etat ottoman et ravagea l'édifice de «La Djenina». Depuis, Dar-El-Aziza s'en est sortie indemne du pic destructeur de l'occupant et resta debout dans le voisinage d'un pâté de «diour» (maisons) de souverains turcs au lieu-dit «Zoudj-Aïoune» (Les deux fontaines) pour les uns et au «Souk-El-Djemaa» (Le marché du vendredi) pour les autres. Ainsi, et à longueur de bruits de bottes et de la fureur de coups de canons, Dar-El-Aziza, aura vécu dans la «houma» (le quartier) incontournable pour les touristes afin d'y narrer l'époque, où ses «biout» (les pièces) offraient le gîte et le couvert aux convives d'«El-Djazaïr El-Mahroussa» (Alger la bien gardée). Plus tard, la princesse Aziza, qui d'après les anciens récits, était la fille du dey et l'épouse du bey, en fit ses appartements Seulement, au lendemain de la conquête d'Alger en 1830, il y eut du… «monde» inscrit d'une façon usurpée dans la situation juridique de l'immeuble, dont l'Evêché d'Alger. En ce mois du patrimoine, on l'on sonne le tocsin pour y insuffler de la vie aux palais d'El-Djazaïr, c'est à Dar-El-Aziza, qu'abrite en ce moment le siège social de l'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels, que sera donné le la aux festivités d'un mois rondelet telle une «qoba» (un dôme) du mausolée de Sidi-Abderrahmane-Ethaalibi. Première innovation, le jardin des locaux de l'ancienne Agence nationale de l'archéologie et des sites et monuments classés, l'ANA, incite aujourd'hui à la rêverie ne serait-ce que Patrimoine architectural ancienpour y tenter d'y déceler un tant soit peu de ce qu'était Alger autrefois. Mieux, le «djenane» (le jardinet), est agencé de façon à s'y prélasser pour y reprendre son souffle après la «ziara» (la visite) dans les appartements d'El-Aziza.


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