DzActiviste.info Publié le ven 18 Jan 2013

Paris-Alger: les fruits venimeux de la connivence.

Partager
  
Ceux qui ont pensé que les évènements tragiques qui viennent d’avoir lieu à Ain Amenas ont eu lieu en Algérie ne savent  pas penser.

Ain Amenas est en Algérie. Mais ce qui vient de s’y passer ne regarde pas l’Algérie. Parce que dans n’importe quelle situation, les Algériens n’ont rien à y voir, même s’ils y perdent la vie.
De petits malins peuvent, à la limite, se défouler sur internet, jouer aux nationalistes, battre du tambour, mais à part produire de petits effets, ils n’ont rien à dire. Encore que même sur internet, il y a des cyber agents qui les traquent, et qui leur dénient le droit de parler seulement de l’Algérie, une propriété privée des patrons.
Ce qui se passe en Algérie ne regarde pas les Algériens. C’est l’affaire des patrons.
Algérie s’est juste prêtée, j’allais dire louée, à une prestation de studio, à une aubaine politique franco-française.  Ah! Quelle aubaine en effet ! Pour certains.
Des évènements particulièrement porteurs pour les pécheurs de statistiques favorables, une bonne affaire, tombée toute cuite dans l’escarcelle de la politique domestique hollandaise.
Ce qui s’est passé en Algérie, conséquence directe de l’intervention française au Mali, n’en déplaise à ceux qui veulent moduler l’évènement au gré de leurs propres lectures, n’est qu’un petit échantillon de la masse d’évènements, tout aussi, sinon plus tragiques qui ne vont pas manquer de survenir. Partout ! En France et ailleurs. Mais bonh !
Dans une affaire qui rapporte, il y a forcément des gens qui savent y faire.
Les démocraties occidentales, puisqu’il faut les appeler ainsi, pour faire bien, et pour faire averti, pour faire comme tout le monde, n’ont pas encore compris que la puissance militaire, le mensonge, et la figuration de régimes corrompus ne suffiront plus à contenir les colères des peuples, ni à maquiller les raisons de la colère.

L’afflux massif, et en constante augmentation, de cohortes de populations, en dizaines de millions de gens, qui ne reculent plus devant quelque difficulté que ce soit, pour tenter de s’installer en Europe, quitte à y aller à la nage, aurait dû attirer l’attention des sociétés occidentales, depuis longtemps, sur ce qui se passe dans ces pays où le despotisme et la mafiocratie font de tels ravages que mêmes les couches des populations les plus favorisées, celles-là mêmes qui sont aux commandes, n’ont plus d’autre objectif que de piller ce qu’elles peuvent, pour aller s’installer « la-bas ».

Mais le manque de perspicacité des gouvernants occidentaux, et leur haute corruptibilité,  ne sont pas dues à leur seul aveuglement. Ils ne font pas que tolérer la main-mise de ces crapules sur des peuples entiers pour la seule et sempiternelle raison d’État qu’ils ne cessent d’invoquer.
En réalité, ils se sont faits les complices de ces monstres, qui pillent leurs peuples, en même temps qu’ils les oppriment, et qu’ils les poussent à d’amers exils.
Ces gouvernants occidentaux, de gauche et de droite, ne disent rien des vraies tragédies de ces peuples. Ils font mine d’ignorer que les grands mouvements migratoires de ces peuples ne sont provoqués que par l’atroce gouvernance de véritables bandits, qu’ils soutiennent pourtant, avec lesquels ils ne répugnent pas à s’afficher.
 Ces dirigeants occidentaux profitent directement de la gabegie qui distingue la gestion de ces malheureux pays, parce qu’ils se font graisser la patte, parce qu’ils se sustentent du sang de peuples qui n’ont plus d’autre choix que d’échouer sur leurs rives.
C’est une connivence doublement criminelle, parce qu’elle vide des pays entiers de leurs habitants, au moment où elle provoque un afflux tragique vers d’autres, qui n’ont plus la capacité d’être une terre d’accueil pour un tel exode. De toute façon, pour les politicards occidentaux, au pire, il y a toujours moyen de se reconvertir dans l’extrême droite, croissant du goûter en bandoulière.

La tragédie de Ain Amenas est une conséquence d’une honteuse connivence. Sans l’appui des Hollande et autres Sarkozy, les Bouteflia et les Toufik n’auraient jamais pu se hisser à la tête des peuples qu’ils mènent vers la ruine.En chantant Kassaman

DB


Nombre de lectures: 284 Views
Embed This