DzActiviste.info Publié le mer 6 Nov 2013

Pauvres Algériens Riches En Marasme

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Mohamed Ibn Khaldoun

img_7411L’un des phénomènes les plus intéressants aujourd’hui en Algérie, demeure la cherté de la vie et Les augmentations anarchiques au vu et au su du ministre du commerce.

Si l’Algérien autrefois, a longtemps vu sa conduite dictée par on ne sait quel souci de conformité sociale, soumission, obéissance à « une morale » la nouvelle génération montante, entend d’abord « s’exprimer personnellement ». Avant les années quatre-vingt, « avoir de la personnalité » signifiait essentiellement se sentir fort intérieurement, savoir s’imposer aux autres. Rien de tel en 2013.
Le consommateur fragilisé par ces augmentations anarchiques, entend dire, qu’il jette en bloc et en silence le système social choisi par les gouvernants et imposé. Curieux, mais c’est une crise entre génération qui s’est produite, provoquée essentiellement par une « source » qui n’a jamais évaluée les transformations de l’époque. On aurait en effet pu imaginer que ce désir, ce choix, ce besoin ne résisterait pas à la dureté des temps, devant le spectre de l’inactivité (chômage, favoritisme, renvois des écoles, défaut de structures d’écoute et suivi, propagation de la drogue etc). Alors la rupture est consommée entre les deux parties, gouvernant et gouvernée., une partie de la population avouait que le besoin de sécurité économique primait tout. Alors que le marasme bat le plein, et les augmentations des prix de tous les produits sans mécanismes adaptables ne cessaient de faire des victimes parmi une très large population . D’où vient cette morosité ? Faut-il écouter ces humeurs chagrines ? Algérie l’orgueilleuse. L’un des plus beaux pays du Maghreb, semble aujourd’hui immobile. Comme si brusquement une sorte de fatalité, s’était emparée du pays ! La « crise » multiple les maux ». Nous sommes gâtés complet ! Foutus, Une expression fourre tout qui traduit –en partie – cette sourde inquiétude. Pendant que les départs en masse d’une population de tous âges et couche sociale, vers l’autre rive, toujours dans la clandestinité. Une aventure dramatique, que l’ancienne génération n’a jamais connue et même pas rêvée de la faire alors que la traversée était légale et sans passeport.. Les causes sont multiples. La male vie d’une population presque livrée à elle-même, un pouvoir d’achat qui ne finit pas de vider les portefeuilles d’un Smig dépassé par le temps les événements et les hommes. La recette des hydrocarbures se multiplie chaque mois Des reportages époussetés de l’éphémère étayé par une réflexion ; le regard du citoyen témoin qui ne se contente pas d’enregistrer des images mais donne à les comprendre. Alors se dessine la vie quotidienne d’un pays riche, avec une majorité pauvre, dont une minorité se sert à gogo et par les moyens tolérés et illégales.

Ne détournons pas la tête. Regardons cette autre face de l’Algérie, dont nous savons qu’elle existe, c’est une partie de ce pays réservée aux nouveaux riches. Des zones d’habitations de la dernière technologie de la construction. Une réalité qui est la logique de l’inégal développement de l’Algérie qui est responsable de ce marasme qui touche une large couche sociale. C’est aussi l’adoption d’un modèle de croissance économique privilégiant une catégorie d’Algériens qui a mis toute un engrenage dévorant les hommes. « Plus l’économie de l’Algérie s’ouvre sur le marché mondial, plus la masse des populations s’enfonce dans le dénouement. Pour de plus grand profit de quelques minorités locales et des sociétés étrangères.

L’Algérien modeste qui a subit la barbarie colonialiste durant 132 années, dans lesquelles, il n’était que l’indigène indigent, s’est retrouvé le lendemain de l’indépendance, entraîné dans un système dit socialiste, qui par le temps a montré ses défaillances et ses contradictions, réfutés par cette population qui s’est révoltée en Octobre 1988. Une révolte populaire quand même réprimée par une soldatesque.

A la demande d’amélioration des conditions de vie, le pouvoir libera la constitution de partis politiques, ce qui précipita le départ du pouvoir en place le 11 janvier 1992.
Depuis l’Algérie vit un mode de système libéral, dont la majorité des Algériens n’étaient pas prête à adopter. Une transformation presque radicale, qui a ajouté le mécontentement des travailleurs qui avaient commencés à perdre leur travail par les cascades des privatisations anarchiques des entreprises, même celles qui se portaient très bien financièrement, bradées au profit des étrangers avec l’assistance de certains hauts cadres Algériens qui avaient « déroulés les tapis rouges devant des étrangers »
Certainement, ce n’est pas qu’en brisant l’économie du marché qu’on fera disparaître le marasme. Mais en orientant ce marché. Et la prise de conscience des drames humains qu’il peut provoquer et un élément décisif dans la volonté d’intervention.

Aucun système politique ne s’est adapté sur le terrain depuis l’indépendance. Un pays c’est comme une famille. On ne peut durablement dépenser plus que ce qu’on gagne. Mais nous ne nous pouvons pas aussi continuer à commettre les mêmes erreurs sur dos de la population, en particulier la masse laborieuse. Quant à la mise en pratique des réformes chaque décennie. Un bon sens parfois dur à avaler pour certains surtouts lorsqu’il est exprimé avec autant d’assurance que d’inexpérience. Cette population qui a supportée tous les changements de système et réformes, est une population championne fatiguée de la lutte contre l’inflation, et un pouvoir d’achat horrible qui a atteint même la classe moyenne des cadres. Alors que l’autorité est une valeur aussi en baisse. Dans toutes les cellules de la société, de la famille, de l’entreprise à l’administration. Sanctionnée plus souvent qu’elle n’est confortée par les nouvelles lois, elle se dilue ou, plutôt, change de forme. Je ne crois pas que vous m’aviez compris, mais je sais que les autres ont compris.


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