DzActiviste.info Publié le mar 3 Sep 2013

Plus grave que les affaires, Khalifa et Khellil, réunies !…

Partager

24093_1339776828105_1641709808_786261_6767839_nBadreddine BENYOUCEF

Depuis maintenant plus de vingt ans, on assiste à un phénomène assez particulier en Algérie. Je cherche encore un quidam responsable qui croit en l’avenir du bled.

A tel point que lorsqu’il m’arrive d’y faire une virée, je rencontre d’anciens amis, très bien installés, qui ne comprennent pas mon discours vantant un retour au pays !…

Comme par exemple un architecte ayant un grand bureau d’études, qui croule sous les commandes, qui lors qu’une visite qu’il m’a rendue en France, m’a même pris au mot : « Si tu acceptes de permuter avec moi (je reprends ta situation en France et je te donne mon bureau d’études, ma grande villa), j’accepte sur le champ !… »

J’ai aussi remarqué qu’il n’y a qu’un reflexe qui consiste à changer ses dinars en €uros ou en dollars ! Pourtant, me suis-je dit, même au taux de 14.50, il vaudrait mieux posséder 290.000 DA que 2000 €uros…. Et la réalité me conforte dans mon point de vue : En effet, le pouvoir d’achat des 290.000 DA en Algérie est bien plus élevé aux 2000 euros si on vit en France par exemple. Vous avez bien noté que je prends le soin de souligner le pays où l’on vit…

Et là, je me suis rendu compte d’une réalité  stupéfiante. Un grand nombre de nos compatriotes, si demain le visa est supprimé, viendront nous rejoindre dans notre exil…

Ce raisonnement est plutôt valable pour un quidam normal, près de ses sous et même, aussi paradoxal que cela puisse paraître, est  jaloux de ce pays qui est le nôtre à tous… L’Algérie.

Mais, dans les hautes sphères, le problème est tout autre. L’affaire Khalifa fait partie de notre histoire contemporaine. Khellil n’a aucun souci à ce faire dans son adoptif Maryland !… Je prends le pari avec n’importe qui que nous n’assisterons jamais à un retour forcé au pays de ces flibustiers d’un nouveau genre.

Ce que nous apprenons, enfin ce que l’on savait déjà, la fuite des capitaux est devenue un sport national. Rien pour les 6 premiers mois de 2013, les importations ont représenté plus de 37 milliards de dollars US…. Pour vous donner une petite idée, un grand nombre de pays n’ont pas ce chiffre effarant comme budget annuel !…

Et comment est-ce possible qu’une telle somme a pu quitter le pays ??? Et l’on découvre l’innommable, juste en vous apportant un modeste éclairage  sur les modalités d’importation et vous allez constater comment la notion même d’Algérien est foulée aux pieds par l’ensemble de la communauté international et principalement par les exportateurs, même institutionnels, qui traitent avec le pays.

Comme toujours, j’apporte une simulation qui est en fait une possible réalité :

Monsieur X décidé d’importer 1000  cuves en inox. Il contacte son collègue italien qui lui établit une facture proformat en bonne et due forme pour 1000 cuves… Mais, il s’entend avec son maître italien qu’il s’agit en fait que de 10 cuves !…

Il présente cette facture à sa banque algérienne (BNA, BADR, CPA, BDL…) qui lui prépare la lettre de crédit qui conforte notre cher italien. Cette lettre de crédit est en fait un engagement ferme de la banque qu’elle s’engage à virer la somme dès lors que notre quidam algérien lui présente le connaissement de la marchandise.

Et là démarre la forfaiture. Le connaissement est un document douanier qui atteste que la Douane Algérienne a bien effectué les contrôles exigés en l’espèce. C’est-à-dire qu’un officier des Douanes Algériennes apporte sa signature et son engagement qu’il a bien vu au port d’Alger ou de Bejaïa, un conteneur avec 1000 cuves en inox… Alors qu’en fait, souvenez-vous, la commande n’est que de 10 cuves…

La suite relève de la prostitution économique. Notre cher italien encaisse réellement la somme correspondant à 1000 cuves alors qu’il en a expédié que 10 !… Le reliquat correspondant aux 990 cuves fictives va être remis, en contre partie d’une forte commission, à notre pseudo importateur algérien, qui s’empressera à virer ses fonds dans un compte off shore…

L’hémorragie est simple à établir. Si la cuve en inox est facturée à 1000 dollars, l’ensemble de la commande est d’UN MILLION de dollars alors qu’en fait, il n’y a eu que 10 cuves importées, soit à peine 10.000 dollars. Le reliquat, soit 990.000 dollars ont été évaporés dans la nature… Un seul mot résume cette ignoble forfaiture, c’est un crime économique au détriment de notre pays, qui nécessite une mobilisation sans faille des autorités !…

Je suis apaisé quant à l’avenir du pays, surtout après avoir appris que « amar saidan » vient d’être élu, LE PLUS DEMOCRATIQUEMENT DU MONDE, premier secrétaire général du FLN !…


Nombre de lectures: 277 Views
Embed This