DzActiviste.info Publié le mar 13 Nov 2012

Plusieurs affaires de corruption révélées par la presse. Que fait la justice ?

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Il ne se passe pas une semaine sans que la presse ne se fasse l’écho d’une affaire de corruption touchant les hautes sphères de l’Etat.

En l’espace de quelques jours, ce sont ainsi deux personnalités publiques qui ont été «citées» dans le quotidien Djazaïr News pour des affaires de corruption et de trafic d’influence. Ces responsables ne sont pas des moindres ! D’un côté Amar Ghoul, ministre des Travaux publics et président du TAJ, qui est présenté comme l’un des «présidentiables». De l’autre Abdelaziz Belkhadem, ancien chef de gouvernement, ancien ministre, représentant personnel du président de la République et secrétaire général du FLN, auquel l’on prête aussi des ambitions «suprêmes». Si ce dernier n’a, pour l’heure, toujours pas répondu à ces accusations, Amar Ghoul s’est fendu d’un «dossier classé» faisant allusion au «scandale de l’autoroute Est-Ouest», qui est pourtant toujours en cours d’instruction.

En dépit de la gravité de ces assertions, rares sont, pour l’heure, les réactions. Les voix officielles se taisent, comme à leur habitude. La seule à s’être saisie de cette affaire est l’opinion publique qui, en l’absence de réelle transparence, est prête à croire tout le monde «pourri». Elle qui n’en finit pas de ressasser ces histoires de gros sous, de responsables qui «vendent leur pays pour une boîte de chocolats» et autres deals faits «sur le dos du pauvre contribuable». Cette opinion publique attend des explications, des vérités mais aussi des sanctions, tout en sachant que les seules «affaires» à avoir été jugées ne sont que la partie visible de l’iceberg et que les personnes condamnées ne sont que le «menu fretin», victimes expiatoires de réseaux où les «baleines» restent à l’abri. Alors, la question se pose de manière on ne peut plus accrue : que fait la justice ?

Face à de telles «révélations», le parquet ne devrait-il pas s’autosaisir afin de diligenter une investigation profonde et faire toute la lumière sur ces affaires ? Les plus cyniques affirmeront, peut-être à raison, que cela relève de l’impossible et que le mépris du pouvoir pour les citoyens atteint des seuils où même les formes ne sont pas respectées et les apparences pas sauvées. Pourtant, ce ne sont pas les lois et les outils qui manquent afin d’enquêter et de punir ce qui est décrié par tous comme étant «le plus gros fléau qui gangrène l’économie». La Commission pour la prévention et la lutte contre la corruption a ainsi été installée il y a près de deux ans, des années après avoir été annoncée. Mais depuis, nul n’a entendu parler de ses activités…

G. L.
El Watan 13 11 2012


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