DzActiviste.info Publié le ven 6 Juin 2014

Pour So Foot, l’équipe d’Algérie a le niveau d’une bonne équipe de L1

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Dans un supplément intitulé « Le très beau guide du mondial 2014 », le mensuel français So Foot passe en revue les 32 équipes qualifiées pour la Coupe du monde de football qui va bientôt débuter au Brésil. Pour chacune d’elles, le magazine décline au moins 4 rubriques :

a- Le tableau noir qui est une analyse rapide du principal schéma technique
b- Pourquoi le pays x est le pays du football
c- Le maillon faible
d- Le coefficient de brasilianité

Voici donc ce que So Foot écrit à propos de l’équipe algérienne :

a- Tableau noir :

« Coach Vahid est un pragmatique. Le Bosnien va donc faire ce qu’il fait de mieux: demander à son équipe de défendre et de répondre à l’impact. D’où ce 4-3-3 des familles et cette charnière Medjani-Bougherra placée derrière une sentinelle priée de ne pas s’aventurer trop loin de sa surface, Mostefa. Un trio censé couvrir les agissements des latéraux Ghoulam et Khoualed, et de Lacen et Taïder à l’animation. Devant, le trio de chic: le grand Slimani, coincé entre les remuants Soudani à gauche et le Valencian Feghouli, la star des Fennecs. Bref, un bon bloc qui peut se révéler mobile et créatif. ‘Algérrrrie difficile à bouger. Algérrrrie veut déjouer prrrronostics!’ (Signé Vahid). »

b- Pourquoi l’Algérie est le pays du football :

« Le football algérien n’est pas un projet, il est une identité: excessif, passionné, individuel et collectif à la fois, sans que l’on sache vraiment si ce sont les individualités fortes qui portent l’équipe ou la cause collective qui transcende ses joueurs. Où il n’est pas question de schéma, de coach, de discours. Interroger le football algérien, c’est interroger la nature même du football. »

c- Le maillon faible :

« Il a envoyé les Fennecs au Brésil avec un but de raccroc en barrages contre le Burkina Faso. Il aurait pu aussi faire couler les siens quelques minutes plus tôt avec un tacle d’une violence inouïe sur Charles Kabore. Tout est dit: captain courage un peu bourrin, binational formé en France, passé par l’Angleterre moyenne (Sheffield Wednesday, Charlton) et les Rangers, Madjid Bougherra porte en lui tous les maux du football algérien: déraciné, volontaire, prêt à combattre mais limité… Joueur symbole, il marquera de la tête sur un coup de pied arrêté. Puis il coûtera un penalty et prendra un rouge. Et l’Algérie ne passera pas le premier tour… »

d- 30% de coefficient de brasilianité

« Une étude au carbone 14 revoie au Mundial espagnol, en 1982. On l’appelait l’âge d’or… Les Dahleb, Belloumi, Assad et Madjer avaient hissé l’algerian touch au niveau de la Seleçao et Carré magique. Brésil, France, Algérie: tel était le trio de tête des vraies nations stylistes. Même les déboulés du latéral droit Merzekane révélaient un ADN carioca ou paulista… En 2014, l’Algérie est devenue une bonne équipe de L1.
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