DzActiviste.info Publié le mer 4 Juil 2012

Premières années de la colonisation

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La résistance populaire a commencé depuis que les français ont foulé le sol algérien

Dès que les premiers soldats français avaient foulé le sol de l’Algérie, le 14 juin 1830, le peuple algérien a opposé une résistance farouche à ses envahisseurs se lançant corps et âme dans un combat acharné pour défendre la patrie et préserver son intégrité et sa souveraineté, écrivent les historiens.

“Au début, c’était une résistance spontanée manquant d’encadrement mais qui était efficace”, estime l’universitaire Ameur Rekhila qui rappelle que les troupes françaises dont les effectifs s’élevaient alors à quelque 40.000 soldats, pour la plupart des repris de justice libérés des prisons de la métropole, ont essuyé des pertes considérables du fait de cette résistance qui a freiné leur progression vers la capitale.

Toutefois, ajoute-t-il, les actions menées par la résistance populaires se sont sitôt avérées limitées en raison d’un rapport de force en faveur des unités coloniales. Les guérillas populaires étaient de ce fait appelées à s’organiser davantage pour arrêter l’avancée des troupes françaises.

Décidés à défendre le pays quelque soit le prix à payer, une réunion entre les chefs de tribu de l’Algérois notamment des Beni Khelil, d’El-Khechna et de Flissa s’est tenue à Tamentfoust (Alger-est) le 23 juillet pour organiser un plan de défense du littoral de la capitale qui s’étend de Tamentfoust à Sidi Fredj.

Cette réunion a donné naissance à plusieurs mouvements de résistance dirigés par des chef de tribus à l’image de Cheikh Zaamoun, Hadj Sidi Saadi et Mahieddine Ben Mbarek poussant les forces coloniales à détourner leur plans de conquête vers d’autres ports du pays notamment ceux d’Annaba, d’Oran et de Béjaia ou elles ont également buté contre une ferme résistance qui a refoulé les troupes à plusieurs reprises.

Les autres régions du pays ont vite adhéré à ces mouvements de résistance et soulèvements populaires comme la résistance de l’Emir Abdelkader, d’Ahmed Bey, de Zaatcha, d’El-Mokrani, d’Ouled Sidi Cheikh, de Malek-El- Berkani Ould Sahraoui qui ont freiné l’élan des forces coloniales sur le territoire algérien.

Au début du siècle dernier, après une résistance qui a touché toutes les régions du pays, les Algériens ont adopté d’autres “méthodes” de résistance avec notamment avec l’émergence vers 1900 des idées novatrices revendiquant la naturalisation et l’égalité outre les revendications à caractère social et professionnel.

Le peuple algérien a adopté une nouvelle voie de la résistance, celle du combat politique dans le cadre de la “loi française”.

Selon M. Rekhila, ce changement de méthode est venu avec l’émergence de certaines associations et mouvements de protestations guidés par les conservateurs, les militants du nationalisme religieux et les opposants de l’assimilation. L’élite qui comptait des réformateurs et des intellectuels à double culture, a également contribué à l’encadrement du combat politique. Cette élite a constitué, ajoute l’universitaire, le premier jalon du parti de la jeunesse algérienne fondé en 1912 et dont les ramifications étaient visibles dans le parti de réforme fondé par Emir Khaled qui revendiquait l’égalité entre Algériens et Français.

Cette étape marque alors le début d’une phase “remarquable” dans l’histoire du mouvement nationaliste pour aborder la confrontation politique organisée qui s’étale de 1926 à 1954. Ainsi apparurent les courants politiques comme le courant national indépendantiste, l’Etoile nord africaine, le parti du peuple algérien (PPA), le mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et le Front de libération nationale (FLN).

Le développement graduel des procédés de combat montre, a soutenu M. Rekhila, que le peuple algérien a essayé par tous les moyens de contrer la volonté coloniale jusqu’en 1954, lorsque les jeunes militants du mouvement national ont trouvé, le “chaînon manquant” en jetant la révolution à la rue comme l’a affirmé la déclaration du 1er novembre qui s’adressa au peuple : “Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte, le Front de libération nationale est ton front”.

En répondant à l’appel du 1er novembre, le peuple algérien mena alors une révolution glorieuse dont l’écho a gagné les quatre coins du monde.


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