DzActiviste.info Publié le sam 11 Jan 2014

Près d’une année après l’éclatement du scandale Sonatrach II Les enquêtes sur la grande corruption au point mort

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Hadjer Guenanfa TSA 10 01 2014

f793464800f11aa5cefcd2c4dc52569c_LQuatre mois après la dissolution de la police judiciaire du DRS et près d’une année après l’éclatement du scandale Sonatrach II, les enquêtes sur les grandes affaires de corruption, dont le scandale Sonatrach II, sont au point mort. « Le service de police judiciaire du DRS enquêtait sur les grandes affaires de corruption vu la dimension des dossiers. C’était lui qui alimentait la justice en informations concernant l’affaire Sonatrach 1, par exemple », explique Djilali Hadjadj, porte-parole de l’Association algérienne contre la corruption (AACC). La dissolution de ce service a donné un coup d’arrêt aux enquêtes sur la corruption, lancées il y a une année par le DRS, après les révélations de la presse italienne sur le scandale des pots-de-vin versés par Saipem pour obtenir des contrats en Algérie. Le DRS avait « le sacré avantage d’être en relation avec un certain nombre de ses homologues étrangers (services de sécurité). Ce qui lui permettait d’échanger des informations sur certaines affaires », ajoute M. Hadjadj.

Le service de police judiciaire de la justice militaire, qui est placé sous l’autorité de l’état-major de l’armée, n’a pas pris le relais pour poursuivre les enquêtes. « D’abord, les éléments clés de ce service sont restés au sein du DRS. C’est, donc, une coquille vide qui était placée sous l’autorité de l’état-major », estime notre interlocuteur. « Ensuite, ce service ne prend plus d’initiatives à partir du moment où les chefs ne l’habilitent pas à le faire. À notre connaissance, il ne produit plus grand-chose. Et en même temps, le pôle judiciaire spécialisé n’est pas très demandeur », poursuit-il. Cette situation explique le blocage et le manque, voire l’absence, de coopération judiciaire d’Alger avec les étrangers qui enquêtent sur l’affaire Sonatrach II. « Il semble qu’il y ait une volonté politique de bloquer la poursuite de ces affaires », conclut-il.

En août, le procureur général d’Alger avait annoncé le lancement de neuf mandats d’arrêt internationaux dont un contre l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. Mais aucun des suspects n’a été arrêté !


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