DzActiviste.info Publié le ven 9 Août 2013

Prises en charge à l’étranger. Sauvons le citoyen Ouabdeslam Mohamed !

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Sauvons notre frère !

sbitar-algérienLa commission nationale de prise en charge des soins à l’étranger a pris une décision concernant le patient, Ouabdeslam Mohamed, âgé de 53 ans médecin de profession. Dans l’extrait du procès-verbal de la réunion du 29 mai 2013, il est fait mention d’une décision : malade à transplanter en Algérie. Grande fut notre joie d’apprendre que notre frère allait bénéficier des soins dans son propre pays, prodigués par des experts algériens et quand bien-même étrangers.

Immense fut notre peine et notre colère d’apprendre par l’équipe du professeur Boussekine que la transplantation hépathique, à donneur vivant, n’est pas disponible en Algérie (document en notre possession). le Pr Graba, chef du service où cette intervention est censée être pratiquée, ne s’est jamais prononcé quant à la prise en charge du patient dans son service. Qui faut-il croire ? Est-il éthique qu’une commission refuse d’adresser le malade dans un service étranger et sans avouer ne pas être capable de le prendre en charge dans un service censé s’occuper de ce type de pathologie. Honte aux médecins d’oublier le serment d’Hippocrate, et pire de faire le contraire. Certes, notre frère est médecin, mais c’est avant tout un malade qui ne demande aucune faveur,si ce n’est d’être pris en charge. Au-delà de l’aspect politique, restons humains.

Sauvons nos patients, mais n’empêchons pas des collègues, quand bien même étrangers, de sauver notre frère. Nous avons compris l’hésitation de signer la demande de prise en charge. Nous attendions beaucoup de vous Pr Graba pour la prise en charge de notre frère à l’étranger ou chez vous, et nous avons préféré que cela soit chez vous. Votre service a-t-il tous les moyens pour prendre en charge une pathologie aussi lourde, le certificat de l’équipe du Pr Boussekine fait foi : «la greffe hépatique avec donneur vivant ne se fait pas en Algérie» ? L’interview du Pr Boudjemaâ, chirurgien à l’hôpital de Rennes, est sans appel : «Le CPMC est une structure inadaptée pour la greffe du foie.» (El Watan du dimanche 25 octobre 2009).

Professeur Bougherbal, en tant que président de cette commission, chef de service et sénateur, ignorez-vous que la structure de santé où vous avez orienté le patient est dans l’impossibilité de le prendre en charge ? Nous vous tiendrons informé du devenir de notre frère. Nous trouverons des âmes charitables pour sauver notre frère. Nous ferons tout pourle sauver. Dr Y. Ouabdesslam et frères.

In Courrier des lecteurs, Mercredi 07/08/2013

Via LeQuotidienAlgerie.org
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APPEL A LA FAMILLE DE LA SANTE, A LA POPULATION BOUIRIE ET A LA COMMUNAUTE NATIONALE! Votre confrère, notre concitoyen très estimé Mohamed OUABDESSELAM dit Momoh, est dans l’attente angoissante d’une greffe de foie avec donneur vivant, seule solution médicale et radicale pour venir à bout de son calvaire. L’article 54 de la Constitution garantit à tous les citoyens la protection de la santé. Au surplus, le Docteur OUABDESSELAM est cotisant auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie ce qui lui confère ipso facto le droit d’accès à des soins appropriés. Et pourtant, une décision fondée sur la ruse l’exclut de ce droit inaliénable en lui faisant miroiter une intervention en Algérie, sachant pertinemment qu’elle ne peut y être réalisée ! Pour qui nous prend-on ? Pourquoi l’ »éminent » Pr. BOUGHERBAL n’a-t-il pas agi de la même façon lorsqu’il a eu à se prononcer sur le cas de Tab J’nanou et de tant d’autres ministres, chefs de partis croupions, généraux de la république et leurs familles ? C’est la politique de ce « deux poids-deux mesures » qui est révoltante, pendant que notre pays affiche une relative bonne santé financière comme aime si bien le rappeler le « Gardien de la Boutique » Abdelmalek Sellal, alors même qu’il s’enfonce inexorablement dans les scandales financiers et de la corruption généralisée. Qu’attendent les praticiens de la Santé, en dehors de la collecte de cotisations insignifiantes — histoire de se donner bonne conscience — pour réagir à ce déni du droit ? Ces praticiens sont bien placés pour savoir que ces problèmes n’arrivent pas qu’aux autres … A.LAIBI


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  1. APPEL A LA FAMILLE DE LA SANTE, A LA POPULATION BOUIRIE ET A LA COMMUNAUTE NATIONALE!

    Votre confrère, notre concitoyen très estimé Mohamed OUABDESSELAM dit Momoh, est dans l’attente angoissante d’une greffe de foie avec donneur vivant, seule solution médicale et radicale pour venir à bout de son calvaire. L’article 54 de la Constitution garantit à tous les citoyens la protection de la santé. Au surplus, le Docteur OUABDESSELAM est cotisant auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie ce qui lui confère ipso facto le droit d’accès à des soins appropriés. Et pourtant, une décision fondée sur la ruse l’exclut de ce droit inaliénable en lui faisant miroiter une intervention en Algérie, sachant pertinemment qu’elle ne peut y être réalisée ! Pour qui nous prend-on ? Pourquoi l’ »éminent » Pr. BOUGHERBAL n’a-t-il pas agi de la même façon lorsqu’il a eu à se prononcer sur le cas de Tab J’nanou et de tant d’autres ministres, chefs de partis croupions, généraux de la république et leurs familles ? C’est la politique de ce « deux poids-deux mesures » qui est révoltante, pendant que notre pays affiche une relative bonne santé financière comme aime si bien le rappeler le « Gardien de la Boutique » Abdelmalek Sellal, alors même qu’il s’enfonce inexorablement dans les scandales financiers et de la corruption généralisée. Qu’attendent les praticiens de la Santé, en dehors de la collecte de cotisations insignifiantes — histoire de se donner bonne conscience — pour réagir à ce déni du droit ? Ces praticiens sont bien placés pour savoir que ces problèmes n’arrivent pas qu’aux autres …

    A.LAIBI

  2. Abderrezak LAIBI dit :

    Commentaire lu dans Le Quotidien d’Algérie:

    Pr O. Omar dit :
    9 août 2013 à 19 h 32 min
    En tant que professeur agrégé en chirurgie, retraité depuis 2 ans, je compatis avec la famille Ouabdeslam, et avec mon confrère qui souffre. Tout comme je suis aussi révolté que ses frères devant ce mépris caractérisé du malade par ceux qui sont sensés alléger sa souffrance. Les sieurs Bougherbal et Graba connus de la corporation, du moins par sa partie encore saine et non versée dans les « affaires », savent pertinemment que ce type de chirurgie est irréalisable dans notre pays, au vu de la dégradation des conditions de travail. Le Pr Boudjema, spécialiste de la transplantation hépatique, qui exerce en France et qu’ils ont essayé d’utiliser à des fins de propagande a fini par comprendre le stratagème et avait jeté l’éponge en déclarant publiquement que ce type d’intervention ne pouvait se faire en Algérie du fait des conditions déplorables de nos hôpitaux pompeusement appelés CHU. Et ce ne sont pas les fanfaronnades de Graba à la télévision qui nous tromperont.
    Il est temps de crever l’abcès de ces prises en charge qu’on signe sur coup de téléphone de tel ou tel ponte du régime alors que ceux qui nécessitent vraiment un transfert (leucémiques, transplantations hépatiques et autres pathologies ) meurent en silence et dans l’indifférence.
    Dois-je rappeler l’affirmation de ma consoeur qui est intervenue sur ce même site il y a quelques mois concernant l’intervention mensongère et tapageuse du sieur Bougherbal suite à l’AVC de Bouteflika, lui qui refuse de signer les prises en charge de citoyens ordinaires alors que lui-même est allé se faire opérer d’une banale vésicule biliaire en Europe il y a à peine quelques années.
    Dois-je rappeler à l’opinion publique que ceux qui refusent des prises en charge légitimes à nos concitoyens ont créé au CPMC un véritable réseau de détournement de malades cancéreux vers les cliniques privées de Bir Mourad Rais et Bab Azzoun ? Qu’on ne vienne pas nous dire que les responsables du pays ignorent cela. La modeste femme de ménage du CPMC connait ce réseau, les noms de ces chirurgiens véreux qui le dirigent et les honoraires exorbitants perçus.
    Il est temps que ce qui reste de sain dans notre corporation se révolte contre cette gangrène qui souille notre noble profession. Des dossiers existent et des noms existent aussi.
    Pr O. Omar
    Chirurgie générale. Alger

    • said radjef dit :

      Pr O, bonsoir. Le pouvoir est si occupé dans la reconstruction des minorités extrémistes et des groupes terroristes qu’il n’a pas le temps de construire de vrais hôpitaux, de vraies infrastructures sportives, des bibliothèques, des écoles, des universités…Le pouvoir algérien a tout juste besoin de terroristes.

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