DzActiviste.info Publié le dim 3 Fév 2013

Bannir la spéculation et la démagogie

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Ce sont des citoyens lambda. Leur quotidien est meublé des péripéties de la vie. Ils subissent toutes les flambées des produits de première nécessité et retombées de la dégradation du pouvoir d’achat.
Mais, loin du confort des bâtiments officiels, ils semblent bien inspirés pour envisager des solutions idoines permettant de juguler les effets pervers de la spéculation qui s’est emparée du marché des produits agricoles.
Certes, à présent, l’idée demeure à l’état embryonnaire, mais il suffit d’un peu plus de volonté pour la concrétiser.
Il s’agit d’un groupe de citoyens, issus de régions différentes, qui est à la recherche de moyens adéquats pour mettre en place des mécanismes concrets et simples permettant de rapprocher le consommateur du producteur pour l’acquisition de produits agricoles de large consommation directement auprès de l’agriculteur.

Des intermédiaires à contourner

L’objectif visé par cette démarche est donc de contourner les intermédiaires ou les mandataires qui constituent le foyer où se développent toutes les pénuries et flambées.
Les formules de rapprochement entre le consommateur et le producteur ne viennent pas d’être inventées en Algérie.
Elles prospèrent et prennent de l’ampleur dans d’autres pays. En France, ce modèle est incarné par le réseau AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), pour ne citer que cet exemple.
En attendant la mise en œuvre de ce projet citoyen qui ne véhicule ni des desseins démagogiques ni des ambitions lucratives démesurées, avouons que les auteurs de telles initiatives ont fait mieux que les pouvoirs publics qui confirment jour après jour leur impuissance devant les lobbies de la spéculation (ou leur complicité !?).
Avec beaucoup moins de moyens financiers et matériels, sans discours ni démagogie, l’option de réseaux d’approvisionnement direct à la ferme a toutes les chances de s’avérer plus efficace que le fameux Syrpalac (système de régulation des produits agricoles de large consommation) qui, au final, n’a profité qu’aux capitalistes du commerce agricole.
Ces derniers, usant de leurs entrées et leurs relations institutionnelles, ont réussi à avoir des crédits bancaires à coup de milliards pour la réalisation de chambres froides qui servent aujourd’hui non pas à réguler le marché mais à provoquer des pénuries sur le marché et maintenir les prix à des niveaux hors de portée des bourses moyennes.

Les médias en question

En se dotant de larges surfaces de stockage sous froid avec l’argent des banques publiques sous forme de crédits à taux bonifiés, ces lobbies parviennent à faire monter le prix de l’oignon jusqu’à 100 DA/kg, celui de la pomme de terre à 120 DA/kg et autres.
Mieux encore, ces lobbies sont les premiers à mener des campagnes de communication pour justifier leur stratégie et faire avaler au simple citoyen ces flambées perpétuelles.
Même les médias semblent mis à contribution en se contentant de rapporter des déclarations sans oser aucune remise en question.

Classé dans:Financement et investissement dans l’agriculture, Marché agricole et régulation, Productions animales et végétales Tagged: AMAP, mandataires, oignon


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