DzActiviste.info Publié le lun 3 Mar 2014

Quand l’information est instrumentalisée, l’opinion publique ne saura rien

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Par : Mohamed Ibn Khaldoun

PABiologieMdBA quarante jours de la date fixée des élections présidentielles, l ’information en Algérie circule mal et parfois filtrée avant son arrivée à la presse, ou l’incompétence de certains journalistes joue un rôle prépondérant. Bien que des obstacles toujours dans leur place, dressés par ceux qui depuis toujours ont pris le pli d’occulter la vérité et surtout handicaper le véhicule de l’information et ceux qui instruisent leurs DP et red-chefs à la non publication. Que soit au niveau des tribunaux, ou d’instances officielles, l’information de ces sources est distillée au compte goutte et parfois rien ! Alors, conscient de la puissance de certains médias Algériens, journaux et Sites, ils ne sont pas nombreux d’ailleurs, à travers leurs actions de par le monde et partant du principe que la lutte, aujourd’hui, pour engager le pays vers un avenir meilleur et déterminant, il est fait appel aux journalistes au sens propre du nom d’assumer pleinement leur responsabilité. C’est au journaliste, connaissant les causes du marasme actuel, armé de son courage, de son honnêteté, de ses compétences et surtout de ce désir ardent d’aider à bâtir une société meilleure qu’il convient de relever ce défit vital. L’histoire nous enseigne que les peuples se forgent plus au moins lentement par leurs actions à défendre les acquis et les principes, mais les médias, la diffusion de l’expression accélèrent considérablement ce processus aujourd’hui. Ajoutez à cela que, bien guidés ces journalistes moins nombreux s’assument convenablement, mais mal gérés, ils tâtonnent, se cognent jusqu’à s’en sortir ou s’acheminent vers urne irrémédiable agonie. Cette deuxième voie, qui semble clairement être la nôtre.

« Nous sommes bien gâtés en Algérie, par le nombre de journaux, quotidiens, hebdomadaires, revues et brochures. » dira un ancien journaliste, qui ajoute : « Personne ne peut comprendre la presse algérienne après 1988, une presse dont sa liberté d’expression est sous contrôle par l’éditeur et non les pouvoirs publics ou DRS, à un degré de pourcentage, entre un journal et l’autre. En réalité il n’y a plus de message de presse, d’information digne de la situation politico-sociale et culturelle actuelle, Malgré les efforts déployés par des journalistes engagés, qu’ils n’ont pour toute arme qu’un stylo, un bloc de papier, un appareil photos, souvent un dictaphone, une caméra et beaucoup de courage.

Une foi en demain inébranlable. Ils sont journalistes, photographes, techniciens. Tous en connaissance de cause et par obligation professionnelle, s’exposent physiquement dans les lieux les plus difficiles, les plus dangereux, dans le seul but d’accomplir leur mission : garantir la meilleure information, nous donner la vraie vérité sur ce qui se joue ici et là. Ils sont les témoins de l’actualité celle que le lecteur ne connaitrait jamais sans eux. Eux qui ont choisi entre liberté d’expression en allant la chercher au cœur des conflits et au risque de leur vie. Ces quelques journalistes, ils sont notre conscience. Les maillons forts d’une chaîne d’information qui fait que là où ils passent, là où ils sont, l’espoir renait pour des populations parmi les plus déshérités, les plus méprisés par une administration bureaucrate, des hommes, des jeunes diplômés, des femmes, des enfants en permanence dans le besoin, quasi à être les victimes d’intérêts supérieurs, de clans comme de lobbies en tous genre. Ces journalistes, sont souvent la cible de critiques les plus lâches, notamment de la part de politiques incompétents ou députés incultes, ceux-là-même dont les services les utilisent pour contrôler, vérifier leurs propres informations à leur place. Que certains parmi nos confrères soient reconnus comme des courtisans patentés des responsables et des instances officielles. C’est cette catégorie de pseudos journalistes, utilisant leurs postes, parfois DP ou Red-chefs qui n’ont en fait de journaliste que la carte de presse, bloque à leur niveau de leur rédaction le véhicule de l’information et menacent même de virer des journalistes qui ne s’alignent pas, pourquoi pas, puisqu’il n’existe aucun système de régulation dans la presse algérienne. Mais pour la majorité de cette corporation, le travail est bien nécessaire à ce que nous ne soyons pas totalement idiots ou abusés. Au cœur des combats, des luttes de pouvoir, au risque de leur vie, ils vont jusqu’aux frontières de l’inhumain et l’horreur afin que nos consciences s’éveillent chaque jour davantage. Comment ne pas le reconnaître ? La liberté d’expression serait la bienvenue !


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