DzActiviste.info Publié le dim 30 Mar 2014

QUAND L’INSENSIBILITE PRIME !

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Hogra 1Ne pouvant rester insensible à l’appel de détresse de Melle Meriem AKROUN, une concitoyenne de la ville d’Annaba atteinte d’une Infirmité motrice cérébrale, victime d’un mépris et d’une insensibilité, qui ne peuvent me laisser indifférent. À titre de défenseur membre de la Cellule droits de l’homme du FCN. Je relaye son angoissant appel, avec l’espoir que cette démarche serve, à la rétablir dans ses droits. 

Nourredine BELMOUHOUB

 

Lettre ouverte à la presse

11 janvier 2012,

Ceci est une lettre pour dénoncer l’Injustice faite aux handicapés moteurs ayant toutes leurs facultés intellectuelles et « mentales ».  Je suis Meriem Akroun,  jeune poétesse annabie souffrant d’IMC « Incapacité motrice cérébrale » et pourtant ça ne m’a pas empêché de suivre en autodidacte des études en langue française d’où me vient  mon amour pour la poésie, devenue une échappatoire, une seconde vie. Mon rêve de voir mes poèmes publiés s’est enfin concrétiser en 2006 grâce au personnel de la maison de la culture et de la wilaya de Annaba et aux deux grands hommes de culture que je remercie infiniment Mr Chihani journaliste et écrivain et Mr Driss Boudiba  ex : Directeur de la maison de la culture. Ce même établissement auquel je ne peux y accéder aujourd’hui. Mon seul tord était de vouloir m’inscrire dans un cours d’informatique afin d’obtenir une attestation qui allait peut-être me faciliter les démarches de recherches d’emploi, croyant naïvement que je pouvais m’inscrire sans aucun problème je me suis présenter à l’accueil voulant m’informer sur le dossier à fournir. Mais Grande fut ma surprise ! Jugez en vous-même.

Tout a commencé par une citoyenne handicapée (moi-même) qui a été à La Maison De La Culture d’Annaba dans le cours d’informatique. Avec tout le calme du monde elle alla se renseigner sur le dossier à fournir pour s’inscrire mais c’était sans compter sur les cerveaux bloqués de l’administration qui ont refusé directement sans explication en se basant sur le handicape physique de la jeune femme. Elle demanda à parler avec l’enseignante chargée de cette formation. Le face à face a été tout de suite compliqué mais l’enseignante  lui promis de l’inscrire dans un mois en prétextant que le groupe a été déjà formé et ses cours presque terminés. Entre temps l’enseignant d’Audiovisuel et ses élèves s’intéressaient à  la jeune fille voulant l’aider et même la faire intégrer dans le groupe pour faire un film sur elle et lui faire apprendre l’écriture d’un scénario tout en ayant conscience qu’elle ne peut tenir ni une caméra, ni un appareil photo. La jeune fille retourna à la maison de la culture pour s’inscrire comme prévu, en tout sachant qu’elle était dans son droit le plus absolu.

Mais elle découvrit bientôt l’envers du décor en recevant un refus catégorique de la part de la directrice de la maison de la culture. « On m’a dit que ses mains sont tordues »   « Madame, regardons la vérité en face votre fille est handicapée elle ne peut pas être dans une classe normale » ces deux phrases ont été prononcées par la directrice de la maison de la culture.

Acculée, elle propose « une classe spéciale handicapés » le comble de la ségrégation qui je pensais est formellement interdite dans notre pays ?

 

Meriem Akroun, Annaba.


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