DzActiviste.info Publié le lun 31 Déc 2012

Quelle ligne stratégique ?

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Quelle ligne stratégique ?
Depuis des années, on peut noter un mouvement tendanciel vers une meilleure saisie de la crise, mais qui ne va jamais jusqu’à son ultime achèvement. Tous semblent s’en approcher. mais tous trébuchent en chemin. On tourne autour de l’objet du délit, on y fait allusion, on tente des incursions, sans jamais l’atteindre au cœur. le paysage sociopolitique actuel est caractérisé par une coupure entre la société et l’Etat, entre la société et la classe politique et trouve sa démonstration et son illustration dans la croissance continue du taux d’abstention, le désespoir par rapport aux formes réformistes ou classiques développé  de lutte totalement galvanisées, la méfiance vis à vis des partis politiques, l’échec de la « protesta », par sa formation la société rejette l’hégémonisme  intégriste bien qu’elle reste profondément religieuse ce qui caractérise sa démarche, aux fracture social imposé par la modernité elle a recours a la morale et l’éthique pour produire ses réponses ,et le despotisme du pouvoir même si ou l’absence de consensus d’identification avec lui ou à lui.
Cependant, et en dépit de cette rupture, de nombreux algériens s’identifient au système comme rente, sous la forme d’un rapport d’aliénation parce qu’ils en bénéficient à court terme. Mais, ils ne s’identifient pas au système comme résultats de gestion, dès qu’ils prennent conscience de leurs intérêts sur le long terme. Conflit entre leurs intérêts personnels immédiats tels qu’ils sont conçus et les intérêts du pays et leurs propres intérêts stratégiques sur le long terme. C’est une des raison pour laquelle elle ne s’identifie pas ou, ne s’identifie pas encore, au discours de la classe politique démocratique, mais aussi du fait de la coupure entre cette classe et la société ,ajoutant a cela le fait que le pouvoir fait tout pour neutraliser les forces démocratiques et empêcher qu’elle ne se forment comme opposition radicale et crédible . Au besoin il met en avant ses capacités de récupération, de manipulation et d’intégration en élargissant les espaces de distribution de la rente par la formation d’une couche parasitaire a tous les paliers de la société , lié a sa logique d’économie de bazar de l’informel et de la généralisation de la corruption .
Cette  coupure trouve aussi sa démonstration dans la faiblesse du mouvement syndical et associatif, dans leur mode de fonctionnement non démocratique, miné par les manœuvres et manipulations du pouvoir, sans oublier le rôle négatif que joue les financement étrangers non transparent dans la neutralisation du caractère revendicatif et d’opposition de ce mouvement, d’une part il exprime les volontés politiques des organismes bailleur de fond et d’une autre part les volontés tout aussi politiques de caporalisation de ce mouvement par le pouvoir
il s’agit désormais d’enlevé au pouvoir despotique l’initiative stratégique d’être principalement sur l’anticipation que se soit sur la solution théorique ou la solution pratique , la démarche du système algérien  l’un des systèmes totalitaires les lus achevés qui excelle à combiner des rapports, consiste a installée l’Algérie dans un cercle vicieux qui bloque réforme C’est l’Etat, ses institutions, l’instrument de gestion politique qui pose problème. Cette situation hypothétique depuis des années toutes les tâches et les luttes sectorielles promises à l’échec, du fait de leur soumission à la crise mère, pour aboutir, ces luttes autour des problèmes concrets doivent se rattacher aux luttes centrales autour de la question fondamentale de l’Etat et du système politique, économique et social… Cela pose pour les démocrates des exigences d’évaluation du niveau de conscience des luttes sectorielles pour faire en sorte que ces luttes concourent à résoudre la contradiction principale… pour se résoudre elles-mêmes durablement.
Tout prête à croire qu’une nouvelle phase de maturation des contradictions en présence et à un mouvement d’accumulation de contradictions nouvelles qui vont, à terme, se libérer. On doit logiquement s’attendre à des accélérations dans le mouvement social et le mouvement socio-démocratique et à l’aiguisement des décantations et luttes politiques.
La crise peut traverser de nouvelles phases d’aiguisement. On peut raisonnablement entrevoir que la dialectique de l’Histoire finira par prévaloir et que la contradiction entre les deux projets de société, parvenues à maturité de façon irréversible, et d’autant plus irréversible qu’elle aura épuisé ses potentialités et finira par faire  s’imposer et pulvériser tout compromis hybride.


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