DzActiviste.info Publié le mer 5 Juin 2013

Quels mots pour le dire?

Partager

Quels mots pour le dire?

C’est le titre de la communication que je vais donner, demain 06 juin 2013, au colloque dédié à la maladie cancéreuse, organisé par le syndicat national des spécialistes de santé publique. Une rencontre qui se déroulera à l’école hôtelière de Tizi Ouzou.

Une initiative qui me parait opportune et qui témoigne de la volonté des médecins de santé publique à se maintenir à un bon niveau d’information. Une initiative qui montre aussi que la formation continue n’est pas le privilège des seuls médecins hospitalo-universitaires, comme certains de ces derniers ont tendance à le croire.

Voici le résumé de mon intervention.

Quels mots pour le dire ? Une question qui a toujours été, sans doute, au centre des préoccupations des médecins, quand ils doivent annoncer le diagnostic fatidique : « vous avez le cancer ». Est-ce de manière aussi brutale (…) qu’il faut le dire ? Quelle est la bonne façon ? Faut-il vraiment donner cette information au patient ? Comment en parler avec les parents ? En particulier quand il s’agit de la maladie de leur enfant.

Autant de questions auxquelles il n’est pas aisé de répondre. Pour autant, le médecin ne peut faire l’économie de ce questionnement. L’éthique professionnelle lui commande de dialoguer avec son malade, de l’éclairer sur la nature de sa maladie et sur celle (la nature) des traitements qu’il doit lui administrer pour le soigner.

 Des questions qui n’ont pas de réponses justes, objectives. Au moins parce que le cancer interpelle le malade et ses proches – mais aussi le médecin – sur la signification de la vie et de la mort. C’est pourquoi, le praticien doit se garder de la « dictature » des formules toutes faites ou des certitudes qui se sont bâties à l’ombre de théories qui tirent leur légitimité d’un savoir qui n’a pas toujours de fondement scientifique.

Le médecin, interniste ou chirurgien, sait que chaque malade est dans sa singularité. C’est dans cette vérité qu’il doit chercher les arguments qui lui permettront de guider sa démarche. Certains patients, pour guérir, ont besoin de savoir ; d’autres, au contraire, s’inscrivent dans une logique psychologique qui leur interdit, pour amorcer le processus de guérison, d’être mis au courant sur la nature de leur maladie.

Dans son exposé, l’auteur s’efforcera de donner plus de clarté à son propos, qui sera étayé à la lumière des données scientifiques actuelles.

Quels mots pour le dire  (conférence Power Point)


Nombre de lectures: 265 Views
Embed This