DzActiviste.info Publié le jeu 3 Jan 2013

Quels sont les trois piliers sur lesquels s’articule le régime militaire algérien ?

Partager

majlissa) La presse qui interdit à l’intelligence de s’exprimer et qui déshonore la compétence, cette presse qui a interdit à K Yacine, Assia Djebar, Med Dib de s’exprimer et qui a offensé Mouloud Mammeri pour dévier l’imaginaire collectif de la réalité vers le virtuel ou s’entassent la servilité, le mensonge, l’ignorance et les faux semblants, est la même depuis toujours. La presse d’aujourd’hui a une mission, celle de propager dans nos esprits l’habitude de céder à la résignation et de trembler tout le temps devant l’empire du mal. Mais que les éditeurs qui jouent aux opposants et qui reçoivent des milliards de publicité par jour soient surs d’une chose : l’histoire finira par dévoiler tout…
b) La justice meublée d’avocats véreux et de magistrats escrocs dont 90% n’ont jamais lu le moindre ouvrage dans leur vie, est l’autre clé de voute du régime totalitaire en place. Faut-il donc sortir de St Cyr, de Harvard, d’Oxford ou de Cambridge pour comprendre que la bureaucratie qui sévit dans la justice algérienne est sciemment entretenue pour favoriser les circuits de la corruption et du trafic d’influence… Peut-on exiger la présence d’une jeune fille établie aux USA, au Canada, en Europe ou en Afrique, pour se faire délivrer un casier judiciaire, sachant que les services des consulats algériens refusent d’établir ces mêmes documents à leurs ressortissants ? Un procureur repris de justice et proxénète de surcroit peut-il être réellement au service de la justice ? Un avocat ignorant peut-il réellement être au service de l’Etat de droit ? Une justice qui n’a pas de statut à ce jour, une justice qui agit dans la clandestinité peut-elle être au service de la citoyenneté ?
c) L’école qui combat la science et le savoir, peut-elle produire des citoyens ayant le sens des responsabilités morales et civiques ? Une école qui tourne le dos aux valeurs locales, à l’histoire, à la philosophie et à la sociologie peut-elle produire des militants aguerris au service de la vérité et de la république contre l’ignorance et la violence ?

Ce que je dis ici, tous les partis politiques et les leaders d’opinion le savent. Ils savent mieux que nous tous réunis. Alors pourquoi évitent –ils scrupuleusement d’évoquer ces questions ? Tous ces partis politiques et ces leaders d’opinion savent que pour construire la démocratie et rétablir l’ordre moral, politique et intellectuel dans notre pays, il faut une presse libre et patriotique, une justice affranchie conduite par des magistrats et des jurisconsultes au service de la loi et d’une école qui produit des citoyens et non des prédateurs qui pensent que la ruse, le karchisme, la trahison et la délation sont les seuls moyens de survie en Algérie.

Said Radjef
03/01/2013


Nombre de lectures: 920 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>