DzActiviste.info Publié le dim 5 Mai 2013

Qui peut sauver le droit syndical otage éternel de l’UGTA ?

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34620_1340770195064_1105444107_30781564_3984917_sMohamed LEFHEL

L’inquiétude est de taille sur le qui peut sauver le droit à l’exercice syndical des mains des cruels opportunistes pseudos syndicalistes de l’UGTA pour qui les intérêts des travailleurs n’ont jamais fait partie de leurs préoccupations qu’ils disent militantes ( !!!), des prédateurs prêts à tout faire dans la soumission et ses corollaires, pour défendre leurs propres intérêts dans une aveugle piraterie syndicale.

Quelle immense  douleur portent des milliers de travailleurs (adhérents et non adhérents à l’UGTA), en voyant leur appel de détresse répété maintes fois sollicitant et suppliant qui de droit, de sauver de l’hécatombe le droit à l’exercice syndical monopolisé et pris en otage par la présente UGTA et ce, avec la complicité des pouvoirs publics et sous la bénédiction des lois de la République qu’on continue d’appliquer à tort en faveur de ce syndicat maison jouant de la figuration en support politique,  considéré toujours comme étant le syndicat officiel du pouvoir.

Qui peut agir de main de fer pendant qu’il est encore temps, pour ordonner fermement l’application réelle du droit à l’exercice syndical garanti par la constitution à tous les citoyens ?, ce qui permettrait certainement l’instauration d’un pluralisme syndical efficace et d’une justice sociale, ou règnera un climat social stable dans le monde du travail, menant à l’éveil et l’essor d’une société civile positive dans le pays continuellement meurtri par la malédiction de guerre civile qui s’est abattue sur lui depuis des décennies.

Qui ignore que le sang sacré des martyrs de la guerre de libération et des martyrs de l’UGTA, les sacrifices consentis par les travailleurs algériens durant un demi siècle d’indépendance dans la construction du pays pour que soit consacré un état de droit, la pratique de la liberté d’expression et le libre exercice du droit syndical garantis par la constitution, sont aujourd’hui plus qu’hier mis en demeure de périr dans le monde du travail par le clan régnant sur l’actuelle rentière et bananière UGTA protégée par le pouvoir ?

Qui ignore que l’exercice syndical chez nous est en danger ?, l’ère des opportunistes de tout bord arrivés à représenter des travailleurs par le biais de fraudes massives des élections UGTA dont les résultats sont toujours connus d’avance, a consacré sous couvert de la fausse représentativité, un flagrant état de non droit dans lequel les manigances, la rafle des deniers publics et la perversion des biens des entreprises en instruments de pression, font force de loi au détriment des intérêts matériels et moraux des collectifs, ignorés dans de grandes mesures par le syndicat UGTA illégitime, et les employeurs publics.

L’UGTA, un partenaire social représentatif dites-vous Monsieur le Premier ministre :  Un rebelle à la loi affirme le droit !

Certes, les permanents acteurs de la direction nationale de l’UGTA qui vont participer prochainement à la réunion d’une bipartite en perspective, agiront comme d’habitude dans un protocole ou les figurants sont luxueusement récompensés par des parachutages à de hauts postes de responsabilité syndicale et de gestion managériale et politique, en échange de contrats de soumission convergents vers la conquête de grands privilèges pour eux, ce qui fait mal à l’économie nationale, aux travailleurs et au pays, tous meurtris, à jamais.

Quel dégoût de voir les pratiques irresponsables de ce syndicat usant de réflexes d’une autre époque et qui ne cesse dans ses indescriptibles activités de violer les lois de la République !  Et quel aveuglement routinier des pouvoirs visibles et obscurs qui utilisent ainsi le droit au détriment des intérêts suprêmes des travailleurs !

Tandis que les accords de toute tripartite ou bipartite sont un moyen de stabilité sociale dans les entreprises normales ou il ;s viennent pour conforter la nécessité d’asseoir une harmonie sociale et d’éliminer graduellement les disparités indiscutables entre une entreprise et une autre au sein d’un même secteur d’activité, sous notre ciel, c’est le contraire qui se produit, on agit pour faire assoir graduellement des disparités indiscutables entre les travailleurs et les syndicalistes, et entre une entreprise et une autre d’un même secteur d’activité.

L’appel urgent lancé en continu par les travailleurs bâillonnés, opprimés et privés du droit d’être bien défendu, trouvera sûrement un jour écho auprès de qui de droit  pour sauver le peu qui reste de crédible à l’UGTA, car la représentativité des  travailleurs passée entre les mains de l’affairisme syndical, est devenue otage de syndicalistes indéboulonnables, parmi eux des gens en retraite, qui continuent de militer dans l’agitation  destructive. La passivité inexpliquée de l’UGTA face aux récents conflits collectifs de travail dans le pays et les récentes grèves déclenchées dans différents secteurs d’activités en font foi.

Qui parmi les opprimés ouvriers n’espère pas voir la force de loi agir fermement, pour faire stopper le désastreux péril du droit syndical et ce, en décrétant effectivement l’application du pluralisme syndical pour le triomphe de la justice sociale dans le pays ?

Pour plus d’éclaircissement, la revue des faits syndicaux suivants montre le désastre existant concernant l’injuste représentativité des travailleurs :

1)       Il est constaté que depuis le déroulement du 11éme faux congrès national de l’UGTA tenu le 8 mars 2008, pour le dégagement d’une nouvelle CEN (285 membres)  et d’un nouveau Secrétariat National (13 membres), pour un mandat statutaire de 5 ans, la soit disant instance CEN, ne s’est pas encore réunit depuis son dégagement ! Une négligence organique grave sans précédent dans le monde syndical ! L’exercice du mandat en question vient d’expirer le 8 mars 2013, et la Commission pour la préparation du congrès national de renouvellement de l’UGTA n’a pas encore était constituée !!!

2)      La légalité dit que les instances et structures nationales de l’UGTA sont le Congrès National et la commission exécutive nationale, CEN.  Cette dernière, instance suprême de l’UGTA dans l’intervalle de deux (2) congrès, devait se réunir tous les six (6) mois en session ordinaire, elle peut aussi se réunir en session extraordinaire pour toute situation urgence à la demande des 2/3 de ses membres, de son Secrétariat National ou du Secrétaire Général de l’UGTA. Pourtant ;l ;adite CEN ne s’est jamais réunie depuis son élection en mars 2008 !!!

Pis, il est scandaleux que le secrétariat national de l’UGTA continue d’agir illégalement en tant qu’une petite CEN parallèle à celle dégagée par le congrès et ce, en l’absence d’une vie organique saine à l’UGTA, alors que vis-à-vis des dispositions réglementaires, ledit Secrétariat est uniquement une instance exécutive de gestion de la CEN.

3)      La légalité dit que le Secrétariat national est responsable devant la CEN, active, coordonne, oriente et contrôle toutes les activités des instances et structures valides de l’UGTA (s’il y en a une ?) en plus, le Secrétariat gère la gestion financière de l’organisation dans le respect des lois en vigueur (Les lois n° 90-11 & n° 90-14, les Statuts et Règlement intérieur, Plan Comptable National). Dans tout ça, où est l’application correcte du droit au sein de l’UGTA vis-à-vis à ce qui se fait sur terrain ?

4)      Le sois disant 11éme congrès national a amendé un nouveau statut fondamental avec de nouvelles dispositions introduites, mais l’hilarant et l’incroyable, l’UGTA continue de fonctionner à ce jour avec l’ex règlement intérieur issu du 10éme congrès de 2000, alors qu’il est exigé de sa soit disant nouvelle CEN de 2008, d’élaborer un nouveau règlement intérieur, qui n’a jamais vu le jour ? Quelle inextricable confusion organique syndicale dans le non droit ! Comment renouvelle la Centrale syndicale des une instances syndicales

Sur cette dernière, on peut dire sans crainte à qui veut bien entendre que, l’UGTA représente les travailleurs algériens par l’usurpation de qualité dans le faux.

5)      Selon les modalités d’exercice du droit syndical (loi n° 90-14) il est dit que :   

a) les membres d’une organisation syndicale ont les droits et les obligations fixés par la législation en vigueur et les statuts de la dite organisation syndicale,

b) tout membre d’une organisation syndicale a le droit de participer à la direction et à l’administration de l’organisation dans le cadre de ses statuts, de son règlement intérieur et de la présente loi,

c) Les organes de direction de l’organisation syndicale sont élus et renouvelés selon les principes démocratiques et conformément aux statuts et règlements qui les régissent

 

Est-ce l’UGTA actuelle représente légalement les travailleurs algériens ?  La réponse est un NON ferme sans appel destiné aux pouvoirs publics, au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, à l’OIT et au BIT s’ils veulent bien nous entendre.

Il est donc prouvé que l’UGTA viole les lois de la République avec la bénédiction de hauts responsables des pouvoirs publics. Si la législation en la matière venait à être appliquée correctement pour l’UGTA, cette affirmation en serait largement confortée. On défie quiconque de prouver le contraire de ce qui est avancé sur le viol des lois par l’UGTA, l’éternelle hors la loi.

Est-ce admissible que l’UGTA actuellement, valide ses comptes de fin d’exercice et budgets annuels, notamment pour les exercices s’étalant de 2008 à 2013 (durant toute la période valide du mandat syndical statutaire -5 ans), avec une CEN fictive et inactive ?,  alors que la dite CEN  possède neuf (9) tâches organiques essentielles en plus de celle d’élire réglementairement chaque année parmi ses membres une commission de Contrôle Finances, aucun bilan financier syndical de l’UGTA n’est valide selon la loi !

Pourtant il est bien dit que la gestion financière de l’UGTA obéit aux lois en vigueur, de même il est dit que tout adhérent qui n’aura pas satisfait à ses obligations statutaires et réglementaires, peut faire l’objet de sanction allant jusqu’à son exclusion des rangs de l’UGTA.  Donc au vu de ces graves actes commis au sein de l’UGTA, logiquement toute sa CEN est à suspendre, à sanctionner et à dissoudre par le ministre du Travail !

Sachant que la légalité dit qu’avec ses quinze (15) larges prérogatives  organiques, le Secrétaire Général de l’UGTA est responsable sur l’application des statuts et règlement intérieur, il peut prendre des mesures de suspension envers tout syndicaliste fauteur jusqu’à comparution devant un conseil de discipline, un vieux dicton de chez nous dit : Essaki yabda binaffsou. Donc, d’abord, suspendez-vous Mr Sidi Said S/G de l’UGTA !

Sur le terrain syndical tout le monde connaît les innombrables dramatiques conflits qui minent les instances UGTA, dont certains traînent encore auprès de la justice depuis des années, relatés à leur temps par la presse nationale, une honte à l’infini.

L’antagonisme au sein de l’UGTA perdure autour de la course  vers la conquête  d’un maximum de privilèges accordés aux fonctions de gestion dans la responsabilité syndicale. Plusieurs instances sont invalides depuis des années, à commencer par l’union de Wilaya de BISKRA, BECHAR, CONSTANTINE, DJELFA, EL BAYED,  OUARGLA, SOUK AHRAS, TLEMCEN, SETIF, ILLIZI, SIDI BELABES, TAMENRASSET, etc., mais l’énigme finale : Avec quelle base syndicale l’UGTA a fait son 11éme faux Congrès National alors que la majorité de ses instances horizontales et verticales étaient invalides, dont certaines furent renouvelées après ledit congrès !

Ce qui porte à dire maintenant, qu’au sein de l’Etat, de hautes autorités veillent à ce que la loi ne soit pas appliquée avec rigueur pour l’actuelle UGTA, syndicat reconnu officiellement par le pouvoir comme étant l’unique partenaire social représentatif.  Une démarche injuste et suicidaire pour tous, les auteurs et les acteurs de ce drame à la fois.

L’inquiétude persiste toujours sur le qui peut encore sauver le droit à l’exercice syndical des mains de cruels opportunistes, pour qui les intérêts des travailleurs n’ont jamais fait partie de leurs préoccupations, ils sont prêts à tout faire (…), pour défendre leurs propres intérêts dans « La piraterie syndicale ».

Messieurs les dirigeants du BIT et de l’OIT, prenez acte de ce grave fait dont sont victimes des milliers de travailleurs opprimés dont leur droit au libre exercice syndical se trouve otage de l’UGTA depuis des lustres !

 

M . Lefhel

 


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