DzActiviste.info Publié le dim 3 Nov 2013

Qui se plaindra si le prochain président algérien sera Yasmina Khadra ?

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Notes perso :

je n’ai absolument rien contre notre surprenant futur candidat aux présidentielles Mr Yasmina Khadra, accessoirement « gérant » du centre culturel algérien de Paris SVP mais largement plus connu sous son autre étiquette plus honorifique à mes yeux: Ecrivain et de renom de surcroit,

justement, c’est à cause de cette définition que je viens de faire de lui qui me pousse à consacrer ce billet satirique, mais pas méchant pour autant, avant d’etre un opportuniste politique, Mr Mohamed Mousselhoul est avant tout un Homme de lettres, et rien que pour cela, il mérite largement notre respect à tous, quand au centre culturel parisien alias « ragda wa tmanji », ma foi, j’ai pas envie d’en parler aujourd’hui, qu’allah nous prete vie, j’aurai sans doute l’occasion de reparler de cet ecrivain atypique ami de notre président Bouteflika ( ben quoi, c’est faux ça ? et bien je le retire alors !! )

j’ai déjà consacré deux billets je crois il y’a quelques années de cela Sur Yasmina khadra

treve de bavardage, je reproche quand meme à Khadra le fait de prendre les Algériens pour des imbéciles, d’une il n’y a pas d’élections présidentiellesen Algérie, mais seulement des jeux casino digne de la principauté de Monaco et de deux, s’il était patriote, il devrait d’abord tenter de sensibiliser ses concitoyens à …lire et d’abord……… ses propre livres et d’autres pour la meme occasion

parce que le salon du livre d’alger qui se déroule en ce moment est devenu plus une papeterie pour écoliers qu’un vrai lieu de culture et d’échanges intellectuels ,

il aurait mieux fait de s’abstenir de se vanter d’etre l’Algérien le plus lu ou connu je ne sais plus !

s’il avait cette approche, je voterai volontiers pour sa candidature, contra ala Biyouna et tous les autres na !!

Il a créé hier la surprise au forum de “Liberté” Yasmina Khadra : “Je suis candidat à la présidentielle” Par : M

ohamed-Chérif LACHICHI

D’après l’écrivain algérien, cette collusion annoncée de la politique avec la littérature promet de nombreuses péripéties. Et de citer notamment Flaubert qui disait que “tout ce que nous inventons est vrai”…

En marge du Salon international du livre d’Alger, le forum de Liberté a eu le privilège de recevoir, hier, l’auteur algérien le plus lu au monde, en l’occurrence Mohamed Moulessehoul, alias Yasmina Khadra. Invité à aborder sa conférence sur “la place du talent algérien dans le monde”, l’auteur a d’emblée prévenu son auditoire qu’il ne s’agissait là que d’un “piège” car, selon lui, “le talent commence toujours sur son propre territoire…” Et ce n’est pas fini ! L’ancien officier de l’ANP tendra même une “embuscade” à l’assistance en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle.

“Et ce, dès 2014, si je suis prêt !” a-t-il précisé. Il pense même avoir, pour cela, le profil idéal. “J’ai été élevé par l’École des Cadets et formaté par l’amour indéfectible de l’Algérie. J’ai été également le concepteur du plan de la lutte antiterroriste dans l’Oranie. Aucun homme ne peut m’imposer quoi que ce soit.

J’ai écrit Morituri sous les drapeaux. Loin des salons, moi, j’en ai vu des gens mourir…” Il faut dire que cette déclaration que personne n’attendait en aura surpris plus d’un. Le romancier aurait-il confondu la fiction avec la réalité ? S’agit-il d’un effet d’annonce pour un thriller politique à venir ? Ou d’une candidature iconoclaste à la manière du défunt humoriste français Coluche ? Invité à donner davantage de détails sur ses motivations politiques, l’auteur de L’Attentat s’estime “sérieusement” en mesure de convoiter la magistrature suprême pour la simple raison que, selon lui, les dirigeants actuels n’ont pas plus de mérite et d’amour du pays que lui.

“S’ils ont mieux défendu l’Algérie, qu’ils nous le disent. Et s’ils se croient seuls, qu’ils sachent que nous sommes là !” Et s’il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’écho médiatique que ne manquera pas de susciter cette candidature, il est à attendre de nombreux ralliements, notamment dans les rangs des anciens cadets de la Révolution, qui sont dans l’Armée, faut-il noter, une véritable légion.

D’ailleurs, plusieurs d’entre eux étaient présents dans la salle pour acclamer l’un des leurs. Il estime incarner, ainsi, l’idée que “ce pays n’est pas un dépotoir et qu’il ne produit pas que des ordures”. Il considère avoir donné, grâce à son œuvre, une plus grande visibilité à l’Algérie à travers le monde. “Je crois que la vocation d’un être humain est d’être utile aux autres. C’est une nécessité vitale ! J’ai beaucoup d’admiration pour Médecins sans frontières qui viennent partager au bout du monde la misère oubliée par Dieu et par les hommes.”

Pour bien montrer qu’il n’est pas un “carriériste”, l’enfant de Kénadsa révélera que des généraux d’aujourd’hui étaient hier ses subalternes. Idem sur le plan financier : il ne court pas après l’argent. “La subvention entière du Centre culturel algérien (CCA) de Paris ne correspond même pas à mes droits d’auteur.

Mon salaire représente à peine la correction d’un scénario.” Victime en Algérie de l’occultation de son talent, Yasmina Khadra réussira, en quelques mots seulement, à démystifier tout ce qu’on a pu distiller sur son compte de malsain, et ce, depuis son “intrusion” dans les cercles littéraires. De toute manière, qu’on le veuille ou non, Yasmina Khadra a, incontestablement, beaucoup de talent. Et cela, personne ne le conteste, à moins, bien sûr, de ne pas avoir assez de goût, ou encore d’être de mauvaise foi : “Je ne suis pas accablé par les critiques négatives, mais par le mensonge. Quand on lit un livre, soit on va vers le génie, soit vers l’imperfection.”

Pour lui, la méchanceté ou la malveillance consiste surtout à chercher dans un texte “la coquille”. Il dit, ainsi, ne pas refuser la critique esthétique, mais il trouve, néanmoins, la presse algérienne quelque peu “dyslexique”. “J’ai du chagrin pour celui qui ne sait pas s’émerveiller. Celui qui ne sait pas rêver est un drame itinérant. Il faut savoir être heureux dans la vie. Certains journalistes sont frappés par un strabisme irréversible.” “Dans mon prochain roman, chacun en prendra pour son grade”, promet-il, un brin menaçant. Et de rappeler que Sainte-Beuve a longtemps détesté Madame Bovary. “Personnellement, je n’ai jamais pu accéder à la grandeur de cet écrivain qu’était Joyce.” Il considère, cela dit, que la majorité des journalistes le respectent… “Je dois avoir, tout au plus, 5 détracteurs sur 7 millions de lecteurs. C’est une minorité qui ne mesurera jamais la guerre qui m’est faite actuellement en France. C’est le lectorat et surtout le lectorat algérien qui me sauve.”

voir son interview a librté

Chawki Amari El Watan 04/11/2013

Moi, Yasmina, Président(E)

Ali Benflis, Soufiane Djilali, Ahmed Benbitour, il manquait une femme et quelques hirondelles d’El Mouradia pour assurer un peu de parité dans un monde à moustaches. Heureusement, Yasmina Khadra vient d’annoncer sa candidature à la présidentielle. Sauf que pour les connaisseurs, ce n’est pas une femme mais un homme, et pas n’importe lequel puisque c’est le directeur du Centre culturel algérien à Paris, un genre d’émigré d’Etat. Mais pour ceux qui connaissent la littérature, ce n’est pas qu’un directeur de maison de jeunes, c’est surtout l’écrivain algérien le plus lu et le plus traduit au monde.

Alors, un président écrivain ? Pourquoi pas, dans l’Olympe des infortunes, à l’image du président écrivain tchèque Vaclav Havel, mais qui, à l’inverse de Khadra, a fait de la prison pour son opposition. Bonne idée quand même, Yasmina Khadra Président (et Mohamed Moulessehoul vice-Président), ça changerait des présidents qui n’ont pas été à l’école ou des présidents militaires, le jour devant des choses à la nuit. Sauf que, là aussi, Yasmina Khadra a une autre casquette, il est officier de l’ANP et les Algériens risquent de ne pas apprécier, après la dépréciation du dinar, d’avoir été gouvernés par des colonels (Boumediène et Chadli) et un général (Zeroual) pour finir par un commandant.

Alors, à quoi rêvent les loups mégalos ? Yasmina Khadra a pour lui l’honnêteté, l’intelligence et le talent, mais cumule trop de fonctions : émigré, directeur de la culture, écrivain et militaire. Surtout, les Algériens n’aiment pas trop les intellos, préférant les hommes à poigne comme Llob, qui tire avant d’écrire. Posture et imposture des mots ? Yasmina Khadra nous apprend qu’il a été «le concepteur du plan de lutte antiterroriste dans l’Oranie». Tout va bien alors, les anges peuvent ne pas mourir de nos blessures. Reste l’élection. Yasmina Khadra a 7 millions de lecteurs. Mais combien d’électeurs ?


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