DzActiviste.info Publié le mar 20 Mai 2014

Qui sommes nous en Algérie ? (source LeMatin DZ)

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Qui sommes nous en Algérie ? (source LeMatin DZ)

Citoyens, résidents permanents ou apatrides !

Un peuple qui par sa volonté, ses faiblesses et sa résignation perd son droit à la liberté prend désormais le statut d'apatride. Il survie grâce à son droit de sang et perd son droit de sol, du sous-sol et les écritures de son histoire. (Brahim Gater) La citoyenneté s’acquit par le droit de sang et de sol, s’arrache avec force patriotique et de conviction, fait partie de l’ordre des mérites et demeure un privilège cérémonial des honneurs de la cour. La citoyenneté est cet attachement ombilical avec la terre et la raison d'être. La citoyenneté est la fierté d’un peuple uni autour des valeurs humaines. La citoyenneté est l’armature de la nation qui offre à son peuple tous les instruments et les assurances afin de pouvoir vivre dans la dignité, le respect et la paix. La citoyenneté est ce passeport qui immortalise et protège son sujet au-delà de ses frontières ou qui le caractérise et le catalogue au rang inférieur et ce, à l’image et à la déchéance immorale de ses gouverneurs. La citoyenneté n’est pas un titre académique, mais une manifestation d’une identité commune, elle s'exerce avec l’ensemble de ses droits et de ses devoirs. La citoyenneté est la colonne vertébrale autour de laquelle gravite et se construit l’ensemble des repères d’un peuple avec ses valeurs morales et culturelles ainsi que ses richesses intellectuelles. La citoyenneté est l’allaitement patriotique d’un peuple qui lui offre force et amour pour construire un État-nation et pour édifier un nationalisme qui combat les comportements néfastes de l'égocentrisme, du machisme et de l’aventurisme politique et protège la diversité et les valeurs démocratiques. La citoyenneté est ce triangle amoureux entre une personne, sa terre maternelle ou celle qui l’adopte et son histoire. La citoyenneté est ce dénominateur commun que partagent les enfants de la patrie pour la vie de la patrie. La restauration des valeurs citoyennes abimées par l'ignorance en mode de gouvernance et l’aventurisme politique trouve refuge et sacralisation autour de la citoyenneté. La définition de la citoyenneté La citoyenneté s'exerce principalement par le droit de vote, C’est à ce moment que le citoyen apporte sa contribution majeure à la société. En votant et que sa voix soit respectée, mais aussi en faisant acte de candidature à une élection, il fait valoir son point de vue, change ou confirme les gouvernants, ou encore (dans le cadre du référendum) décide des grandes orientations de la politique nationale. En dehors des élections, les citoyens peuvent également, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans la société. Par exemple, ils peuvent adhérer à une association, un syndicat libre ou un parti politique, ainsi, tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent, de venir en aide aux autres ou d’influencer la politique nationale. Le droit de vote pour des élections véritables et propres, la liberté de création d’association citoyenne et de parti politique et finalement la liberté d'exercice du droit syndical sont et demeurent les conditions principales qui définissent l'existence d’une citoyenneté. La citoyenneté se définit aussi par des valeurs communes. On peut citer les trois principales : La civilité : Une altitude de reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société. Le civisme : La loi au-dessus de tous et aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. L’ensemble doit agir pour que l'intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers. La solidarité : consiste à venir en aide au plus démunis par des politiques publiques et sous la bannière du partage des richesses d’une manière transparente, juste est équitable. La citoyenneté et la révolution algérienne Une révolution populaire est une réaction de légitime de défense pour que l’insurrection retrouve sa dignité et sa souveraineté. Elle forge le corps de sa citoyenneté et engage l’édification d’un État-nation sur les valeurs démocratiques. A – Congrès de la Soummam Extraits : «L'Armée de Libération Nationale se bat pour une cause juste, groupe des patriotes, des volontaires, des combattants décidés à lutter avec abnégation jusqu'à la délivrance de la patrie martyre.» "Elle bénéficie pleinement de l'amour du peuple algérien, de son soutien enthousiaste, de sa solidarité agissante, morale et matérielle, totale et indéfectible." "Elle a permis au peuple algérien une nouvelle prise de conscience de sa dignité nationale." "Le bannissement du pouvoir personnel et l'instauration du principe de la direction collective composée d'hommes propres, honnêtes, imperméables à la corruption, courageux, insensibles au danger, à la prison ou à la peur de la mort." "C'est en fin la lutte pour la renaissance d'un Etat Algérien sous la forme d'une république démocratique et sociale et non la restauration d'une monarchie ou d'une théocratie révolue." B – Congrès de Tripoli, juin 1962 Extraits : "….la nation algérienne a renoué avec ses traditions de lutte et mené à son terme l’effort inlassable et longtemps contrarié en vue de réaliser I'indépendance et la souveraineté nationale". "….Le combat n’est pas pour autant achevé. Il est appelé, au contraire, A se poursuivie afin d’étendre et de consolider les conquêtes de la lutte armée par I'édification révolutionnaire de l’état et de la société." "…La souveraineté a été reconquise mais tout reste A faire pour donner un contenu à la libération nationale". "..L’esprit démocratique ne doit pas être spéculation purement théorique. Il doit se concrétiser dans des institutions étatiques bien définies et dans tous les secteurs de la vie sociale du pays. "Le sens de la responsabilité. Emanation de la plus fidèle de l’esprit démocratique, doit se partout au principe d’autorité d ‘essence féodale et de caractère paternaliste". "….Le sort de l’individu étant lié à ce celui de la société tout entière, la démocratie, pour nous, ne doit pas être seulement l’épanouissement des libertés individuelles, elle est surtout l’expression collective de la responsabilité populaire". "….La prise du pouvoir en Algérie exige qu’elle se fasse dans la clarté." Important : A noter que la terminologie relative à la citoyenneté n'était évoqué dans aucune plate-forme et dans aucun discours politique prérévolutionnaire. C – Scrutin d'autodétermination du 1er juillet 1962 – Accession à la citoyenneté Le peuple d’Algérie exprime pour la première fois sa volonté de vivre libre et souverain et pose pour la première fois de son histoire un geste qui définit son statut de citoyen à part entière. Par son courage, sa volonté, sa conviction, ses sacrifices et le respect de sa voix par l’administration coloniale, l’Algerien gagne son statut de citoyen le 1er juillet 1962. – Perte de citoyenneté. * L’invasion barbare du 15 septembre 1962 Le 15 septembre 1962, Ben Bella débarque à Alger et se fait désigner président de la république. Élimine ses adversaires et installe un pouvoir sans partage. Le peuple perd sa citoyenneté. * Le coup d’état du 19 juin 1965 Le 19 juin 1965, Houari Boumediene récupère le pouvoir par un coup d’État et emprisonne la citoyenneté avec la démocratie et assigne à résidence les libertés fondamentales. * L’article 120 et l’amateurisme politique Depuis le débarquement du 15 septembre 1962 au 17 avril 2014 avec ce 4e mandat du Raïs en passant par la constitution du 10 septembre 1963 suspendue en 1965, la charte nationale du 27 juin 1967 et sa constitution du 19 novembre 1976 abrogée par sa sœur jumelle de 1989 qui fut débaptiser à son tour par celle de 1996. Novembre 2008 Bouteflika révise la constitution en vigueur pour s’offrir une présidence à vie et pour toute la vie. Le peuple d'Algérie dans sa majorité écrasante ignore le contenu et le contenant de ces documents qui jaunissent et qui font le bonheur des archives et des chercheurs en science sociales, ne comprend pas ce tressaillement constitutionnelle conjoncturel et exclusif aux couleurs et aux émotions de ceux qui aiment jouir du pouvoir totalitaire sur le compte du droit fondamentale d’un peuple qui souffre de l’humiliation et qui vit dans une citoyenneté en crise perpétuelle. La fraude électorale entache l’ensemble des élections de l'Algérie indépendante et s’utilise comme outil de prise de pouvoir, la corruption comme une politique de gouvernance et l’absence totale de tous les valeurs liées à l'existence de la citoyenneté placent le peuple de l'Algérie dans un statut ambigu et aléatoire. Durabilité de la citoyenneté algérienne est de 76 jours calendaires. Présentement, la population algérienne née après la confiscation de notre citoyenneté par Ben Bella est qui n’a jamais eu la chance de vivre temporairement ce statut de liberté est de 80 %. Ceux qui sont nés avant cette date fatidique de notre histoire doivent s'enorgueillir d’avoir la chance de détenir ce titre temporaire. Dans la perspective de ce carré sémiotique de notre histoire politique post-indépendance, la citoyenneté est réduite à l’état squelettique et sans fondements. Le peuple oscille entre un semblant de citoyenneté pour donner légitimité à l’international aux fossoyeurs et de résidence permanente pour admettre que le pouvoir n’est pas des prérogatives du peuple de l'Algérie et que la démocratie est un sujet tabou et étranger aux commandes des affaires générales du pays. Dans la logique de cette progression vers un état d’aberration et d’ignorance par ceux qui s’offrent le plaisir et le désir d'être des donneurs d’ordre pour accomplir le devoir du désordre au service de l’autre et des autres, le peuple possède tous les statuts en guise des circonstances, des conjonctures, des intérêts, des tempéraments, de l'humour et de l’humeur, des attentes, des signes astrologiques, Numériques et physiologiques, de l’état de santé, du prix du gays et du pétrole et du geste de bienfaisance de celui qui possède le pouvoir d’emprisonner, de torturer et de tuer sans être jugé par la loi et le peuple.

Réponse d'un internaute censé dont l'identifiant est Kaby_lee :

Qui sommes-nous ? C'est une question piège ! Nous sommes avant tout Algériens. Moi, je sais qui je suis. J'ai appris le Français à l'école Algérienne. C'est que, je n'étais pas Français. J'ai appris l'Anglais à l'école Algérienne, c'est que je n'étais pas Anglais. Et, j'ai appris l'Arabe à l'école Algérienne, donc, je n'étais pas Arabe. La seule langue que je parles et que je n'ai pas apprise à l'école, c'est le Kabyle que j'ai trouvé dans mon foyer, chez mes parents, dans ce pays qui s'appelle l'Algérie. Cette langue vient de mes ancêtres et de nos racines millénaires et toute autre langue parlée dans ce pays est pour moi une langue étrangère, y compris la langue Arabe. Je n'ai rien contre les langues, au contraire, c'est une richesse de maîtriser d'autres langues, mais ma langue maternelle prime dans mon identité, ma culture et ma personnalité. Pour combattre un ennemi, il faut connaître sa langue, telle était la maxime qu'ont utilisé nos valeureux martyrs qui ont libéré le pays du joug colonial et non pas, comme on nous le claironne aujourd'hui, avec des versets de Coran qu'on a vaincu le colonialisme Français. Au contraire, les occupants Français de l'époque utilisaient la pratique religieuse comme un opium pour asservir et spolier notre peuple… à l'image de ce qui se passe aujourd'hui avec ce pouvoir illégitime. Enfin, si l'Algérien était Arabe, pourquoi cette politique d'Arabisation à outrance qui pèse lourdement dans le budget de l'Etat. On arabise pas un Arabe, Ya Fakhamatou, donc quand vous arabisez l'Algérien, c'est que vous reconnaissez qu'il n'est pas Arabe. Reste à savoir si les arabisants vont saisir !


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