DzActiviste.info Publié le lun 28 Oct 2013

Qu’importe sa religion, le petit Ghadi ira au Paradis

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Khouloud Sukkarieh et son fils Ghadi, le premier enfant libanais enregistré à l’état civil sans mention d’une appartenance religieuse. Photo tirée du compte Twitter de Khouloud Sukkarieh.

Notes perso

la première fois que j’avais entendu cette histoire, c’etait lors d’un voyage en Turquie autour d’une discussion qui s’est focalisée sur la Grèce non laique contrairement à la Turquie ou seule avec la FRANCE SVP est officiellement UN ETAT ENTIEREMENT LAIC malgré un gouvernement élu islamiste

la question tournait autour de la carte d’identité en Grèce, il faut ( toujours je crois ) s’identifier par rapport à sa religion sur les documents administratifs officiels comme le passeport et cartes d’identité,

imaginez un peu sur la case religion de votre carte d’identité il est écrit Musulman, Juif ou Chrétien, dans plusieurs pays, l’intitulé doit etre aussi varié qu’amusant, en revanche pour d’autres, ça doit etre difficile à gerer je suppose

comme justement au Liban d’ou je viens d’avoir cette information originale, entre alaouites,chiites, druzes, bahais,coptes,et j’en oublie certainement bien d’autres, la carte d’identité Grécque ou Libanaise doit etre bien « fleurie » et le préposé aux verifications d’identité doit bien se marer sous son comptoir, du moins, c’est le pire mal qu’on leur souhaite

s’afficher comme alaouite au Liban aujourd’hui, doit etre bien risqué à cause de la guerre en Syrie, et sans arriver aux guerres déclarées, ça doit pas etre marrant marrant d’etre chiite en arabie saoudite, des fois c’est carrément le diable en personne,

ah, j’oublie l’Algérie, vous vous imaginez avec un Juif écrit sur votre carte, ma parole ça doit etre la panique à chaque carrefour !

tout ça pour dire que le Liban a peut etre raison de vouloir changer sa façon d’identifier ses citoyens, mais je n’en sais rien, peut etre que c’est une bonne chose aprés tout, plus aucune « valeur » n’est meilleure qu’une autre.

Interview Tout le peuple libanais est dans l’erreur, l’exemple de Ghadi est à suivre, martèle Nidal Darwiche.

Et voici le premier nouveau-né libanais officiellement sans appartenance religieuse…

Leur mariage civil, le premier entre deux Libanais au Liban, avait fait l’effet d’une bombe et bousculé les traditions libanaises. Un an après leur union, qui a été enregistrée par le ministère de l’Intérieur en avril dernier, Nidal Darwiche et Khouloud Sukkarieh reviennent sur le devant de la scène en publiant sur les réseaux sociaux une photo du registre d’état civil de leur bébé, Ghadi, qui se trouve être le premier nouveau-né libanais sans appartenance religieuse. Sur son registre d’état civil, cette mention est en effet rayée.

Interrogé par Lorientlejour.com, Nidal Darwiche revient sur le combat du couple contre le système confessionnel au Liban.

Pourquoi était-il important pour vous de ne pas indiquer l’appartenance religieuse de votre enfant à l’état civil ?

En fait, l’inscription de Ghadi sans appartenance religieuse au registre d’état civil était acquise vu que sa mère et moi avions rayé la mention de notre appartenance religieuse sur les registres officiels afin de contracter un mariage civil.

Avez-vous rencontré des difficultés dans votre démarche pour inscrire Ghadi sans mention d’appartenance religieuse au registre d’état civil ?

La formalité a été d’une grande simplicité. Nous nous sommes adressés au même bureau d’état civil qui a enregistré notre mariage. Autant l’enregistrement de notre mariage s’était révélé être un long parcours semé d’embûches, autant l’enregistrement de notre fils était facile et rapide. Les fonctionnaires savent désormais que tout ce que nous faisons est légal.

De même, nous n’avons fait face à aucun reproche de la part de représentants de l’administration ou de membres de nos familles dans cette démarche. Mais il faut toujours davantage éduquer les fonctionnaires qui ignorent souvent la teneur d’une loi.

Pensez-vous que la vie de votre enfant risque d’être compliquée au Liban, en l’absence de mention de son appartenance religieuse sur l’état civil ?

Au contraire, Ghadi est ainsi libéré de toutes les contraintes religieuses. A mon avis, tout le peuple libanais est dans l’erreur et le cas de Ghadi est à prendre en exemple. Il n’aura aucun problème dans ses formalités futures, vu que tout a été fait dans le respect des lois. Nous sommes en guerre contre un système en décomposition. Rien dans la loi n’interdit à Ghadi de mener une vie normale. Un Libanais est Libanais quelle que soit son appartenance religieuse.

Pensez-vous que votre mariage civil a commencé à faire bouger les choses au Liban en ce qui concerne le confessionnalisme qui régit la société ? Etes-vous satisfait du rythme où vont les choses ?

Nous sommes convaincus de notre bataille contre le système confessionnel. Nous avons réussi à nous marier civilement et à faire inscrire notre mariage au registre d’état civil. Nous avons à présent inscrit notre fils sans appartenance religieuse. Nous avançons pas à pas. Nous travaillons dans le cadre d’un groupe restreint, soutenu par la société civile. Mais les choses évoluent à un rythme très lent. Nous avons pris des risques, essuyé des critiques blessantes, mais nous faisons tout dans le cadre légal.

Preuve en est, plus de 10 mariages civils ont été contractés au Liban depuis le nôtre. Nous avons été combattus par les hommes de religion qui nous ont blâmés et exercé sur nous des pressions considérables, sans compter les menaces. Et nous n’avons reçu le soutien d’aucun responsable politique.

Mais nous continuerons d’aller de l’avant.

via l’orient le jour


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