DzActiviste.info Publié le dim 26 Jan 2014

Rassemblement pour Ghardaïa à la place du 1er-Mai

Partager

Quelques dizaines de personnes, «tous des Algériens» comme ils le soulignent haut et fort, ont bravé l’interdit de manifester à Alger, en se rassemblant, hier, à la place du 1er-Mai, suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux, pour que les violences cessent à Ghardaïa. Les citoyens présents sur place ont brandi des écriteaux où l’on pouvait lire : «Algérie algérienne, «Ghardaïa, non à la division», «Non à la violence, non à l’impunité, oui à la tolérance» ou «Diviser pour mieux régner». Dans la foule, étaient présents sur les lieux, des militants associatifs connus à l’exemple de Hakim Addad, ancien animateur de RAJ, Yacine Ziad, syndicaliste et militant des droits de l’Homme, Hadj Hamou, membre de la communauté mozabite, ou encore Sabrina Zouaoui, militante associative. D’une voix tonitruante, un intervenant dira : «Nous voulons la paix et les Algériens en ont assez de la division» avant d’ajouter que «les gens de Ghardaïa veulent la paix, nous sommes tous des musulmans. Il y a certains qui utilisent les mêmes méthodes que le colonialisme  pour diviser entre les mozabites et les chaâmbis». Pour Hakim Addad, l’action d’aujourd’hui «est la preuve symbolique de la mobilisation de citoyens actifs pour exprimer leurs revendications. Pour manifester contre le danger que véhicule la grave situation qui prévaut à Ghardaïa sur ses habitants et sur toute l’Algérie et également pour une intervention politique qui mettra fin à cette crise».  De son côté, Yacine Ziad fera remarquer que «le message de cette action s’adresse aux deux communautés, mozabite et chaâmbi, pour qu’elles réfléchissent sagement pour mettre fin à la situation, de déjouer les desseins de ceux qui veulent gonfler la crise. Elles doivent penser à l’avenir, et comme l’ont bien souligné les initiateurs de ce rassemblement, nous sommes tous des Algériens».  Pour El-Hadj Hamou, ce qui se déroule à Ghardaïa n’est qu’une «manipulation». A en croire ses déclarations, à l’origine de la crise « il y a eu la publication de la liste des bénéficiaires de logements qui a mal tourné à Chaâmba. Et pour détourner les gens de leurs problèmes sociaux, le pouvoir les a manipulés et dirigés vers les mozabites pour piller et brûler leurs magasins», a-t-il déclaré, en ajoutant que «nous n’avons pas de problèmes avec les chaâmbis et nous demandons aujourd’hui à ce que les ‘’baltaguis’’, protégés par les forces de police, soient présentés devant la justice». Pour sa part, Sabrina Zouaoui, l’une des initiatrices de la manifestation d’hier dira : «On est tous des Algériens, le message d’aujourd’hui est celui de la paix qui incite à la tolérance. Nous sommes présents aussi pour alerter les gens afin qu’ils ne cèdent pas devant les manipulations et la volonté d’affaiblir les forces de la société en les divisant». Le piquet observé à la place du 1er-Mai a duré une heure environ et les manifestants se sont dispersés dans le calme, sans que les forces antiémeute, positionnées pas loin du lieu de la manifestation, aient eu à intervenir. Un rassemblement qui s’est déroulé dans le calme devant des passants, dont certains se sont arrêtés pour lire les pancartes et s’enquérir de la situation. Cette fois-ci, l’appel sur le réseau social Facebook a fonctionné et a permis à des citoyens de se rassembler et d’exprimer leurs positions et de faire entendre leurs voix sur une crise qui ébranle le pays depuis près d’un mois.   


Écrit par Madjid Laribi Reporteurs


Nombre de lectures: 260 Views
Embed This