DzActiviste.info Publié le jeu 3 Jan 2013

Règlement de comptes à OK Kouri: Ouyahia OUT !

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Ahmed Ouyahia vient de démissionner de son poste de Secrétaire Général du RND.
Inamovible patron de cette formation popo-litique, sortie toute casquée du cerveau des barons du régime, Ouyahia en a été le principal propulseur. Ce RND, que les Algériens moquent en disant de lui qu’il est né avec des moustaches, est l’un des symboles de l’exécration politique que vouent les Algériens à ceux qui les oppriment.

  Lors des élections législatives de 1997, Ouyahia, Chef du Gouvernement à l’époque, comme il le fut à plusieurs reprises, fut l’artisan remarqué, et fier de l’être, de la plus grande fraude électorale jamais observée depuis l’indépendance, dans un pays où la fraude est pourtant un facteur systémique, et quasi incontournable.
Le résultat en fut que ce parti, tout à fait inconnu de presque tous les Algériens, devint la première force popo-litique du pays. Il rafla la mise législative. Du jour au lendemain.
  Ce bidule, pur produit du système qui lui a donné le jour, fut très vite rejoint par une majorité d’opportunistes, à l’affut de la bonne aubaine, qui squattaient des niches au FLN, depuis l’indépendance du pays. Ils furent vite rejoints par les opportunistes de la « 2ème » génération, eux aussi embusqués dans les plis du régime, fureteurs impénitents de toutes les poubelles popo-litiques.
  C’est ainsi que le FLN et le RND, devinrent le pôt-pourri de tous les pourris du pays, militants et dirigeants inclus. Et c’est ainsi que ces deux grands rassemblements de corrompus et d’opportunistes en tout genre se partagèrent, à peu près à part égales, toutes les farces, les façades institutionnelles du pays, les pervertissant à un degré à peine imaginable, pour qui ne connait pas le régime algérien. Au point où les charges électives de Maires, Députés et Sénateurs devinrent des brisées qui se négocient aux enchères publiques, presque sur la place publique, au vu et au su de tout le monde. Au point où on ne dit plus Député, mais députain, non pas Sénateur, mais Si Natour. (L’arracheur)
  Le moyen de désignation a ces charges devint la chkara brute de décoffrage. Le sac-poubelle noir, grand format, susceptible de contenir plus d’un milliard de centimes. Le SMIG électoral. La politique devint un gueuleton pour des gloutons, et une jungle où seuls les plus retors pouvaient s’imposer, ou se maintenir.
  C’est ainsi que rendus fous par les privilèges exorbitants que procurent les postes de responsabilité dans ces deux partis, dits nationalistes, c’est la guerre à outrance entre les uns et les autres, pour qui marchera sur la tête de l’autre. Gare à celui qui faiblit, ou qui est abandonné par ses protecteurs galonnés. Ce fut le cas de Ahmed Ouyahia. Il a été lâché par ses souteneurs. Il a été assez malin pour partir avant que les scandales qu’on lui agitait sous le nez lui pètent à la figure. Il savait qu’il n’avait aucun choix. Partir la queue entre les pattes, où se retrouver dans le popo.
  Il doit donc quitter définitivement ce parti qu’il a hissé au sommet de la monstruosité politique. C’est ainsi que les salauds se remercient les uns les autres. De la même manière que les charognards se manifestent leur sympathie réciproque, en s’arrachant la charogne de la gueule. A congénère, con et demi. 
Belkhadem sera-t-il le prochain sur la liste des départs ?
  De toutes façons, pour les Algériens, c’est du pareil kif kif. Au FLN, au RND, et dans tous les partis popo-litiques de la mangeoire, c’est El Ghoul Moussa , Moussa El Ghoul.
Et roule Ramoul !
DB


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