DzActiviste.info Publié le mar 18 Déc 2012

Réintégration de MEKLICHE: Allocution SESS-ENSA en date du 16 décembre 2012

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Allocution du bureau SESS ENSA El-Harrach lors de la rentrée solennelle du Collègue Mr. A. MEKLICHE (16 Déc. 2012)

Chers collègues

Le lundi 11 décembre 2012 est un jour de bonheur pour nous car après une année, notre collègue Arezki MEKLICHE sanctionné arbitrairement par la directrice est de retour parmi nous. Ce retour n’a été rendu possible que grâce à la mobilisation de ses collègues enseignants qui ont adhéré à l’appel du syndicat des enseignants du supérieur solidaires (SESS) depuis le début de l’affaire. Ce syndicat n’a ménagé aucun effort pour porter cette affaire du semoir devant la tutelle, la presse, la société civile et toute la communauté universitaire nationale.

La justice et le droit ont triomphé, notre collègue restera parmi nous jusqu’à son départ volontaire à la retraite. Nous avons gagné contre l’arbitraire de l’administration que grâce à notre mobilisation et la pression exercée à travers les AG, le piquet de grève, le sit-in etc.

Nous dénonçons encore une fois le silence complice de la tutelle qui pendant 11 mois à fait la sourde oreille à nos appels. Ce silence est intolérable car l’honneur et la dignité d’un collègue ont été bafoués.

Nous tenons à rappeler à tous les collègues qu’il est impératif de renforcer le SESS, car sans contre pouvoir, l’administration dirigée par des chefs d’établissement cooptés va soumettre tous les enseignants à l’arbitraire que ce soit au niveau de l’ENSA ou niveau des autres universités du pays. Il y en a plein d’exemples : l’affaire Rouaidjia, les collègues de Tiaret, Senia, Annaba, les affaires des collègues Haddadi de l’U. d’Alger, du CRASC d’Oran et dernièrement ceux de l’ENSV (ex ENV) d’El-Harrach.

Aujourd’hui, nous disons à ceux qui ont eu un comportement indigne, à la tutelle, à l’administration de l’ENSA que nous défendrons les adhérents en utilisant tous les moyens légaux même la grève (droit constitutionnel). Nous disons également à ceux qui nous ont traité de petit groupe, d’irresponsables, d’immatures que notre position a été la plus noble car nous n’abandonnons pas par principe un collègue enseignant victime d’injustice quelque soit la considération. Ce petit groupe a eu un courage et une lucidité exemplaire. Aucune menace et aucune intimidation ne l’a fait reculer. Les recours aux huissiers de justice dont a usé à volonté la directrice ne nous a pas fait peur, nous aurions aimé que cet argent public dépensé en frais de justice, soit utilisé pour récupérer les terres de l’INA ou servir à la pédagogie.

La manière dont à été gérée cette affaire du semoir démontre la faillite de l’université algérienne, les dégâts sont immenses. Il est temps de revenir à la gestion démocratique des universités conformément aux recommandations de l’Unesco et de revenir aux normes de gestion universellement reconnues pour éviter à notre université de sombrer dans le chaos. La nomination des chefs d’établissements de l’enseignement supérieur dont le seul but est d’assurer la paix sociale, de faire de l’université une mega crèche pour adultes au détriment de la qualité de la formation est un crime. Sinon, à titre d’exemple, comment expliquer leur silence devant les étudiants médiocres qui veulent être racheté avec huit de moyenne après une série infinie d’examens de rattrapage. Ces chefs d’établissements se mettent à plat ventre et adoptent un profil bas devant ce genre d’étudiant qui ferment les portes des universités ; quelle honte ! Ils sanctionnent même d’honorables enseignantes et enseignants qui s’opposent au bradage de la pédagogie.

Il temps de se mobiliser davantage pour la sauvegarde de l’université contre l’escalade de la médiocrité.

L’existence seule d’une université respectant les normes pédagogiques peut garantir le développement du pays dans tous les domaines scientifiques, socio-économiques, culturels etc.

Nous remercions enfin la presse nationale et les médias qui ont fait part un large écho de cette affaire du semoir sur leurs rubriques.

P/Bureau SESS ENSA
Saïd GOUCEM


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