DzActiviste.info Publié le lun 9 Sep 2013

rencontre littéraire de rentrée

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L’association Coup de soleil vous invite à sa 
rencontre littéraire de rentrée 
le lundi 16 septembre 2013, 
de 19h à 21h, à l’AGECA 
177 rue de Charonne, Paris 11ème (métro Alexandre Dumas)

Nous aurons le plaisir d’y recevoir trois amis, deux journalistes et un romancier, dont les ouvrages ont pour cadre les trois pays du Maghreb central : l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. Il s’agit de :

– Akram BELKAÏD « Retours en Algérie », (Carnets Nord, 2013)
– Samy GHORBAL « Orphelins de Bourguiba et héritiers du Prophète » (Cérès, 2012).
– René GUITTON «  L’entre-temps » (Calmann-Lévy, 2013)

La présentation des ouvrages par leurs auteurs sera suivie d’un débat, animé par Georges MORIN, président de Coup de soleil, puis d’une vente-dédicaces.
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Bulletin de réservation obligatoire à renvoyer à :
– NOM :
– Prénom :
– Tél. :
– Courriel :
– Merci de me réserver (nombre) …… places pour cette rencontre littéraire.
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Présentation des auteurs et de leurs ouvrages 
Akram BELKAÏD « Retours en Algérie ». En septembre 2012, Akram Belkaïd est reparti sur les traces de son histoire algérienne. Avec un groupe de lecteurs de La Vie, anciens appelés du contingent, pieds-noirs ou enfants de rapatriés, hommes et femmes de foi, il a sillonné le pays de son enfance, de Tlemcen à Oran, de Tibhirine à Alger, et réveillé les fantômes du passé. Un carnet de route émaillé de témoignages et écrit alors que l’Algérie fête le cinquantième anniversaire de son indépendance. Un cinquantenaire entre espoir en cette jeunesse pleine d’énergie et déception devant tout ce que la liberté n’a pas pu offrir. Un voyage aux émotions multiples : sourires devant le ballet des valises à Orly-Sud, joie devant l’hospitalité de ce peuple, douleur au monastère de Tibhirine, colère dans les rues dévastées d’Alger, perplexité devant l’autoroute « aux quinze milliards de dollars », où chacun retrouvera son histoire algérienne. Car, malgré tous les exils, nous n avons de nationalité que celle de notre enfance.

Akram Belkaïd est né en 1964 à Alger, de mère tunisienne et de père algérien. Journaliste et essayiste, il est rédacteur en chef d’Afrique-Méditerranée Business et écrit aussi pour Le Quotidien d’Oran, Le Monde diplomatique, Afrique magazine et Maghreb émergent. Il vit à Paris. Il est déjà l’auteur d’Être arabe aujourd’hui (Carnets Nord, 2011), mais aussi de La France vue par un blédard (Le Cygne, 2012), Un regard calme sur l’Algérie (Le Seuil, 2005) et À la rencontre du Maghreb (La Découverte / IMA, 2001).

Samy GHORBAL « Orphelins de Bourguiba et héritiers du Prophète ». L’article 1er de la Constitution de 1959 est la pierre angulaire de l’identité politique tunisienne. Mais que signifie-t-il réellement, et quelle est la portée de la notion d’islamité de l’Etat ? Quelle est l’histoire de cet article, « fruit de l’alchimie bourguibienne » et « colonne vertébrale de la Tunisie moderne » ? Pourquoi Bourguiba, chantre du progrès et de la rationalité, a-t’il à tout prix souhaité maintenir un ancrage religieux à son Etat ? Zine-el-Abidine Ben Ali, en instrumentalisant les thématiques de l’authenticité culturelle et de la religion, a-t-il dévoyé la modernité tunisienne et fait le lit de ceux qu’il voulait combattre, les islamistes d’Ennahda ? Et où se situe désormais la vraie ligne de démarcation entre les modernistes et les chantres de la pensée identitaire ? Habib Bourguiba est le protagoniste central de cet essai, commencé dix-huit mois avant la Révolution, qui est aussi une biographie intellectuelle du père de l’indépendance tunisienne…
Samy Ghorbal présentera également un livre collectif dont il a assuré la direction : « Le syndrome de Siliana ». Paru en juin 2013, ce livre est le résultat d’une enquête dans les couloirs de la mort des prisons tunisiennes, au cours de laquelle les quatre auteurs (Samy Ghorbal, Olfa Riahi, Héla Ammar et Hayet Ouertani) ont interrogé en face-à-face une quarantaine de condamnés à la peine capitale. Ses conclusions sont dérangeantes. Elles montrent que la justice tunisienne fonctionne comme une justice de classe et font apparaître des distorsions régionales flagrantes. Le livre met aussi en lumière un cas d’erreur judiciaire flagrante, celui de Maher Manaï, ex-condamné à mort, qui a déjà passé le tiers de sa vie derrière les barreaux et qui attend toujours une grâce ou la révision de son jugement… 
Journaliste et écrivain franco-tunisien, Samy Ghorbal vit entre Paris et Tunis. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il a publié Orphelins de Bourguiba & héritiers du Prophète en janvier 2012 et a dirigé la mission d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM) dans les prisons tunisiennes, en décembre de la même année. Samy Ghorbal a été journaliste à Jeune Afrique, entre 2000 et 2009. Il a également collaboré à l’hebdomadaire marocain Tel Quel et signe régulièrement des chroniques et des enquêtes pour les journaux en ligne tunisiens Businessnews et Leaders. Rentré en Tunisie après la Révolution, il a rejoint l’équipe de campagne d’Ahmed-Néjib Chebbi, le leader du PDP, et a participé à l’écriture du programme constitutionnel du parti pour les élections à l’Assemblée constituante d’octobre 2011. Son site officiel : www.lidee-rouge.com
René GUITTON « L’entre-temps ». Le petit Alex, né dans un camp d’internement perdu au fond du Maroc, est devenu un homme. Un homme plus vieux que ne l’a jamais été son père, marin, qui l’a façonné et fasciné. Il lui a appris les bateaux, les avions, la contemplation du rayon vert des couchers de soleil, l’ouverture aux autres, et la loyauté. C’est d’ailleurs par loyauté envers sa mère et son père qu’Alex revient en terre natale : depuis trop longtemps séparés, ses parents doivent être enfin réunis, en France. Et l’enfant devenu adulte se nourrit du souvenir de Rose, sa mère, jeune modiste italienne, sauvage et envoûtante, de ses grands-parents épris de liberté, de Yemna la juive, de Mina la musulmane, de sa tante d’Amérique, de ses cousins d’Afrique…
Dans ce roman sensible et fort, écrit avec pudeur et élégance, s’enchevêtrent les alliances perverses de la Seconde Guerre mondiale qui précipitent Rose en captivité. Malgré la tragédie du monde qui s’écroule, le bonheur d’être ensemble l’emporte sur la cruauté. Au fil d’un « tu » timide et délicat à la voix sobre et retenue, le fils s’adresse au père, dans une quête des origines visant à saisir enfin quelques parcelles du mystère de la filiation.
René Guitton est un auteur engagé, dont certains ouvrages ont été couronnés : Si nous nous taisons (Calmann-Lévy ; Prix Montyon de l’Académie française, prix Liberté et prix Lyautey de l’Académie des sciences) et Ces chrétiens qu’on assassine (Flammarion ; Prix des Droits de l’homme). En 2013, il est nommé chevalier de l’ordre des Arts et des lettres.
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